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03/08/2007

Estoy de vacaciones

Oui je parle espagnol couramment. Enfin disons que je sais commander à manger et à boire, et dire merci. Ca suffit amplement, vous en conviendrez.

Ce n'est pas un vrai post que vous êtes en train de lire, mais ça me fait plaisir quand même de l'écrire !

Tout d'abord je pars en vacances, je voulais donc vous prévenir que je ferme les commentaires... enfin, si j'y arrive, je n'ai encore jamais essayé et rien n'indique que j'y parvienne à coup sûr. Je vais donc tenter de garder mon calme et de ne pas bousiller mon PC en ce jour tant espéré de départ en congés.

Ensuite je voulais vous dire que la plateforme Mabulle est manifestement toute cassée, puisqu'on n'a plus accès aux blogs hébergés par elle. J'ai reçu un message de Caroline (pour l'instant le lien ne marche pas, si vous avez bien suivi) disant qu'elle partait aussi en vacances ; elle vous envoie plein de mercis et de baisers, et elle vous donne rendez-vous fin août, début septembre...

Quant à moi je compte sur ma migration temporaire vers le Sud (oui je vais en Espagne, à Toulouse tout le monde va en vacances en Espagne) pour retrouver un peu d'inspiration. C'est-à-dire que normalement, il va m'arriver des loufoqueries que j'aurai envie de vous raconter.

Si vous aussi vous avez la chance d'avoir des vacances, je vous les souhaite bonnes. A ceux qui n'en ont pas, courage, la prochaine fois ce sont les autres qui resteront pendant que vous chargerez vos bagages dons votre voiture avec un rire démoniaque de vengeance assouvie.

Je vous bise !

19/06/2007

Coup de mou

Mais alors un gros, gros coup de mou, voyez ?

Depuis quelques semaines je m'interroge beaucoup sur l'avenir de ce blog. C'est un sujet sur lequel je me suis toujours posé des questions, du reste ; mais disons qu'aujourd'hui, je me sens comme tarie.

Ecrire me manque beaucoup, mais pour l'heure je n'ai rien à dire. Comme il est bien sûr hors de question que je me force, je vais laisser courir un peu, et voir venir. A la fin de la semaine, je pars en congés jusqu'à début juillet, et au retour j'aviserai... si ça se trouve, j'aurai des tas de trucs à raconter. Ou pas. Je ne suis pas capable de dire mieux pour le moment...

Je m'en veux un peu de créer ce « suspense ». Mais je n'ai pas d'autre choix. Je n'arrive pas à décider tout à fait que c'est terminé, tant je tiens à ce qui s'est passé sur ces pages depuis plus d'un an ; mais je ne veux pas non plus prolonger artificiellement la tenue de ce blog, pour une autre raison que l'envie. C'est le seul moteur que je veux avoir dans la vie.

A bientôt...

21/05/2007

Dis-moi de quoi tu as peur...

... je ne te dirai pas forcément qui tu es, mais je crois que ce serait quand même très révélateur.

Partant de ce postulat irréfutable, et armée d'une furieuse envie de me bidonner en travaillant (ce qui pour moi, je vous le rappelle, est une sorte d'idéal totalement hors de portée), j'ai accepté d'écrire un deuxième bouquin pour mon cher éditeur. Il sortira le 13 juin et s'appelle... je vous laisse lire vous-même sur la photo, je le trouve très compliqué à écrire, ce titre.

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Comme vous le constatez il traite des phobies, sous un angle complètement fantaisiste, ça va de soi, étant donné que je ne pouvais guère prétendre avoir les compétences pour en parler sérieusement. Mais comme je suis une élève appliquée, je me suis documentée longuement (= une demi-journée à la bibliothèque. Ben quoi, je lis très vite !) pour ne pas raconter trop de fadaises, et normalement j'ai évité de tomber dans le grand n'importe quoi.

Si vous êtes en train de lire ceci, et que vous souffrez d'une (ou plusieurs, ça peut arriver) phobie(s), il faut donc que vous soyez avertis que mon oeuvre ne vous aidera pas à guérir. En revanche, elle peut vous faire rigoler un bon coup (du moins je l'espère, vu que c'est le but), ce qui est toujours bon à prendre, qu'on soit phobique ou non. Du reste nous le sommes tous un peu, me suis-je laissée dire. A différents degrés, certes, mais qui peut se vanter de ne jamais ressentir de peur irraisonnée et incontrôlable ?

Bon, c'est sûr, si vous avez peur qu'un canard soit en train de vous regarder, ou si vous êtes terrorisé par les nains de jardin à brouette (ces deux phobies sont répertoriées, parfaitement), votre cas est épineux. Mais si vous avez peur du noir, de l'avion ou des majorettes, votre pathologie est totalement banale, je suis désolée de vous l'apprendre. Quelle que soit votre situation, vous avez le devoir moral de ne pas laisser vos peurs les plus enfouies prendre le dessus. La peur, c'est mal. Et il me semble qu'en rire est un premier pas plutôt agréable sur l'éventuel chemin de la guérison. La seule prétention de ce livre réside là.

Et après ? L'envie d'écrire pour moi. Ou du moins, d'écrire librement, sur un sujet que j'ai choisi, de la façon qui me plaît, en donnant un sens qui me semble important, sans penser à des stratégies, sans cadre imposé, sans but commercial, pour être tout à fait franche. Ca murit... on verra si ça finit par aboutir. J'ai bon espoir. Et surtout, je n'ai pas peur du travail qui m'attend, ce qui chez moi est si nouveau que j'ai toute la peine du monde à le réaliser vraiment... être libérée de la peur, c'est inédit pour moi. C'est peut-être pour ça que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce petit inventaire rigolard ; je ne peux qu'espérer que vous en aurez autant si vous le lisez.

EDIT : L'admin de mon blog est toute cassée, je n'arrive pas à justifier ce billet. Ma psychorigidité est mise à rude épreuve, c'est peu de le dire. Et je suis désolée pour le désagrément à la lecture ;-)

EDIT 2 : Voilà qui est mieux ;-) 

03/05/2007

Je t'ai vue à la télé !

Ca y est, je suis sortie du placard. France 3 Toulouse a diffusé un mini-reportage sur moi, et aujourd'hui une collègue m'a annoncé triomphalement qu'elle m'avait vue. Je suis restée là à sourire comme une idiote, je ne savais pas du tout quoi lui dire.

Cela dit je l'ai bien cherché, pour éviter ça je n'avais qu'à faire taire mon ego démesuré et refuser cette exposition médiatique internationale, la bonne blague. Mais au fond ça m'est un peu égal... je n'avais pas spécialement envie de parler de tout ça au bureau, et dans le même temps je n'ai à rougir de rien.

Au point où j'en suis, je vous livre à vous aussi mon intimité. Ou presque : le sujet a été tourné chez moi, sachez que je ne tolèrerai aucune remarque ironique sur mon intérieur délicieusement coloré. Le commentaire de la journaliste est, comment dirais-je, approximatif : par exemple je récuse énergiquement toute parenté proche ou lointaine avec cette gourde de Bridget Jones. Je préfère passer sur la forme, contrairement à l'émission de Direct 8 où, pour un peu, je me serais trouvée pas mal, dans cet extrait j'ai été légèrement horrifiée par mon apparence. Mais bon, c'est comme ça que je suis, et je ne songe pas une seconde à ne pas l'assumer.

D'autant que ça reste incroyablement flatteur de passer à la télé. Ca me va bien de dire ça, vu que je déteste la boîte à cons, mais j'avoue, c'est fun d'être dedans ;-)

 

 

Si, comme moi, vous ne trouvez pas comment ça marche, cliquez droit sur le carré noir et sélectionnez Lecture/Pause. Sous Firefox en tout cas, parce que sous IE ça a l'air de rouler tout seul. Saloperie d'informatique !
 
Edit (technique bien sûr, une fois de plus les machines se rebellent) : si ça marche pas au-dessus, vous devriez pouvoir visionner en cliquant sur ce lien. Et au pire, laissez tomber, il n'y a pas non plus de quoi se rouler par terre ;-)

01/05/2007

L'hôpital de la mort, le retour de la vengeance

Résumé de l'épisode précédent : prise de violents maux d'estomac, Pomme, de Charybde en Scylla, échoue dans les urgences d'un petit hôpital toulousain où elle vit une expérience cauchemardesque digne de Stephen King. La douleur résistant à tous les traitements, elle va en urgence consulter un Spécialiste du Bidon (autrement appelé gastro-entérologue) qui lui colle une autre tartine de médicaments, se révélant aussi inefficaces que leurs prédecesseurs, et qui lui donne rendez-vous pour un examen barbare. Sagement, Pomme rentre chez elle pliée en deux et attend impatiemment le verdict du tuyau dans le bide...

 

Promis, ce sera la seule fois où je parle de moi à la troisième personne.

Or donc, je quitte le cabinet de ce médecin pleine de doutes. Et il se trouve que j'ai bien raison, car le week-end suivant, la douleur s'intensifie tellement qu'elle irradie dans mon bras gauche, pendant une trentaine de minutes j'ai bien cru que je faisais un infarctus. Oui, je sais, on n'a pas d'infarctus à 33 ans, en général, mais j'aurais bien voulu vous y voir.

Quelques jours plus tard, exsangue, totalement déprimée par la souffrance et follement angoissée par l'éventualité d'être atteinte d'un mal inconnu et incurable, je retourne chez mon généraliste. Mon état lui donne manifestement l'irrépressible envie de se gratter la tête, traduisez « Mais qu'est-ce qu'elle peut bien avoir celle-là ». En effet, c'est une excellente question, avouez qu'y trouver une réponse serait du meilleur goût. Mais faut pas rêver, aucun diagnostic ne saurait être donné avant l'exploration de mes entrailles. Me voilà donc repartie avec une nouvelle ordonnance.

Et là ! Le miracle, l'inespéré, l'inouï : ces nouvelles saloperies chimiques finissent par me soulager !!! Je n'ose croire à tant de bonheur, je passe deux ou trois jours à me tâter nerveusement l'estomac pour vérifier que je ne rêve pas, mais non, c'est bel et bien la vérité, je n'ai plus mal. Je me fais violence pour ne pas courir à l'église la plus proche allumer un cierge. Et je fête ça à grandes lampées de Tariquet, ce qui, je vous l'accorde, est lamentable.

Arrive une nouvelle semaine qui cette fois, m'amène une crève carabinée. Cette fois mon corps fait sécession, c'est sûr, je suis au fond du gouffre. Comme à chaque fois que j'attrape un banal rhume, je me mets à tousser comme une perdue, c'est moi qu'Alexandre Dumas aurait dû prendre comme muse quand il a écrit La dame aux camélias. Du coup je retourne chez le médecin, furieuse d'engraisser avec libéralité cette corporation qui n'a pourtant pas besoin de mon argent, tout ça pour entendre un enième sermon sur la cigarette-responsable-de-tous-les-maux-de-la-terre, oui Madame, les sept plaies d'Egypte sont nées dans un champ de tabac. Passe encore, je suis habituée, et puis c'est son métier hein, il va pas me dire de me mettre aux Gitanes maïs. Le problème, c'est qu'il me déconseille formellement d'aller passer mon examen dans cet état, rapport à une possible perforation de l'estomac ou chais pas quoi, bref un truc qui fait pas envie.

Malgré les apparences, ça devait être mon jour de chance, car j'arrive à déplacer le rendez-vous cinq jours plus tard seulement...

Déjà il faut arriver à 10 heures du mat à jeûn. Donc sans manger ni boire, même pas de l'eau, alors que je suis réveillée depuis 7 h. C'est donc dans une humeur EXQUISE que j'arrive à l'hôpital. On me colle dans une chambre en me disant qu'on viendra me chercher vers midi. Oui parce qu'il faut venir à 10 h, mais l'examen a lieu vers 13 h. Là encore j'abandonne sur le champ l'idée de demander une explication à ce décalage horaire, je suppose que pour comprendre il faut avoir fait dix ans de médecine.

Je pourris donc sur pied pendant presque trois heures, dans une chambre où bien entendu il fait 35°, en crevant de faim et de soif. On vient finalement me chercher, pour m'emmener au bloc, le tout bien sûr en faisant rouler le lit sur lequel je gis, à moitié insconsciente tant mon corps entier réclame de la nourriture. Une infirmière se pointe avec l'inévitable cathéter à la main. Mais je suis résignée, je n'ai même plus la force de me révolter contre la possible répétition du charcutage récent dont j'ai été victime. Je tends mon bras gauche comme on irait au bûcher... nouveau miracle, en cinq sec et sans douleur, l'affaire est faite. Je suis sidérée, j'ai presque envie de demander à la dame si elle est bien certaine que ça a marché. Mais apparemment, oui, donc je reste coite et je commence à attendre.

J'ai attendu deux heures. Oui, deux heures, dans l'entrée du bloc opératoire, avec près de moi des compagnes d'infortune, allongée sur mon lit de douleur, l'estomac dans les talons, la bouche sèche et les néons dans les yeux, avec une migraine mémorable qui enfle entre mes tempes. Le médecin a eu un contretemps (c'est le moins qu'on puisse dire) et il a deux heures de retard. Sans blague ? Si si. On nous jure que c'est la première fois que ça arrive, le docteur est hyper ponctuel, vraiment vous n'avez pas de chance ! Merci de me le signaler, je n'avais pas remarqué. Ma malchance me vaut donc deux heures dans ce couloir, avec autour de moi un ballet affairé d'infirmières et de médecins, qui très rapidement ne semblent même plus s'apercevoir de ma présence. A la fin, j'étais à deux doigts d'arracher ma perfusion pour cavaler dans ma chambre récupérer mes affaires et rentrer chez moi avec mon alien dans le bide.

Mais bien évidemment, c'est le moment que choisit le médecin pour arriver, la gueule enfarinée. C'est moi qui doit y passer en premier, et là c'est le trou noir : l'anesthésie a bien marché, rassurez-vous, pour une fois ma scoumoune m'a abandonnée. Je me réveille un quart d'heure plus tard, sans difficulté, j'ai l'impression d'être intacte, tous mes membres sont présents, et je ne suis ni aveugle ni sourde. Voilà mon docteur qui se radine et qui me dit texto « Vous avez une gastrite, mais je n'ai rien trouvé. »

Ah ben c'est sûr que si tu t'attendais à trouver une chaîne de vélo, t'as dû être sacrément déçu, parce que je me rappelle pas en avoir mangé récemment. Et si tu sous-entends (oui je tutoie les gens dans ma tête quand je suis énervée) qu'une gastrite, c'est RIEN, c'est que tu n'en a jamais eu, gros malin. Depuis, je cherche désespérément quel sens cette phrase sybilline peut bien avoir, mais rien à faire, je ne trouve pas. Ca doit être du jargon médical, je vois que ça. Ou alors il était dépité que j'aie pas un truc grave, je suis peut-être pas une patiente intéressante ? A l'heure qu'il est je n'en sais pas plus, j'attends le compte-rendu écrit de l'examen.

Mais la journée est loin d'être terminée. On me ramène dans ma chambre, où sitôt arrivée je demande à l'infirmière, les yeux brillants d'espoir, si je peux me BARRER. Elle élude habilement ma question et me propose à manger et à boire. Etant donné qu'il est presque 16 h et que je n'ai rien avalé de la journée, je tombe dans son piège sournois et j'accepte avidement. Je boulotte le somptueux repas qu'on m'apporte, un truc digne des plus grands chefs étoilés, et je finis par exprimer à nouveau mon ardent désir de rentrer chez moi, bordel de merde (oui je suis vulgaire, ça fait du bien. Mais j'ai pas dit ça à l'infirmière, je suis bien élevée quand même). Elle me regarde d'un air surpris et me dit que non, pas du tout, il faut AB-SO-LU-MENT que je voie l'anesthésiste avant de partir. Pourquoi, comment, ça, je ne le saurai jamais. Après l'avoir quasiment suppliée de m'enlever au moins ma perfusion, je me résigne donc à attendre.

L'anesthésiste débarque à 17h30. Je suis alors dans un état de nerfs indescriptible, je me demande comment j'ai fait pour pas me transformer en Hulk. M'attendant à un examen rapide, ou au moins à quelques questions, j'essaie de contenir ma fureur, mais peine perdue, le médecin daigne à peine me jeter un regard et m'annonce qu'elle va signer ma fiche de sortie. Ben j'aurais pu la signer aussi, à ce compte-là ! J'ai juste le temps de lui arracher une ordonnance pour mon médicament miracle, sans quoi je vais probablement recommencer à souffrir mille morts, et je pars de cet endroit maléfique en me retenant de courir comme une dératée (non, c'est pas vrai, je ne sais pas courir, c'est juste pour vous donner une idée de ma détresse).

Voilà. J'en suis là, c'est-à-dire nulle part. Peut-être les résultats de cette journée horrifique m'aideront-ils à avancer sur la piste de la mystérieuse maladie, mais franchement, j'en doute. Et je ne sais même pas si j'en toujours envie, vu les conditions dans lesquelles il faut s'attendre à être pris en charge médicalement. Je mesure, malgré tout, le chance que j'ai d'être soignée, par rapport à tant d'autres qui sont condamnés à crever sans se plaindre ; mais tout de même, je voudrais pas dire, il y a comme un grain de sable dans le mécanisme hospitalier. Un peu d'humanité ne nuirait pas, si vous voulez mon avis.

Et comme à chaque fois que je me révolte contre la médecine (à chaque fois que j'y suis confrontée, donc), j'ai décidé d'arrêter de me gaver des substances toxiques qu'on nous vend comme des pilules miracle. De toute façon ce médicament me donnait des vertiges, avoir l'impression qu'on a bu du Cognac au petit déj, ça va deux minutes. Je vous le donne en mille, je n'ai plus mal nulle part. Ca serait un peu freudien que ça m'étonnerait pas.

 

Edit de quelques jours plus tard : j'ai reçu les résultats ! Alors alors, votre verdict ? Vous avez deviné : je n'ai rien. Rien de rien, pas la moindre petite pathologie. J'ai mal à l'estomac, c'est la faute à Nicolas (Sarkozy, bien sûr, mais avec son nom ça rime pas). La bonne nouvelle, c'est que je vais enfin pouvoir cesser de me faire brutaliser par le système hospitalier et médical. La mauvaise, c'est que la seule solution en cas de douleur, c'est de me gaver de saloperies chimiques qui me feront mal ailleurs qu'à l'estomac. Je commence à comprendre les gens qui prient... je ne suis pas sûre de m'y mettre, mais je commence à comprendre.

 

05/04/2007

Interview pre-mortem

Absorbée par les affres de la souffrance, j'avais omis un détail : je vais passer à la radio ! Demain, à 15 h 30, désolée, encore une heure à laquelle tout le monde travaille et ne peut donc pas écouter. La prochaine fois, j'exige le prime-time ;-)

Je causerai donc dans le poste sur France Bleu Auxerre (non, je n'ai pas d'explication à cette précision géographique) vendredi à partir de 15 h, et si par chance vous ne travaillez pas, vous pourrez écouter directement sur Internet à cette adresse. Si le mal finit par m'emporter, ça aura été mon chant du cygne (rassurez-vous, je n'ai pas de fièvre, juste la grosse tête).

Je vous laisse, je vais prendre mes gouttes...

EDIT : alors si tout marche bien (ce qui comme d'habitude serait très étonnant), vous pouvez écouter l'interview en deux parties ici et . Je n'ai pas écouté en entier, s'il y a un souci n'hésitez pas à me le dire ;-)

01/04/2007

L'hôpital de la mort

A moment où j'écris ces lignes, je suis au bord de l'agonie. Je vous dois la vérité, à vous qui me faites le plaisir de me lire, ma dernière heure est venue. Enfin, peut-être.

Les premiers symptômes sont apparus il y a quinze jours. A la fin du week-end, une boule dans mon estomac. A priori rien de grave, le stress de la reprise du travail, me dis-je, optimiste écervelée que je suis.

Mais la douleur s'installe et persiste, et je me retrouve devant la terrible obligation de me rendre CHEZ LE MEDECIN. Je ne reviendrai pas sur mes relations cahotiques avec ce corps de métier dont je n'arrive pas à penser autre chose que pis que pendre ; c'est bien beau les grands principes, mais j'ai l'impression qu'une main fourbe et malveillante est en train d'essorer mon estomac, donc je laisse mes scrupules où ils sont et vais attendre deux heures et demie dans une salle d'attente surchauffée et peuplée de miasmes divers et d'enfants mal élevés.

Le médecin me prescrit des examens et des médicaments. Ni les uns ni les autres ne s'avèrent d'aucune efficacité ; aussi, quand je retourne chez l'homme de l'art (oui je me prends pour Molière, c'est la douleur qui m'égare) deux jours plus tard, le thorax plus douloureux que jamais, il m'envoie passer illico d'autres examens aux urgences. Parce qu'entre temps, la douleur s'est généralisée à toute la cage thoracique, j'ai même des moments d'essoufflement total, bref, c'est la fin, je me vois déjà foudroyée par une crise cardiaque. Tout cet épisode aura au moins eu l'avantage de me rappeler à quel point je peux être hypocondriaque, parfois, et aussi ma résistance ridiculement faible devant la douleur.

Me voilà donc partie, plutôt guillerette (et toujours aussi imprudemment écervelée) vers les urgences d'un petit hôpital toulousain, persuadée qu'on va me faire une radio des poumons et me dire de rentrer chez moi en me tapotant le dos pour me rassurer. En arrivant, je remets la lettre du médecin à la secrétaire, et m'assois en pensant attendre un bon moment. Que nenni, on m'appelle trente secondes après. Oui, vous avez raison, j'aurais dû me méfier. Mais non, j'ai foncé tête baissée dans l'horrible piège qui s'est instantanément refermé sur mon pauvre petit être endolori. Et inconscient de ce qui l'attendait.

En fait (et ça n'étonnera peut-être que moi), j'ai été prise en charge par les équipes médicales comme si j'ai été arrivée aux urgences dans un état critique. On me fait allonger sur un lit avec une magnifique chemise d'hôpital en simili plastique bleu canard, on me colle des électrodes partout pour l'électrocardiogramme, le médecin me fait subir un interrogatoire gestapien, et là, summum horrifique de ce séjour, une jeune infirmière entre en scène pour me poser une perfusion.

Si vous avez des notions de médecine (Dieu vous en garde), vous savez peut-être POURQUOI on vous colle sauvagement une perfusion dès que vous posez le gros orteil dans un hôpital. Moi en tout cas, j'aimerais bien le savoir. Quoiqu'il en soit, on ne m'a pas demandé mon avis. La jeune fille en blanc se met donc en devoir de trouver sur mes avant-bras une veine potable pour y enfoncer son atroce matériel. En tout (j'avais gardé ma montre), ça a duré une bonne vingtaine de minutes. Premier essai infructueux, ça marche pas, elle trifouille, elle s'escrime, pas moyen. A ce stade j'en suis juste à la grimace de douleur. Elle se rabat alors sur mon autre bras, ou plutôt sur ma main : manifestement mes veines sont farceuses, ou bien elles ont décidé qu'aucun tube de plastique ne viendrait troubler le cours de leur vie ce jour-là, mais en tout cas le résultat n'est pas plus probant. Elle abandonne encore, m'arrachant cette fois un gémissement de protestation et de souffrance. Elle remonte un peu pour aller fixer l'objet du délit plus haut, car par un étrange caprice de la nature je n'ai que deux bras, donc cette fois il va bien falloir que ce soit la bonne. Le problème bien sûr, c'est que je suis maintenant totalement crispée, révoltée par ce qu'on me fait subir, et que mes veines sont manifestement aussi transparentes que si elles contenaient de l'eau. Je précise tout de même que je suis d'une pâleur cadavérique, et que normalement mes vaisseaux sanguins se voient un peu comme le phare d'Alexandrie au milieu de la nuit, mais bon, un autre paramètre doit entrer en jeu, allez savoir.

L'infirmière sent bien qu'elle joue le tout pour le tout. C'est un moment d'une intensité dramatique insoutenable. Et un peu pathétique, aussi. L'aide soignante vient gentiment me réconforter, ou en tout cas pense le faire en me demandant "Quelqu'un sait que vous êtes ici ?". Je touche le fond, j'ai l'impression d'être sur le tournage d'un documentaire qui expose la misère humaine dans les hôpitaux, c'est affreux. L'infirmière sanguinaire finit par arriver à perforer ma dernière veine encore intacte. De mon côté, j'ai épuisé toutes mes capacités de souffrance, je ne suis plus qu'un tas informe et geignant d'où dépassent des fils et des cathéters. Et j'ai toujours atrocement mal à l'estomac. Je pense que j'ai oublié de faire mon testament, et que si ça trouve on va organiser une messe pour mon enterrement. Moi vivante, jamais !

Bref. L'horreur n'est pas totalement terminée, car il faut que j'aille passer cette saloperie de radio. Un gentil monsieur arrive pour m'emmener à l'endroit adéquat, dans un fauteuil roulant. Encore une fois, pourquoi ??? Mais je n'ose pas protester, je me dis que les médecins ont peut-être détecté une paralysie foudroyante des membres inférieurs sans oser m'en parler, les félons. Je bouge discrètement mes pieds, tout va bien. Le transport en fauteuil c'est juste une autre façon de m'humilier, en fait, je me suis assise à la fois sur cette chaise maléfique et sur ma dignité. L'hôpital est un endroit où vous vous trouvez totalement dépersonnalisé en l'espace de quelques quarts d'heure, c'est terrifiant... et je comprends surtout que je ne m'attendais absolument pas à ce qui m'est arrivé. Dans cette situation, le décalage entre ce qu'on pense et ce qu'on vit effectivement vous revient directement dans les dents.

Mais heureusement tout le monde est gentil et prévenant, je me dois de le reconnaître. Après la radio je regagne mon lit de douleur et j'attends trois plombes qu'on veuille bien se souvenir de ma misérable existence. Le médecin finit par se pointer, pour me dire, je vous le donne en mille, que je n'ai rien nulle part. Tous les examens sont normaux, j'ai même pas une petite embolie pulmonaire, c'est un scandale. Comme la perfusion distillait un médicament pour l'estomac, et que je suis vaguement soulagée, le docteur en déduit que ça vient de là (sans blague ?) et me renvoie dans mes pénates en me recommandant d'aller consulter un gastro-entérologue. Je sors de là en trombe, la bave aux lèvres, mourrant de faim et de soif, tu peux toujours crever avant qu'ils te filent un verre d'eau et un croûton de pain pas frais.

Je rentre chez moi comme on revient en terre promise après vingt d'exil. Je suis exténuée, endolorie de partout, ornée de deux magnifiques hématomes, et en plus angoissée comme une condamnée à mort. Et je n'ai aucune réponse concernant la nature de mon étrange mal. Qui depuis n'a fait que s'aggraver, me faisant soupçonner qu'un alien a dû élire domicile dans mes entrailles. Parfois dans mon estomac, parfois sur mon coeur, mais où que ce soit, il cogne pour sortir. Et toutes les molécules dont je me gave consciencieusement ne me sont d'aucun secours.

Et c'est pas fini. Le gastro-entérologue consulté m'a programmé séance tenante une gastroscopie, torture raffinée à base de tuyau dans la bouche sous anesthésie générale. Il me tarde, vous pouvez pas savoir.

J'en suis arrivée à une conclusion révoltante : se faire soigner, c'est parfois pire qu'être malade. Surtout quand on n'est pas malade, évidemment. Car le plus incroyable dans tout ça, malgré mon imagination débordante, c'est que je suis certaine que je n'ai rien nulle part. En tout cas rien qui ne puisse être décelé par des machines à rayons ou des analyses de sang. Ah si, j'ai des gamma GT, c'est la classe. Je me voyais déjà internée de force au centre Betty Ford le plus proche, mais le médecin m'a dit que c'était dû à mon tabagisme forcené, lequel est aussi une des causes des pathologies de l'estomac, du reste. Je vais finir par croire que la cigarette est responsable de la venue au monde de Nicolas Sarkozy, tant elle semble néfaste pour tout ce qui relève de la vie.

En attendant, je souffre en silence (vous l'avez cru ? Bah non voyons, je suis incapable de souffrir en silence, c'est vraiment pas mon genre. La moitié de la ville est au courant, et y va de son petit diagnostic). J'ai hésité à vous raconter cet épisode tragi-comique, parce que c'est pas tellement intéressant, toute cette banalité sanitaire, mais je me suis dit que l'alien allait peut-être se calmer un peu si j'en parlais. Je n'ai jamais été encline à la somatisation, et surtout je lutte de toutes mes forces pour échapper à ce mécanisme mystérieux, que je trouve avilissant et indigne ; mais là, il faut se rendre à l'évidence, ça y ressemble beaucoup. Et puis, soyons raisonnable, c'est toujours mieux qu'un bon vieil ulcère...

 

09/03/2007

Video killed the radio stars

ENFIN !!! J'y suis arrivée ! J'ai cru que j'allais y laisser ma peau et le peu de patience que je possède, mais après moultes tentatives et expérimentations, j'ai réussi à rendre la vidéo de mon passage télé disponible ! Oui, bon, en quatre parties, mais j'ai pas trouvé le moyen de faire autrement. Le tout dure un peu moins de 30 mn et se trouve juste là-dessous :


   

Partie 1

 
 
 
 
 

Partie 4

 

J'ai découpé un peu comme j'ai pu, je ne vous le cache pas, et je m'excuse platement auprès des intervenants dont j'ai carrément dû zapper la prestation faute de temps et de place. Je précise aussi que la qualité visuelle et sonore n'est pas optimale, sans que j'y puisse grand-chose.

En tout cas mon exploit technique me sidère moi-même, je songe sérieusement à envoyer mon CV à Microsoft.

A part ça, le titre de ce post n'est pas totalement dénué de sens, parce que figurez-vous que je vais passer à la radio : lundi 12 mars, entre 14 et 15 h, je serai interviewée sur Europe 1 par Alexia Laroche–Joubert dans son émission "Racontons-nous" qui aura pour thème "En finir avec les vampires et les pompeurs d'énergie". Si elle ne change pas d'avis d'ici là (après tout on sait jamais), je ramènerai une nouvelle fois ma fraise sur le sujet. La bonne nouvelle, c'est que l'émission peut s'écouter plusieurs jours après sa diffusion ici.

Rassurez-vous, je compte aussi vous livrer bientôt un billet qui ne parle pas de moi ; ça ne devrait pas tarder, je crois que j'arrive à l'apogée de la mégalomanie, maintenant le soufflé ne peut que retomber.

Bon week-end à toutes et à tous !

 

EDIT : Voilà, ça y est, je suis passée à la radio. Eh ben c'est beaucoup moins rigolo que de passer à la télé. Ca doit venir du fait que j'ai parlé une bonne vingtaine de secondes, mon ego vient d'en prendre un sale coup ;-))) 

05/03/2007

A vous Cognacq Jay

Bah oui il faut bien que je vous raconte quand même ! Et après je vous laisse tranquille avec l'auto-promo éhontée, juré craché.

Ce qui me faisait le plus peur dans la perspective de passer à la téloche, c'est que je n'avais pas le trac. Je vois là un enième effet de mon esprit tordu ; avoir peur parce qu'on n'a pas peur je trouve ça assez délirant, je crois qu'il faut que je me fasse soigner.

Bref, j'étais plutôt détendue. Quand l'attachée de presse de Hachette m'a parlé de cette proposition, j'ai été tentée de refuser ; je déteste la télé, et j'ai pensé qu'il ne serait pas très cohérent de dire oui et donc de participer, d'une certaine manière, au cirque médiatique. Quand j'ai annoncé à mes amis que j'allais écrire un livre, ils m'ont aussitôt propulsée en imagination à l'affiche de talk-shows et d'émissions littéraires, la bonne blague. Je leur répondais invariablement "Pas question d'aller faire le singe à la télé !". Voilà où mène la détermination... Et puis je me suis dit que de toute façon l'émission allait être visionnée par une cinquantaine de personnes, pas de quoi fouetter un chat, c'est pas le journal de 20 heures ; être ridicule devant une poignée de gens, c'est quand même pas pareil que perdre toute dignité devant 10 millions de personnes. L'enjeu me semblait assez minime, et j'en suis arrivée à la conclusion qu'il fallait juste que j'en profite et que je m'amuse un peu. J'ai donc vendu mon âme à la puissance médiatique, pour pas un rond bien sûr, je précise, on sait jamais.

Je me suis pointée vendredi matin , 30 minutes avant l'heure dite, dans les locaux de Direct 8, sans idée exacte de ce qui m'attendait. Une gentille demoiselle a examiné ma peau avec méfiance, puis m'a maquillée, après que je l'ai suppliée de ne pas me rendre orange fluo ; la présentatrice nous a ensuite fait un petit brief sur le déroulement de l'émission, en nous expliquant (à moi et à l'autre invité) ce qu'elle attendait de nous. Tout ça est resté assez nébuleux, j'étais carrément stupéfaite. Je pensais qu'une émission de télé c'était archi-préparé, balisé, formaté et tout le tintouin ; je sais pas comment ils procèdent sur les autres chaînes, mais en tout cas sur Direct 8 ils ont l'air assez fan de l'improvisation... du coup j'ai commencé à sérieusement me demander de quoi j'allais bien pouvoir parler pendant presque une heure. Mais comme j'ai toujours un truc à dire, j'ai pensé qu'au pire je raconterais ma vie.

A cinq minutes du début nous sommes entrés sur le plateau qu'on a bien voulu nous attribuer. Ma seule crainte (ben oui, quand même !) résidait dans l'éventualité qu'il y fasse 50 degrés ; en fait pas du tout, il fait limite froid. C'est immense, mais les caméras sont plutôt discrètes, et je confirme que très vite, on oublie leur existence... On s'assoit sagement à l'endroit qu'on nous indique, l'ambiance est détendue, les techniciens sont souriants et plaisantent entre eux. Un monsieur m'installe un micro : j'ai bien cru que j'allais devoir enlever mon magnifique collier à pompons en vison véritable que j'ai payé 11 euros 50 chez Promod, mais finalement j'ai eu le droit de le garder, je crois que le monsieur du micro a été épouvanté par mon rictus de révolte.

Voilà, quelqu'un égrène le décompte avant l'antenne, et c'est parti, l'émission commence. La présentatrice hurle littéralement, je me dis que s'il faut que je parle aussi fort je vais rester aphone pendant trois semaines. En fin de compte il me semble que j'ai parlé normalement, et beaucoup, comme j'en ai l'habitude en toutes circonstances. L'animatrice a manifestement lu mon livre, ce qui est déjà pas mal, et rebondit sur mes réponses, je la trouve hyper réactive. L'interview se déroule comme une conversation informelle et plaisante, et toutes mes appréhensions concernant le contenu de l'émission s'évanouissent. Je me sens plutôt à l'aise, et vu que j'ai envie de rigoler je baguenaude un peu, de toute façon je peux pas m'empêcher, si c'est juste pour répondre avec componction, je vois pas l'intérêt. Le temps passe hyper vite, quand je regarde ma montre il est déjà 11h15... mon co-invité fait sa démonstration de self défense (assez mémorable je dois dire) et voilà, c'est déjà fini. Je suis presque déçue, je commençais juste à être en forme. Mais je suis tout de même ravie, ça s'est bien passé, et j'ai globalement l'impression de ne pas avoir dit ou fait n'importe quoi. Incroyable.

Avec le recul, je réalise que ce média est un énorme rouleau compresseur, et qu'il doit falloir une sacrée habitude pour en déjouer les pièges. Dans mon cas, les questions et les réactions des intervenants sont restées assez superficielles, mais si j'avais été confrontée à un intervieweur plus mordant, plus critique, ou plus indiscret, je ne suis pas certaine que j'aurais eu la présence d'esprit de me défendre, ou de rester inflexible. J'ai été prise dans le rythme de l'émission, et avant de répondre aux questions, pas une seule fois je me suis demandé si elles étaient légitimes ou pertinentes... c'est probablement pour ça que je me suis sentie dans mon élément, et vice-versa. Le système a eu ma peau, c'est terrible.

Maintenant il va falloir affronter l'épreuve du visionnage... pendant l'émission j'ai aperçu du coin de l'oeil mon image dans un écran, je me suis empêchée de regarder pour ne pas défaillir d'horreur en direct, je me connais, comme pas mal de monde j'ai beaucoup de mal devant mon propre reflet... pour l'instant je n'ai vu que quelques photos, sur lesquelles je ressemble à peu près à ce que je suis, ce qui relève déjà du miracle. J'attends la copie de l'enregistrement, et je la rendrai disponible dès que possible. Ceux de mes proches qui ont vu l'émission ont évidemment tous clamé, dans un bel élan d'objectivité, que j'étais belle et merveilleuse ; je suis donc en train de devenir définitivement mégalomane. En revanche, je caresse l'idée de me soumettre à un lavage de cerveau pour arrêter de dire "voilà" toutes les quatre secondes, je crois qu'il faudra bien ça.

L'expérience a en tout cas été drôle, c'est surtout ce que je retiens. Je ne suis pas sûre d'avoir bien "vendu" mon bouquin, du reste c'est normal, je suis super mauvaise en commerce, tellement bien que j'ai totalement oublié de parler de mon blog. Je me dis aussi que quand on n'a pas peur, c'est peut-être qu'il n'y a pas de raison. Dommage que Pivot ait arrêté Apostrophes, je suis sûre que j'aurais fait un tabac.

  

PS : en fait il me reste encore un peu d'auto-promo en réserve : j'ai été interviouvée pour le site Un livre un jour, ainsi que mes copines de collection. Voilà, maintenant vous savez absolument tout de moi ;-)

EDIT : alors je vais recevoir le fameux enregistrement en format DVD. Je sens l'impossibilité technologique se profiler à l'horizon, et je ne peux rien vous promettre quant à sa résolution... je vais faire de mon mieux, dès que j'aurai ce satané truc entre les mains ! 

EDIT 2 : c'est une catastrophe, je ne peux rien faire du DVD que je viens de recevoir. Evidemment c'est un format spécial, évidemment ça ne fonctionne pas sur Hautetfort, évidemment c'est un complot international. Je suis désolée... et éternellement reconnaissante d'avoir des proches disposés à m'aider, peu importe le résultat ;-)

 

26/02/2007

Une soirée particulière

Oui, je sais, je suis en-dessous de tout. J'aurais voulu pouvoir vous raconter la soirée de mercredi bien plus tôt, mais j'ai une bonne excuse : telle que vous me voyez, j'ai frôlé la mort par épuisement. Et il m'a fallu ces quelques jours pour m'en remettre, physiquement et émotionnellement d'ailleurs, car je suis une pauvre petite chose fragile. Je me rends bien compte que pour celles et ceux qui m'ont vue mercredi, c'est difficile à croire, mais je vous rappelle que les apparences sont fourbes.

Du coup, vous avez certainement déjà lu chez mes copines le récit de cette soirée, ou de ce qui a précédé... vous avez déjà constaté que cette soirée s'est merveilleusement bien déroulée, dans une ambiance gaie et conviviale, et vous avez déjà compris que nous en garderons un excellent souvenir. Vous savez aussi que plein de gens sont venus, bravant courageusement leur timidité et leur anonymat habituel, et que nous avons été reçues comme des reines par la tenancière des lieux. Vous avez probablement déjà vu les photos qu'elle a prises et publiées sur son site, et identifié pas mal de monde parmi ces gens si rayonnnants (je note que, pour une fois sur des photos, je ne ressemble pas au croisement improbable entre une chanteuse de country et un adjudant chef, miracle). Vous avez ressenti l'enthousiasme, la chaleur et l'empathie qui ont animé ce moment. Vous avez compris que la sortie de nos livres n'a été qu'un prétexte pour se rencontrer, mettre des visages sur des pseudos et rire ensemble. Bref, vous êtes déjà au courant de la réussite de cette soirée, et je ne peux que confirmer vigoureusement. Quant à moi j'ai un petit regret à émettre : j'aurais voulu échanger, discuter et rire avec plus de monde... je n'ai pas eu le temps ou l'opportunité de dire un petit mot à chacun, le temps a passé si vite ! Je me suis juré de faire mieux la prochaine fois, c'est trop bête de laisser passer la chance de mieux faire connaissance.

Je me suis d'ailleurs laissé dire que la prochaine fois était finalement très proche, genre fin avril pour la sortie du livre de Caro ! Au fond, c'est ça que je retiens de cette soirée : l'envie d'aller de l'avant, l'impatience de l'avenir, la certitude que plein de bonnes choses sont à venir. La fatigue physique due à une (très) courte nuit ne m'empêche pas d'avoir fait le plein d'énergie à votre contact ; toutes ces rencontres sont stimulantes, tellement remplies d'humanité qu'elles ne peuvent que m'enrichir. Et il se trouve que c'est ce qui m'intéresse dans la vie : l'humain. Un jour je suis tombée sur une citation (ah tiens y'avait longtemps) de Saint Exupéry qui disait : "Le seul vrai luxe dans la vie, ce sont les relations humaines". J'ai rarement été aussi foudroyée par une évidence, et je suis enchantée quand il m'arrive, comme mercredi, d'en éprouver concrètement la vérité.

Pour tout ça, merci du fond du coeur... j'ai tellement hâte de cette prochaine fois ! Et j'espère aussi que les timoré(e)s auront vaincu leur appréhension et oseront venir nous rejoindre !

Bien, tout ça est un peu grandiloquent... je vais tâcher de finir sur une note plus loufoque : incroyable mais vrai, je vais passer à la télé. J'en reviens pas moi-même, c'est légèrement surréaliste en fait. Alors évidemment, l'émission est diffusée sur une chaîne, comment dirais-je... confidentielle ? Mais peu importe, je sens que ça peut être drôle, malgré mes réticences initiales à montrer ma tronche dans la boîte à cons. Or donc, si vous n'avez rien de mieux à faire vendredi à 10 h 30, vous pourrez visionner ma prestation (dont j'espère qu'elle ne sera pas trop désastreuse, puisqu'en direct et sans filet) sur Direct 8, dans l'émission "Bien être", dont l'animatrice a l'air enthousiasmée par le sujet de mon bouquin. Je n'ai jamais regardé cette chaîne, je ne sais pas du tout comment se déroulent leurs émissions, donc si ça se trouve ça va être une vraie cata, mais trop tard, j'ai dit oui ! Et puis cette fois je monte à Paris en train, je ne devrais donc pas être défigurée par la terreur de l'avion. Ce sera aussi l'occasion de vérifier si je suis aussi peu télégénique que photogénique, auquel cas j'échapperai à tout jamais à la célébrité, ce qui au fond ne serait pas fait pour me déplaire. Je vous demande donc votre plus grande indulgence, et je vais de ce pas choisir soigneusement ma tenue, il paraît que le rouge, ça passe hyper mal à l'écran.

 

PS : précision technique, Direct 8 peut se regarder sur le site de la chaîne, et l'émission est rediffusée à 16 h. Vous n'avez plus d'excuses ;-)))

PPS : pour voir les photos sur le site des Dessous de Ginette, il faut aller dans la rubrique "Agenda" en date du 21 février. 

EDIT (un peu tardif, pardon ;-)) : sur les photos, je suis à gauche sur la première et sur la quatrième.