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22/08/2006

Sister sister

Attention, ce post est d’un sentimentalisme dégoulinant, Barbara Cartland, à côté, c’est Schopenhauer. Le sujet est le suivant : ma petite merveille, ma petite soeur...

La première chose qui me vienne à l'esprit, c'est la chanson de Michel Le Forestier (si, il s'appelle Michel, écoutez Bénabar, vous verrez bien) : on choisit pas sa famille... ben moi, si j'avais pu choisir, ça aurait été elle quand même.

Penser à ma soeur m'évoque irrésistiblement la première fois où j'ai éprouvé de l'amour, consciemment en tout cas. J'avais six ans, et elle était là, minuscule, mais déjà pleine de ce caractère qui est incontestablement son plus grand charme. Je me sentais soudain importante, responsable... c'est toujours le cas, il faut bien l'avouer. A mon corps défendant... on ne perd pas si facilement ses vieilles habitudes. Toutes ces heures passées à m'occuper d'elle, à la surveiller, à la protéger... mon plus vieux rôle, probablement celui que j'accepte le plus volontiers.

Et puis l'enfance a été rude... six ans, c'est beaucoup, on ne s'est pas toujours comprises. Elle a toujours fait ce qu'elle voulait, comme elle voulait, quand je me mettais des tas de barrières, d'obligations, que sa liberté faisait voler en éclats. Elle était insolente, vive, fuyante, farouchement indépendante. Elle l'est toujours, je ne l'ai pas toujours été.

Un jour la vie nous a accordé une trêve, et laissé nos routes se rejoindre. Je crois pouvoir dire que jamais elles ne se sont plus séparées. Des vents et des marées sont venus, mais nous étions debout sur la digue, ensemble, main dans la main. Et quand la mer est calme nous jouons sur le sable en riant, comme à l'époque bénie où nous avions à peine conscience de nous-mêmes.

Elle était une enfant magnifique, elle est devenue une femme d'une beauté piquante. Son intelligence acérée et sa curiosité spirituelle en font une personne d'une conversation passionnante. Elle aime les livres et le bon vin, la fête et la réflexion. Elle est tout et son contraire. Ses convictions profondes vivent à l’épreuve de la réalité, elle est utopiste au sens le plus noble du terme.

Elle tient par-dessus tout à être elle-même. Elle n'a jamais laissé personne la contraindre. La moindre tentative a été déjouée, au prix parfois de certaines désillusions. Elle l'a accepté de bonne grâce, quand on est si douée on ne peut être que bonne perdante. Elle a cette souplesse, cette faculté d'adaptation aux situations qui me font cruellement défaut... on se ressemble jusque dans nos différences. Sans elle je ne serais jamais arrivée à être ce que je suis.

Elle dirait probablement la même chose de moi... et au fond ça me gêne ; j’ai parfois peur de l’influence que j’ai sur elle, je ne veux pas qu’elle soit comme moi, je ne suis pas un exemple. J’aimerais tant qu’elle se garde de la dureté, du désenchantement... je prie pour qu’elle ait toujours ce grain de folie qui n’appartient qu’à elle, qu’elle continue à chérir ses rêves, qu’elle sache se dérober jusqu’au bout aux gens qui l’attendent farouchement au tournant, dans une de ces fabuleuses réparties pleines de gouaille dont elle a le secret... le mot "humour" a été inventé pour elle. Comme elle ne lui trouve pas de limites, certains s’en offusquent... elle se moque d’eux une dernière fois avant de les laisser à leurs préventions ridicules. Elle est sans pitié, car elle sait qu’épargner les gens, ce n’est pas les aimer.

C’est étrange et doux de parler d’elle ; nous nous connaissons si bien, et si instinctivement... que parfois nous négligeons de dire certaines choses. Rien ne nous y oblige ; c’est donc un pur plaisir que d’écrire ces quelques mots. Ce n’est pas un portrait, car pour la cerner il faudrait l’équivalent de plusieurs tomes d’encyclopédie ; c’est juste un luxe que je m’offre, le luxe de pouvoir esquisser d’un trait léger les contours d’une personne pour qui mon amour est sans bornes.



25/05/2006

Défi(b)

Les mathématiciens sont de grands pervers.

Mais sûrement pas autant que les poètes.

Trêve de débats stériles : l'exercice m'intéresse.

 

Nous

Nus

Repus

Caressants

Enlacés vraiment

Dans la pénombre d'un jour d'été

Ca ressemblait à s'y méprendre à l'éternité

 

Oui, OK, c'est gnangnan, cucul la praline, mièvre et dégoulinant.

Mais je m'en fiche, je suis hyper fière de moi. C'est pas si souvent.

14/05/2006

Divine complicité

Quel mot merveilleux...

Ca tient à rien. Un mot, un regard, une photo. Un souvenir qui surgit. Un fou rire qui arrive. La nostalgie d'un moment de bonheur...

Alors merci aux gens que j'aime et qui m'aiment. Merci pour l'année de la mort de Bobby Lapointe, merci pour le klug, merci pour foin de, merci pour à la casse connasse, merci pour le pichet of Côtes du Rhône, merci pour ce cliché qui vogue au fil de l'eau...

C'est un peu obscur, j'en conviens. Mais j'avais envie de le dire. Je suis sûre que vous me comprenez...

11/05/2006

Dalida et moi

Dalida et moi, on aurait pu être amies. Si si. Bon, si elle n'était pas morte voilà un peu plus de 19 ans, bien sûr.

Je me souviens du jour de sa mort avec une étonnante acuité, comme du jour de la mort de Coluche (20 ans le mois prochain, pour ceux qui veulent rajeunir !). Pourtant j'étais gamine à l'époque... mais l'impression que ça m'a laissée est incroyablement vivace.

Oui, Dalida et moi on aurait pu être amies. Elle m'aurait donné son secret pour faire perpétuellement du 36, et pour avoir des cheveux. Elle m'aurait expliqué comment on peut être tellement sensuelle, tout en étant la jumelle oculaire de Joe Dassin (mais si je me mets à parler de lui, j'y reste jusqu'à demain matin. Un homme, un vrai ! ;-). Elle m'aurait montré comment être une véritable tragédienne. Elle m'aurait présenté Orlando, comme ça j'aurais pu l'insulter les yeux dans les yeux. J'aurais visité sa maison de la rue d'Orchampt, au lieu de baver devant comme une groupie, lors de promenades définitivement merveilleuses. Elle m'aurait chanté "Parle plus bas" en italien. Elle m'aurait dit sa solitude, son manque, son vide. Elle m'aurait parlé de l'Egypte, de l'Italie et du Paris des années 50. Elle m'aurait trouvée drôle. Elle m'aurait invitée à de folles soirées avec Bertrand Delanoë quand il était beau, Pascal Sevran quand il n'était pas un vieux con réac, et Max Guazzini avant qu'il crée NRJ. Qu'est-ce que ça aurait été bien...

Mais moi aussi j'aurais pu lui apprendre des choses. Parfaitement. J'aurais pu lui expliquer qu'il ne faut pas être esclave de l'amour des gens, ni de leur désir. Je lui aurais dit qu'on ne peut pas sauver un homme, même avec tout l'amour du monde. Je lui aurais dit que même pour ne pas vivre seule, il y a des choses auxquelles on ne doit pas céder. Je lui aurais dit que ne pas avoir d'enfant n'est pas forcément une tragédie. Je lui aurais dit que quand trois hommes de votre vie choisissent de mourir, on n'y est pour rien. Je lui aurais dit que vraiment, elle était toutes les femmes. Je lui aurais dit l'admiration inextinguible que j'éprouve pour elle, pour ses chansons, pour ce qu'elle était. Je lui aurais parlé d'une enfance provinciale à la fin des années 70. Je lui aurais parlé de l'ennui, de la colère, de la culpabilité, en précisant que tout ça n'était pas une fatalité, qu'on ne devient pas nécessairement la femme qu'on était destinée à être quand on était petite fille. Et puis je lui aurais dit que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, bien sûr. Et bien sûr, elle ne m'aurait pas cru... elle était si désespérée.

Mais quoiqu'il en soit, on se serait aimées. On se serait comprises. On se serait peut-être réchauffé le coeur...

Oui mais voilà, tout ça, ça n'arrivera jamais...c'est embêtant de n'aimer que des chanteurs(euses) mort(e)s...


La prochaine fois, Mère Teresa et moi. Ca risque d'être plus court.

10/05/2006

Blouz...

Oh la la vague à l'ââââââme.... c'est affreux.

Je sais pas pourquoi, tout d'un coup, depuis ce week-end. J'ai dû trop boire. En fait, c'est une certitude, j'ai trop bu, et je me demande si ça m'a pas foutu le moral au ras des pâquerettes. Si je recommence à avoir le vin triste, alors je suis pas sortie de l'auberge...

Alors voilà, envie de rien. Ou si, d'un seul truc : être sur une plage de Ko Samet, bercée par le bruit des vagues et le bruissement des arbres. Et rêver... Aucune perspective n'arrive à me sortir de cette mélancolie, pas même l'idée d'aller voir mon cher Bénabar en concert à la fin du mois, ni même la possibilité d'aller passer quelques jours à Madrid avec ma soeur à la fin de l'été. Même les jolies chaussures que j'ai acheté ces derniers temps n'arrivent plus à me réjouir. Où va-t-on ????

Bon, ben finalement je vais attendre que ça passe. Je vais me replonger dans les textes de Desproges, écouter de vieux albums de Renaud et manger des trucs au chocolat. Au bout d'un moment, ça devrait finir par aller mieux, et à ce moment-là j'arriverai sûrement à pondre un texte un peu plus intéressant que cette lamentable petite note larmoyante et auto-apitoyante... tiens j'ai quand même réussi à inventer un mot ! C'est que ça ne doit pas être si grave que ça.

25/04/2006

Entre deux eaux

Je sais plus trop, là. Je me sens bizarre en ce moment. Impression que ma vie est en train de changer à une vitesse vertigineuse, et en même temps que tout est désespérément pareil.

Dimanche j'ai fait vingt bornes à vélo ; preuve que Dieu existe puisque je suis toujours en vie. Au travail mes supérieurs ont l'air de prendre subitement conscience du fait que je n'ai pas le QI d'une poule (copyright R.). Je vais acheter de nouveaux meubles et jeter ma télé. C'est le printemps.

Mon régime stagne lamentablement. Malgré ma persévérance surhumaine mes bourrelets semblent trouver ma taille très accueillante. Ca me fait sentir encore plus prisonnière de moi-même. Je n'ai pas envie de parler aux gens, de leur parler de moi en tout cas. Ces derniers jours j'ai même cru que je n'avais plus envie d'écrire ici. Et puis finalement, si. Ce soir, un besoin soudain.

Hier soir j'ai vu ce terrible documentaire, Le cauchemar de Darwin. Là encore, déchirée entre deux ressentis. Intense sentiment de culpabilité, de honte, de gâchis. Et puis tellement d'impuissance... ou de renoncement, je ne sais pas. Il y a encore quelques temps, je pensais que savoir, être contre, comprendre, c'était déjà résister. Aujourd'hui je ne peux plus affirmer honnêtement que je le pense encore. L'individualisme, toujours... mais aussi la compassion.

C'est dur de se trouver à nouveau partagée à ce point... ça faisait un moment que ça ne m'était plus arrivé. Ca ne me manquait pas. 

 

22/03/2006

C'est pas marrant tous les jours

En commençant ce blog je m'étais dit qu'il serait drôle... j'avais envie d'une certaine légèreté, de parler de sujets futiles, sur un ton futile, de tourner les choses en dérision... normalement c'est un truc que je fais très bien. En tout cas quand je parle. Mais en fait je m'aperçois qu'à l'écrit, c'est pas du tout pareil... ou alors, peut-être que le fait d'écrire me rend plus sombre. Peut-être que ça fait ressortir toutes les casseroles que je traîne. Peut-être aussi que je m'autorise à exprimer des sentiments plus tristes, parce que je n'aime pas parler de ma peine. Ou dès que j'en parle, je dis trois mots et puis tout de suite je dérisionne. J'ai toujours l'impression que les gens qui m'écoutent ne comprennent pas ce que je ressens, qu'ils voient les choses tellement différemment... et puis de toute façon ça me gêne, j'ai pas envie d'être une geignarde. Je préfère garder ce genre de réflexions pour moi, apprendre à vivre avec, et éviter d'emmerder le monde.

Tout ça pour dire que j'aimerais bien être un peu plus marrante ! Je vais m'appliquer ! Par exemple je pourrais vous raconter la fois où ma voiture (avec moi dedans) est tombée dans un fossé plein d'eau, et où j'ai cru me noyer (j'avais vu Titanic deux jours avant). Je pourrais vous raconter que j'ai bataillé 15 jours pour pouvoir téléphoner lorsque ma ligne a été dégroupée, parce qu'en fait mon téléphone n'était pas relié à mon modem, mais que j'ai quand même insulté tous les pauvres garçons et filles de la hot line de mon FAI. Je pourrais vous dire qu'un samedi soir, vers 5 heures du mat', dans un parking souterrain, j'ai enlevé mes pompes à talons et j'ai imité Josiane Balasko qui fait la majorette dans Nuit d'ivresse (un titre qui résumait bien la soirée). Je pourrais vous raconter qu'un jour, en commandant une pizza, j'ai épelé les initiales de mon nom avec des prénoms pour que mon interlocuteur comprenne, et qu'il m'a répondu : « Ben dis donc vous avez beaucoup de prénoms vous ! »...

Pour aujourd'hui c'est déjà pas mal ; tous les gens qui me connaissent et qui lisent ces lignes doivent déjà être morts de rire, puisqu'ils ont entendu (ou vécu !) toutes ces histoires... Pour les autres, essayez d'imaginer....

11/03/2006

Chassez le naturel

Comme tous les samedis soirs à la même heure, je suis prête à sortir ; comme à chaque fois je suis habillée, maquillée, parfumée, pomponnée à mort ; comme d'habitude je me demande : à quoi bon... qu'est-ce qui me pousse à continuer à me farder de la sorte... moi qui aime tellement être moi-même....

En écrivant ça, je réalise qu'il me serait impossible de sortir sans tous ces masques, j'aurais trop peur que les gens me jettent des pierres ! Quel est donc le mécanisme qui nous pousse à penser que les autres n'aiment pas notre nature profonde... pourquoi en suis-je arrivée à penser que mon visage, débarrassé de tous les fluides, toutes les poudres, tous les fards, ne peut être regardé avec bienveillance ?

Pour le savoir, il faudrait que je m'autorise à faire autrement.... 

10/03/2006

C'est fait de tout petits riens

Le monde est moche, mais parfois aussi il est beau.

Très beau.

Je ne vais vous faire le coup de le vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie, mais quand même si.

Il faut essayer d'y croire.

En pensant par exemple à ça :


  • les bisous dans le cou

  • les mains sur les hanches

  • les enfants qui rient

  • un ordinateur qui fonctionne

  • les melons, les pêches, les cerises, les framboises

  • une tasse de café fumant, un matin d'été sur une terrasse en plein soleil

  • du champagne bien frappé, les yeux dans les yeux, une nuit...

  • Nicolas Sarkozy fait 1m60 (j'ai pas vérifié mais il est impossible qu'il soit plus grand)

  • le chauffeur de bus vous a attendu à l'arrêt, au lieu de redémarrer dans des trombes d'eau, alors que votre poumon droit vient de rendre l'âme après le sprint que vous piqué

  • soudain, un inconnu vous offre des fleurs. Bon ok, ça n'arrive jamais.

  • dimanche, 16 h, il vous reste des cigarettes

  • votre boss vous félicite. Ah tiens, ça non plus ça n'arrive jamais ! Alors disons qu'il passe la journée sans vous lancer des regards furibards ou vous faire des remarques perfides

  • une interview télévisée de Noël Mamère à 8 heures du mat. Qu'on soit d'accord ou pas, ça booste pour la journée

  • un fou rire avec des gens qu'on aime

  • une discussion politique exaltée pendant un apéro qui dure jusqu'à 23 h

  • être réveillé par le chant des oiseaux (mais pas avant 11 h svp)

  • s'endormir sous les caresses de son(sa) chéri(e)

  • faire le marché. Mais un vrai marché, dans un bled à la campagne, avec des légumes biscornus encore tout pleins de terre, et des fruits qui ont goût à fruit, et des gens avec un accent qu'on comprend pas toujours très bien


  • aller à la plage en fin de journée, il n'y a plus grand monde, la mer est tiède, le soleil se couche, pour un peu on s'endormirait dans l'eau tellement on est bien


Voilà, on pourrait trouver bien d'autres choses, encore plus réconfortantes ; l'essentiel c'est qu'elles existent, et qu'elles nous fassent oublier, l'espace d'un instant précieux, les fâcheux, les méchants et les crétins, toutes les guerres qui embrasent ce sale monde, les enfants malheureux et les bénéfices records de la World Company...

06/03/2006

Capitale

Paris...

Paris, le vice et la vertu. Paris, Pigalle et Saint Sulpice. Paris, la gouaille et le chic, Ménilmontant et Saint Germain. Paris, le ringard et le branchouille, avenue des Champs-Elysées et rue de la Roquette. Paris, le passé et le présent, les Halles et Rungis.

Paris le fric, strass et paillettes, stars et starlettes, champagne à 10 000 et farine illicite. Paris boîtes de nuit, cantines hors de prix, apparences du luxe. Paris faux semblants.

Paris la misère, Paris les taudis, Paris les clandos. Paris vidage de squat à 7 heures du mat. Paris l'Afrique, Paris l'Asie, Paris le monde, Paris le tiers monde.

Paris les marchés, tonnes de bouffe dégueulant sur les trottoirs, marchands gueulant leur espoir, badauds ébaubis. Passent les bennes à ordures dans les éclaboussures.

Paris crève la faim, une armée d'affamés, au coin de la rue. Passent derrière les bennes à ordures, la meurtrissure. Paris l'impuissance.

Paris le métro, odeur de pneus chauds, chaleur si humaine, visages résignés. Paris chanteurs amateurs, emmerdeurs, puis soudain un clône de Miles Davis, entre La Courneuve et Villejuif.

Paris les Parigots, malpolis, mal dégrossis, mal embouchés et bouffis. Paris les touristes, do you speak english, no comprendo, pouvez-vous nous prendre en photo. Paris tellement de gens qu'il y en a même qui ressemblent à des provinciaux.

Paris la Goutte d'Or, la Butte aux Cailles, porte des Lilas, mais Paris la Défense, la Bastille, place Beauvau.

Paris la pluie, le crachin, la bruine mais Paris 15 août, le square des Batignolles début septembre et les petits matins vifs de printemps.

Paris, le début et la fin.

Paris, le paradis... perdu.