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19/06/2007

Coup de mou

Mais alors un gros, gros coup de mou, voyez ?

Depuis quelques semaines je m'interroge beaucoup sur l'avenir de ce blog. C'est un sujet sur lequel je me suis toujours posé des questions, du reste ; mais disons qu'aujourd'hui, je me sens comme tarie.

Ecrire me manque beaucoup, mais pour l'heure je n'ai rien à dire. Comme il est bien sûr hors de question que je me force, je vais laisser courir un peu, et voir venir. A la fin de la semaine, je pars en congés jusqu'à début juillet, et au retour j'aviserai... si ça se trouve, j'aurai des tas de trucs à raconter. Ou pas. Je ne suis pas capable de dire mieux pour le moment...

Je m'en veux un peu de créer ce « suspense ». Mais je n'ai pas d'autre choix. Je n'arrive pas à décider tout à fait que c'est terminé, tant je tiens à ce qui s'est passé sur ces pages depuis plus d'un an ; mais je ne veux pas non plus prolonger artificiellement la tenue de ce blog, pour une autre raison que l'envie. C'est le seul moteur que je veux avoir dans la vie.

A bientôt...

03/06/2007

Fiche de lecture

Ca alors, un questionnaire ! Y'avait longtemps non ? Merci Annelise ;-)

Pour être honnête, ce n'est pas mon exercice favori ; mais celui-ci est particulier puisqu'il parle de livres. A bien y réfléchir, je suis très étonnée de ne pas parler ici de mes lectures. Lire, pour moi, ça s'apparente un peu à respirer ; j'ai toujours lu, depuis que je sais le faire, quasiment tout ce qui me tombait sous le main, de façon très compulsive, sans jamais me lasser. Il se passe rarement un jour sans que je lise, c'est essentiel à mon équilibre. S'il me fallait choisir entre lire et écrire, je choisirais lire, sans aucun doute.

Si je suis boulimique de lecture, j'arrive quand même à choisir parmi l'offre pléthorique que propose l'industrie de l'édition... je vais sûrement oublier quelques titres, mais je vais faire de mon mieux.

4 livres de mon enfance

Je dirais plutôt les collections de mon enfance... les mêmes que vous, très probablement.

Oui-Oui. J'adorais Oui-Oui. Il y a quelques mois, avec des amis, nous avons désespérément cherché le nom de l'ami de Oui-Oui, ce charmant petit personnage aux joues rouges. Vous savez quoi ? Il s'appelait Potiron. Complètement dingue.

Le Club des Cinq. Entre eux et le Clan des Sept, il fallait trancher, j'ai choisi mon camp. En revanche, j'ai totalement oublié de quoi ça pouvait bien parler. Genre ils faisaient des enquêtes, non ? Ca doit être ça.

La comtesse de Ségur. Aaaah... cette chère comtesse, si surannée, si douce et si réactionnaire. Un monument de conservatisme, de morale périmée et de sexisme. Un vrai bonheur.

Et le quatrième ? Bah je sais plus. Quelque chose de très académique, à l'image des trois premiers...

4 livres de mon adolescence

L'étranger, de Camus. Ce livre a été une révélation pour moi ; je ne saurais pas dire pourquoi, mais il a remué des tas de choses enfouies. Je me rappelle de l'émotion intense que j'ai ressentie après l'avoir terminé, et qui m'a fait penser : c'est donc ça, un prix Nobel...

Thérèse Desqueyroux, de François Mauriac. Oui, j'étais hyper fun quand j'étais ado. Je l'ai relu récemment, et à nouveau j'ai été frappée par la force de l'écriture, l'universalité du propos, la profondeur des personnages.

Tous les Pagnol. J'ai vécu des années en Provence par procuration... aujourd'hui je n'ai plus envie de relire tous ces petits bijoux, je crois que j'ai peur d'en abîmer le souvenir.

Tarendol, de René Barjavel. J'ai ensuite lu Le grand secret et La nuit des temps, mais Tarendol reste un souvenir émerveillé. Je viens de relire Ravage, et ce livre m'est soudain apparu comme atrocement rétrograde et moraliste, ça m'a saoûlée. Donc je suis mitigée sur Barjavel, en fait.

4 livres de ma vie étudiante

Alors d'abord tous les bouquins de droit constitutionnel, d'économie, d'histoire des idées et de géopolitique que tout étudiant de Science Po digne de ce nom doit se fader. Des souvenirs grandioses, on s'en doute.

Patrick Cauvin. C'est à cette époque que j'ai découvert cet auteur que j'adore, et dont j'ai depuis dévoré tous ses ouvrages, sans exception. Le premier que j'ai lu c'est Rue des Bons Enfants, qui est formidable, mais de toute façon ils le sont tous. Attention, ce n'est pas de la graaaaaande littératuuuure, mais on s'en fout, c'est très bien écrit et ça vous embarque dès la première page, perso c'est tout ce que je demande.

Conflits de famille. C'est aussi pendant cette période que j'ai découvert Alison Lurie, un génie d'ironie et de satire sociale, tout en finesse et en férocité. A la suite de celui-ci j'ai systématiquement lu tous les autres ; je conseille notamment La vérité sur Lorin Jones. En revanche le dernier, La vérité et ses conséquences, m'a un brin déçue.

Les écrivains américains. A l'IEP nous avions un cours d'introduction à la littérature (pas que des enseignements barbares finalement), et à cette occasion j'ai découvert l'existence d'Irving, Roth et Auster, entre autres. Je ne les aime pas tous en bloc, c'est vraiment au cas par cas. Mention spéciale pour Le monde selon Garp et Léviathan, tout de même.

4 livres récents que j'ai aimés

Tout ce que j'aimais, de Siri Hustvedt. Merci, Julie, de m'avoir fait découvrir cette pépite. Ce bouquin est un chef d'oeuvre, c'est bien simple. L'auteure mêle au récit de vies ordinaires toute une réflexion sur une époque, une ville, une mentalité, avec de virtuoses digressions sur la sociologie et la psychologie. J'ai rarement lu un livre dégageant une telle force, une telle personnalité.

King Kong Théorie, de Virginie Despentes. Sur elle, je n'avais que de vils préjugés d'écriture facile et de sujets racoleurs ; Les Jolies Choses m'était tombé des mains il y a quelques années, mais celui-ci, j'avais vraiment envie de le lire. Je n'ai pas été déçue, et au-delà, j'ai totalement adhéré à son triste constat, qui en gros et selon moi, expose l'impossibilité présente et future de l'existence de relations apaisées entre hommes et femmes. Le fait qu'elle y détaille sans fausse pudeur son cheminement vers la féminité m'a beaucoup touchée, et j'ai découvert une femme qui n'a pas besoin de singer les modèles préétablis pour se sentir être. Et rien que ça, ça fait du bien.

Moi, Charlotte Simmons, de Tom Wolfe. De lui, j'avais déjà adoré Un homme, un vrai. Mais son dernier ouvrage est tout aussi féroce dans la description de la société américaine nantie et bien pensante. Le personnage éponyme est confondant à la fois de bêtise, d'ambition, de sainte-nitoucherie, de conformisme et de vanité. Une adorable jeune fille.

Traité de savoir-survivre par temps obscurs, de Philippe Val. Alors là, pour être franche, je ne pense pas avoir tout bien compris des tenants et des aboutissants de la thèse de l'auteur, mais j'en ai pigé assez pour être éblouie par la démonstration, et aussi par l'érudition de ce type. Cette lecture a également réveillé en moi le fol espoir que l'humanité n'est peut-être pas totalement perdue pour elle-même... mais c'est pas gagné, disons-le tout net.

4 collections de BD que j'adore

Oh ben aucune, je ne lis pas de BD. J'aime pas les images, je ne suis pas du tout une visuelle, moi j'aime quand il n'y a que des mots. Cela dit j'ai lu pas mal d'Astérix, c'est ma seule référence en la matière. Mais je me rattrape comme je peux en suivant goulûment le blog de Soph, les Toujours Ouvrables. Si vous ne connaissez pas, allez voir, c'est à mourir de rire.

4 écrivains que je relirais encore et encore

Patrick Cauvin, bien sûr.

Stephen King. Ah tiens c'est curieux, je n'ai pas encore parlé de lui ! J'aime surtout les livres de la maturité, comme on dit, ceux qui ont comme personnage central une figure emblématique de femme bafouée et courageuse : Dolores Claiborne, Rose Madder, et surtout Jessie. Stephen King est un écrivain extraordinaire, ses bouquins sont foisonnants, son écriture toujours juste.

Patricia Cornwell. Les deux derniers tomes de la série des Scarpetta sont plus faibles que les autres, mais c'est une saga que j'adore.

Alison Lurie, donc.

4 écrivains que je ne relirai sûrement jamais

Douglas Kennedy. J'en ai lu deux, et j'ignore encore pourquoi je ne me suis pas arrêté au premier... je ne comprends pas pourquoi on présente cet homme comme un écrivain. Ses sujets n'ont aucun intérêt, son écriture est plate, vraiment, les raisons de son succès m'échappe.

Zola et compagnie, c'est à dire Balzac, Stendhal et tous ces romanciers poussiéreux du 19° auxquels j'ai miraculeusement échappé, merci Lagarde et Michard. En fait je n'ai lu que L'assommoir, duquel j'ai pensé qu'il portait bien son nom... j'ai horreur de tous ces classiques, même sans les avoir lu, c'est vous dire comme je suis bornée. Mes proches m'ayant tous seriné que Maupassant faisait notablement exception à la règle, je viens de commencer Une vie. Pour l'instant je ne saute pas précisément au plafond, mais je vais essayer de le finir.

Dan Brown. Je suis obligée de vous l'avouer, j'ai lu Da Vinci Code, oui j'ai honte, oui je me repens. Ca m'aura au moins servi à prendre la décision de ne plus jamais lire de bouquin semblant avoir été écrit par un ordinateur.

Paulo Coelho. Cette fausse philosophie de pacotille, c'est carrément un scandale international.

4 premiers livres de ma liste à lire

Un corps parfait, d'Eve Ensler. J'ai vu récemment Les monologues du vagin, je pense que je ne m'en remettrai jamais tellement j'étais bouleversée. Je suis très sensible à tout ce qui touche de près ou de loin à la condition des femmes, en ce moment.

Tout est illuminé, de Jonathan Safran Foer. Ma soeur est dithyrambique à son propos ; nous avons rarement les mêmes goûts en matière de livres (normal, elle a fait des études de lettres, et elle sait mieux que moi ce qui est bon. Non, ce n'est pas ironique, Toto. Oui, j'appelle parfois ma soeur Toto, et alors ?) Bref, sur ce coup-là je sens qu'elle a raison, donc je vais le lire.

XY, de l'identité masculine, d'Elisabeth Badinter. C'est pas que je meure d'envie de comprendre les hommes, notez. Mais bon, ce livre traîne sur mes étagères depuis des années, et je ne l'ai jamais que survolé, alors je me dis qu'il faudrait tout de même que je le lise. Je ne suis pas convaincue, mais enfin il paraît que c'est vraiment très bien, donc...

La mariée mise à nu, de Nikki Gemmell. Quand je vous dis que je suis monomaniaque ! Sans blague, on m'a dit que c'était excellent.

4 livres que j'emporterais sur un île déserte

Un dictionnaire, évidemment. Il est impossible de s'ennuyer quand on a un dictionnaire.

Des romans historiques. N'importe lesquels, j'adore tous les romans historiques. Et des biographies aussi, plein. Je recommande chaleureusement L'irrégulière, d'Edmonde Charles-Roux, le récit passionnant de la vie de Coco Chanel, cette héroïne.

A la recherche du temps perdu : si j'ai bien compris, il faut vraiment n'avoir que ça à faire pour arriver à bout des sept tomes.

Les textes de Brel, Brassens, Renaud, Aznavour, Desproges. De la littérature en soi, vraiment. Ca me servirait à me rappeler à la fois de la beauté du monde et de sa laideur, aussi. Et puis ça me ferait rigoler, c'est toujours ça de pris.

Les derniers mots d'un de mes livres préférés

« ... Mais la surprise de Gladys était dans la chambre à coucher, elle tira Norma Jeane par la main, & la souleva de terre pour qu'elle regarde dans un cadre le bel homme souriant qui sembla en cet instant lui sourire. « Tu vois, Norma Jeane ?... Cet homme est ton père. »

Ce sont les derniers mots de Blonde, de Joyce Carol Oates, une biographie libre et hallucinée de Marilyn, adorable poupée sexuelle désespérément en quête d'amour. On voit où ça mène...

 

EDIT : alors bien entendu, il me revient progressivement à l'esprit nombre de livres dont j'aurais aimé parler.

D'abord, Garcia Marquez, Cent ans de solitude, il FAUT le lire, cherchez pas à comprendre. Du même continent, Isabel Allende, c'est formidable.

Ensuite les écrivains anglais contemporains : Hornby, Lodge, Connolly, et Amis, mais moins.

Une auteure américaine découverte récemment, Dorothy Allison, et un auteur, américain aussi, mais découvert il y a longtemps, Pat Conroy. 

Enfin un écrivain et journaliste français qui me fait hurler de rire : François Reynaert, éditorialiste au Nouvel Observateur (mais je ne lis pas le Nouvel Observateur, je devrais tant cet homme est drôle), auteur notamment de Une golden en dessert, un petit bijou.

Voilà, si je me souviens d'autre chose, je referai un edit. J'aime l'exhaustivité ;-)