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15/05/2007

Derrière le comptoir

Un jour, un être cher à mon coeur m'a dit : "Tu as une voix de fille de café". Ca reste un des plus beaux compliments qu'on m'ait fait, tout simplement parce que je suis une fille de café. De bar, de bistrot, de rade, quoi.

Comme je l'évoquais ici, je suis une fille de café puisque j'ai été à la tête d'un glorieux établissement de nuit, ayant péréclité pour cause de nullité en gestion et d'envie dévorante de faire la fête plutôt que les comptes. Mais en vérité, je suis une fille de café depuis bien plus longtemps que ça. J'avais huit ans lorsque mes parents se sont improvisés du jour au lendemain bistroquets-restaurateurs-hôteliers. C'est dans un petit boui-boui de quartier qu'a commencé ma vie derrière le comptoir.

Ce sont des souvenirs compliqués à évoquer car ils sont foisonnants, contradictoires, désordonnés. Nous habitions à l'époque à l'intérieur de l'établissement ; c'est là que j'ai compris que cette activité n'était pas un choix professionnel mais un choix de vie. Le choix de ne pas avoir de week-ends ni de vacances, le choix d'être en permanence confronté à des gens qui estiment que le client est roi, le choix d'être sempiternellement accablé de soucis techniques, financiers ou familiaux, le choix de se coltiner avec tout ça parce qu'on veut réussir dans la vie, mieux que ce qu'on vous a prédit. J'ai vécu tout ça avec l'intensité que peuvent avoir les terreurs enfantines, comme si tout tenait à un fil prêt à casser à chaque instant. Cette vie m'a probablement dicté la fuite devant l'instabilité et la dépendance, mais elle m'a surtout laissé des bribes de moments merveilleux.

J'ai été une gamine émerveillée de pouvoir jouer à la marchande pour de vrai. Emerveillée d'apprendre à faire un café avec une grosse machine ronronnante, de rendre la monnaie à des clients hilares ou attendris, d'essayer des centaines de fois de tirer correctement une pression, les pieds arc-boutés sur le fût de bière. Je me souviens de ma mère obligée de demander à un client assoiffé comment faire le diabolo-menthe qu'il lui réclamait. Je me rappelle l'odeur reconnaissable entre mille d'un bar au petit matin. Je n'oublierai jamais ces soirées à traîner entre les tables avant d'aller au lit, ni ma petite soeur se trémoussant sur la Danse des Canards, le hit des juke-box, en secouant adorablement ses longues anglaises. Mon esprit est marqué à jamais par l'image de mon père cachant sous des lunettes noires un coquard, parce qu'un client mécontent, ou saoûl, ou les deux, lui avait cassé une bouteille sur la tempe. C'est là que se sont fixés mes goûts et mes dégoûts, de l'odeur du pastis que je n'ai jamais pu supporter, à ma passion pour l'expresso brûlant tout juste sorti du piston. C'est là aussi que s'est formée ma manière d'être avec les autres, rigolarde et empreinte d'une pointe de vulgarité que j'aime, bêtement, à revendiquer. Je me souviens surtout de la satisfaction éprouvée à trôner derrière le comptoir, à contempler les impeccables alignements de bouteilles, les rangées étincelantes de verres et le tas de sous-bocks. J'étais chez moi.

Et puis il y avait la cuisine, un recoin exigu où mon père avait tout juste la place de s'agiter. Ca aussi c'était rigolo, la friteuse bouillonnante, le vieux piano débordant de gamelles, les torpilleurs et les couteaux. J'ai passé beaucoup de temps en cuisine, à le regarder faire, pleine de l'adoration que seule une enfant peut éprouver pour son père, et parfois à l'aider, même si je crains que ça ne soit pas le mot juste. Je suppose que mon enthousiasme devait le contraindre à se prêter au jeu... mais on sentait de la fierté chez lui, aussi.

Enfin il y avait la vie, tout autour... la volonté, malgré tout, des mes parents, de nous préserver de cette vie de patachon. Je crains que ça n'ait échoué ! L'école où il fallait briller, la catéchisme où je ne voulais pas aller, les copines qu'il fallait inviter à une table de bistrot. Un samedi matin, ma mère et moi prenions le petit déjeuner dans la salle, lorsque le rideau masquant la vitrine s'est soudain décroché dans un long feulement d'étoffe. Nous nous sommes retrouvées toutes les deux en tenue de nuit devant le regard éberlué des passants. Ca fait longtemps que nous n'en avons pas parlé, mais je suis sûre à cette occasion de piquer un nouveau fou rire avec elle... La vie dans un bar est une vie à part entière ; je crois avoir été moins préservée du monde, à y passer mon enfance. Et c'est probablement ce que j'en retiens d'abord : les gens, les sourires, les fatigues, les blagues, les réparties, les fâcheries, les amitiés. Les gens, toujours. Et la vie qui continuait d'exister à l'extérieur me semblait souvent bien fade.

Aujourd'hui encore cette intensité me manque... parfois, accoudée à un bar, j'observe celui ou celle qui veille derrière le comptoir, et si je laissais mon coeur faire, il ressentirait un pincement.

Je suis depuis retournée dans le bar de mon enfance... la place de l'ancienne cuisine est à présent occupée par d'immenses toilettes, le bar fait trois mètres de plus et l'hôtel du premier étage n'existe plus. Tout l'endroit est méconnaissable, mais au détour d'un regard j'ai parfois aperçu des fantômes qui me faisaient un clin d'oeil. De derrière le comptoir...

 

Commentaires

Toujours aussi bien écrit... j'apprends chaque jour à te connaître. merci pour ce moment partagé.

Écrit par : clo | 15/05/2007

Nostalgie de l'enfance, ambiance enfumée et brêves de comptoirs... J'imagine les personnages, je me fais le film sur l'écran de mon cerveau, c'est doux et remuant comme un p'tit noir au p'tit jour...
Je te sens apaisée, réconciliée avec tes souvenirs, je sens que tu aimes là d'où tu viens, que tu sais ce qui t'a faite, je crois que tu t'acceptes telle que tu es... Merci Pomme!

Écrit par : nainerousse | 15/05/2007

J'aime te suivre dans tes nostalgies tendres et douces. Aujourd'hui, à te lire, j'ai l'impression d'avoir grandit dans ce bistroquet et d'avoir respiré cette odeur, entendu tous ces bruits si typiquement "bistro" et d'avoir dansé sur les hits du juke-box.
Tu sais créer ou recréer les ambiances avec un talent rare (grrrrr, je suis jalouse!! ;-D)
Merci Pomme pour cette page à carreaux de ton enfance...

Écrit par : Breizhoudoudou | 15/05/2007

C'est bien beau ce que tu écris là ...
Merci pour ce moment de nostalgie douce

Écrit par : Ln75 | 15/05/2007

Je suppose que le rideau était marron, je suppose que ta petite soeur dormait, je suppose que vous étiez heureux et je suis sûre que tu l'étais... Ce billet, ce sont, peut-être les premières pages d'un bon livre, d'un excellent livre, que tu as commencé et nous attendons la suite. encore bravo.

Écrit par : marie-ange | 15/05/2007

tiens c'est amusant quand j'étais petite, je rêvais de vivre dans un bar ou d'être une fille de forains!

Écrit par : marie caroline | 15/05/2007

@clo : c'est un plaisir pour moi de le partager...

@nainerousse : oui, ça a à voir avec ça... la nostalgie n'est pas amère, elle m'aide à être ce que je suis. Merci à toi.

@Breizhoudoudou : "page à carreaux de ton enfance", comme c'est joliment dit !

@Ln75 : merci à toi.

@marie-ange : oh oui je l'étais, nous l'étions, il ne faut jamais te laisser aller à penser le contraire... merci Maman, d'avoir lu et aimé ce petit bout ce notre vie.

@marie caroline : eh bien tu as une petite idée de ce que ça peut être alors ;-)

Écrit par : pomme | 15/05/2007

Quel beau texte , bravo. Du coup ce blog m'est très cher . continue .... à nous recréer et faire revivre ton petit monde .les mots plus beaux que des photos...à bientôt alors et Merci! Chicorée

Écrit par : chicorée | 15/05/2007

"si je laissais mon coeur faire, il ressentirait un pincement"
Magnifique.

Je connais la vie de bar, de derrière le bar. ça me manque aussi, parfois, je ne peux m'empêcher non plus d'observer les gestes, les sourires parfois forcés, parfois sincères des barmaid, la fatigue de leur corps, leur enthousiasme avec certains clients. J'ai besoin de cotoyer ces endroits où je me sens un peu chez moi, quand tout à coup, l'ambiance, l'échange verbal ou la commande farfelue me replonge dans ma vie de "l'autre côté".

@ marie-ange: votre fille a beaucoup de talent!

Écrit par : funambuline | 16/05/2007

Aaaaah, chouette, un nouveau billet ! Ben tu vois que tu la retrouves ton inspiration… Il est MAGNIFIQUE celui-ci Pomme ! Et le coup du rideau m’a bien fait rire. Tu devrais vraiment écrire un roman, il y a des gens qui sont publiés avec une plume nettement moins belle que la tienne. Et puis, tiens, c’est malin, je toute émue après avoir lu tes mots… J’ai toujours été fascinée par l’ambiance des bars alors j‘imagine la magie d’un tel lieu vu avec les yeux d’une enfant…

Écrit par : Baboux | 16/05/2007

Je m'y suis crue, derriere le bar, en train de rendre la monnaie des clients, pas plus haute que 3 pommes... le temps de te lire.
On ne cessera de le dire, quel talent, Pomme!

Écrit par : Londoncam | 16/05/2007

Encore une fois tu nous emportes dans des histoires et des lieux que nous méconnaissons pour la plupart, mais où nous entrons sans crainte de te suivre car sûrs d'y être protégé des heurts que toi parfois tu y prends et où, en revanche, nous y respirons toujours de quoi faire belles nos fossettes ; puis nous nous ré-isolons de ces courtes aventures avec des souvenirs communs, des odeurs et chaleurs familières, des envies d'y revenir pour y apprendre un peu plus sur ce que nous ignorons encore comme sur les façons de le dire.
Ne serait-ce que pour cela tes textes sont achevés, somptueux, pommés devrais-je dire !
Aujourd'hui fille de café, hier fille amère, encore avant fille flattée ... fille écrivain toujours, tel est le mal que moi aussi je te souhaite.

Écrit par : zulunation | 16/05/2007

Tout a été dit au-dessus mais je le redis : on s'y croit, Pomme, tu as un talent fou et une écriture merveilleuse !

Au boulot, hop, ce livre n'attendra plus ;-)

Écrit par : Hélène | 16/05/2007

Ton texte est magnifique Pomme il m'a ému, en te lisant j'avais les images devant les yeux !

Écrit par : Laurette | 16/05/2007

@chicorée : bienvenue ! Merci beaucoup pour tes compliments, et à bientôt !

@funambuline : je suis sûre que ma maman appréciera ;-)
Oui, c'est exactement comme tu dis, cette nostalgie éthérée...

@Baboux : c'est vraiment très gentil... merci beaucoup !

@londoncam : haute comme trois pommes, j'ai souri... merci à toi.

@Hélène : eh oui, le tout maintenant c'est de faire... je crois que ça doit mûrir encore un peu, mais ça viendra. Merci !

@Laurette : merci beaucoup ! Si tu veux, un de ces jours, je te le montrerai en vrai... ou ce qu'il en reste du moins...

Écrit par : pomme | 16/05/2007

@zulunation : je suis touchée que tu aies deviné mon envie d'éluder le moins bon... et je suis émue de ta façon de dire ça, comme toujours. Quant au mal que tu me souhaites, tu l'inspires, aussi... merci.

Écrit par : pomme | 16/05/2007

C'était un peu facile, mais mignon j'ai trouvé, et adapté à l'occasion!
Bises à toi.

Écrit par : londoncam | 16/05/2007

Pfiouuuu... En ce qui concerne notre dernière "conversation", dieu que tu as raison... Quand j'étais petite, mon plus jeune oncle a tenu pendant quelques semaines la boutique d'une station service. Un soir, mes parents m'y ont emmenée pour le voir. Il était au moins onze heures du soir et mon oncle adoré et surement très mauvais commerçant m'a laissée boulotter des bonbons à volonté. Je l'ai aussi aidé à rendre la monnaie, etc. Cette soirée reste un de mes meilleurs souvenirs d'enfance. Et toi tu viens de le faire revivre. Alors pour cette réminiscence, merci. Et dépêche-toi de t'y mettre la belle...

Écrit par : caro | 17/05/2007

De bien beaux souvenirs...
Le style est toujours aussi remarquable!
Comme ça tu comprends et connais mon quotidien, d'un coup je me sens (grave) soutenue!!!!
Je te souhaite un bon week-end avec des bises de pluie.

Écrit par : LovePink | 17/05/2007

Merci pour ces jolis mots écrits et moments partagés sur la toile.

Écrit par : Hello | 17/05/2007

On aurait cru lire Troyat, La Grive !

Écrit par : Mina | 17/05/2007

C'est très beau. Merci.
Ca donne envie de prendre des verres dans ce bar...

Écrit par : arpenteur | 17/05/2007

@Londoncam : j'ai trouvé ça très mignon et pas spécialement facile... tu as bien fait ! Bises aussi ;-)

@caro : je suis ravie d'avoir fait resurgir ce joli souvenir... on aura l'occasion d'en repraler, et j'espère que d'ici là j'aurai avancé...

@LovePink : eh oui, tu as fait partie de celles et ceux que je regarde parfois avec un brin de regret... merci, et bon week-end (donc bon courage ;-)) à toi aussi !

@Hello : bienvenue à toi, et merci beaucoup !

@Mina : honte sur moi, je n'ai jamais lu cet auteur... un de plus sur ma liste ! Bienvenue et merci pour cet hommage ;-)

@arpenteur : c'est un très beau compliment... merci !

Écrit par : pomme | 17/05/2007

Un très beau billet comme d'autres l'on déjà dit avant moi. Je suis particulièrement touchée par la tendresse avec laquelle tu évoques ta petite soeur.Et ce n'est pas la première fois..

Écrit par : dola | 17/05/2007

Comme ce texte me parle…
Moi aussi je suis une enfant de bistrot. Malheureusement je l'ai quitté à l'âge de 5 ans. Mes souvenirs sont floux, encore plus merveilleux : le monsieur qui livrait les fruits me laissait prendre une grappe de raisin dans son camion, mon frère sur son tricycle dont la benne était remplie de bouteilles vide, moi faisant la morale aux enfants pour ne pas qu'ils achètent de bonbons (eh oui à moi, ma grand-mère me disait que ce n'était pas bon, pourquoi ils en achetaient eux ?)… Heureusement après, c'est mon parrain chéri qui fut bistrotier : un nouveau refuge, j'étais connue de tous les cafés, il me laissait des cadeaux derrière les comptoirs amis et en échange, je laissais des ardoises partout… Et maintenant c'est mon petit frère qui sert derrière un comptoir. J'aime les bistrots, les cafés, les rades…

Écrit par : Fanchette | 18/05/2007

@dola : je suis heureuse que cette tendresse soit palpable... merci.

@Fanchette : belle évocation... comme toi je me sens toujours un peu chez moi dans ces endroits.

Écrit par : pomme | 18/05/2007

allez hop ça suffit maintenant. tu t'y met. écris.

Écrit par : julie | 19/05/2007

@julie : chef, oui chef ! ;-)

Écrit par : pomme | 20/05/2007

bonjour pomme, super ton article. mais quelle vie de patachon, moi c'est un poil plus simple, je pourrais en faire couler de l'encre noire de mes yeux, 18 de vie en hlm au milieu de deux quartiers, bref. tu écris super bien, j'aime lire tes billets.

Écrit par : kevin | 21/05/2007

Hello M'dame,

Et voilà, à moi aussi tu rappelles de très bons et doux et drôles de souvenirs meme si quand mon papa a décidé subitement qu'il voulait tenir un hotel/restau/bar j'étais plus âgée que tu avais l'air de l'etre à l'époque de tes mots...
c'est vrai que c'est "une vie à part" et que je garde (et garderai je pense) ça enfouit en moi pour toujours tellement c'était bien ! (et je ne peux pas m'empêcher d'etre nostalgique parfois quand je suis ds un bar... j'ai meme souvent envie de passer derrière le comptoir pour "filer un coup de main" qd c'est trop le rush... mais je me retiens toujours...)

je t'embrasse !

Écrit par : sofiso | 21/05/2007

@kevin : merci beaucoup.

@sofiso : coucou ;-) Ca alors, une autre fille de bar... maintenant que j'y pense, la dernière fois tu avais l'air très à l'aise en effet !!! ;-) Quelle bonne soirée...
Moi aussi je te fais des bises ;-)

Écrit par : pomme | 21/05/2007

ben oui mais alors le fait d'avoir l'air à l'aise ça me vient de ma facultée à "faire la fanfaronne" pour ne pas laisser ma vraie nature me coincer ds un recoin sombre...
parce qu'en vrai, je prends vachement sur moi avec les gens...

Écrit par : sofiso | 23/05/2007

quel joli texte.... Je suis tout à fait d'accord avec les commentaires précédents, ta plume est digne d'un roman.
Les souvenirs que tu évoques me font penser à un film que j'ai beaucoup aimé : au petit margery (enfin, je ne suis pas sur de l'exactitude du titre et de l'orthographe). L'as tu vu ?

Écrit par : pal | 23/05/2007

@sofiso : alors nous sommes très proches de ce point de vue... pour ma part, quand je ne connais pas les gens, ma solution mirale c'est de faire le clown ;-)

@pal : merci beaucoup ! Venant de toi c'est un compliment précieux... Non je n'ai pas vu ce film (je crois que le titre est bien celui-là), mais en revanche je me souviens clairement avoir voulu le voir ; mais en matière de cinéma je suis affreusement dilettante, j'échafaude mille projets de séances et puis je finis toujours par rester chez moi, plongée dans un bouquin ;-)

Écrit par : pomme | 23/05/2007

Merci pour ce texte qui m'a rappelé également de bons, ou moins bons, souvenirs, puisque je suis moi aussi une fille de bistrotiers : père maître d'hôtel dans un resto (dont je connaissais tous les recoins et était un peu une mascotte) puis, avec ma mère, ils ont tenu successivement, et tiennent encore, deux bars-brasseries. Ces odeurs, ambiances m'ont donc toujours accompagnés et m'accompagnent encore lorsque, en week-end chez mes parents, je leur donne un coup de main au bar et en salle.

Écrit par : Marnie | 11/06/2007

@Marnie : je suis heureuse que ça t'ait rappelé de bons souvenirs... et de moins bons aussi, ils font partie de cette vie. Et il m'arrive à moi aussi, parfois, de retrousser les manches ;-)

Écrit par : pomme | 11/06/2007

Vieux motard que jamais...
Bref ce texte me fait frissonner à chaque fois que je le (re)lis; je repense aux assiettes qui tenaient par l'opération du saint-esprit (et de la mayonnaise), à la cuillère à purée/batte de base-ball, et à tous ces souvenirs, petits et grands, qui ont fait de nous ce que nous sommes, les filles (ou gars) "qui sont nées sur un fût de bière"...
Bises de derrière le comptoir avant de se retrouver devant ;-)

Écrit par : Jen | 14/06/2007

@Jen : ah ! je les avais oubliés, la mayo et la batte... c'est énorme !
C'est drôle comme on ne retient que les bons souvenirs non ? C'est peut-être qu'en fait, comme dit plus haut, nous étions heureux...
Bises pochtronne ;-)

Écrit par : pomme | 14/06/2007

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