01/05/2007

L'hôpital de la mort, le retour de la vengeance

Résumé de l'épisode précédent : prise de violents maux d'estomac, Pomme, de Charybde en Scylla, échoue dans les urgences d'un petit hôpital toulousain où elle vit une expérience cauchemardesque digne de Stephen King. La douleur résistant à tous les traitements, elle va en urgence consulter un Spécialiste du Bidon (autrement appelé gastro-entérologue) qui lui colle une autre tartine de médicaments, se révélant aussi inefficaces que leurs prédecesseurs, et qui lui donne rendez-vous pour un examen barbare. Sagement, Pomme rentre chez elle pliée en deux et attend impatiemment le verdict du tuyau dans le bide...

 

Promis, ce sera la seule fois où je parle de moi à la troisième personne.

Or donc, je quitte le cabinet de ce médecin pleine de doutes. Et il se trouve que j'ai bien raison, car le week-end suivant, la douleur s'intensifie tellement qu'elle irradie dans mon bras gauche, pendant une trentaine de minutes j'ai bien cru que je faisais un infarctus. Oui, je sais, on n'a pas d'infarctus à 33 ans, en général, mais j'aurais bien voulu vous y voir.

Quelques jours plus tard, exsangue, totalement déprimée par la souffrance et follement angoissée par l'éventualité d'être atteinte d'un mal inconnu et incurable, je retourne chez mon généraliste. Mon état lui donne manifestement l'irrépressible envie de se gratter la tête, traduisez « Mais qu'est-ce qu'elle peut bien avoir celle-là ». En effet, c'est une excellente question, avouez qu'y trouver une réponse serait du meilleur goût. Mais faut pas rêver, aucun diagnostic ne saurait être donné avant l'exploration de mes entrailles. Me voilà donc repartie avec une nouvelle ordonnance.

Et là ! Le miracle, l'inespéré, l'inouï : ces nouvelles saloperies chimiques finissent par me soulager !!! Je n'ose croire à tant de bonheur, je passe deux ou trois jours à me tâter nerveusement l'estomac pour vérifier que je ne rêve pas, mais non, c'est bel et bien la vérité, je n'ai plus mal. Je me fais violence pour ne pas courir à l'église la plus proche allumer un cierge. Et je fête ça à grandes lampées de Tariquet, ce qui, je vous l'accorde, est lamentable.

Arrive une nouvelle semaine qui cette fois, m'amène une crève carabinée. Cette fois mon corps fait sécession, c'est sûr, je suis au fond du gouffre. Comme à chaque fois que j'attrape un banal rhume, je me mets à tousser comme une perdue, c'est moi qu'Alexandre Dumas aurait dû prendre comme muse quand il a écrit La dame aux camélias. Du coup je retourne chez le médecin, furieuse d'engraisser avec libéralité cette corporation qui n'a pourtant pas besoin de mon argent, tout ça pour entendre un enième sermon sur la cigarette-responsable-de-tous-les-maux-de-la-terre, oui Madame, les sept plaies d'Egypte sont nées dans un champ de tabac. Passe encore, je suis habituée, et puis c'est son métier hein, il va pas me dire de me mettre aux Gitanes maïs. Le problème, c'est qu'il me déconseille formellement d'aller passer mon examen dans cet état, rapport à une possible perforation de l'estomac ou chais pas quoi, bref un truc qui fait pas envie.

Malgré les apparences, ça devait être mon jour de chance, car j'arrive à déplacer le rendez-vous cinq jours plus tard seulement...

Déjà il faut arriver à 10 heures du mat à jeûn. Donc sans manger ni boire, même pas de l'eau, alors que je suis réveillée depuis 7 h. C'est donc dans une humeur EXQUISE que j'arrive à l'hôpital. On me colle dans une chambre en me disant qu'on viendra me chercher vers midi. Oui parce qu'il faut venir à 10 h, mais l'examen a lieu vers 13 h. Là encore j'abandonne sur le champ l'idée de demander une explication à ce décalage horaire, je suppose que pour comprendre il faut avoir fait dix ans de médecine.

Je pourris donc sur pied pendant presque trois heures, dans une chambre où bien entendu il fait 35°, en crevant de faim et de soif. On vient finalement me chercher, pour m'emmener au bloc, le tout bien sûr en faisant rouler le lit sur lequel je gis, à moitié insconsciente tant mon corps entier réclame de la nourriture. Une infirmière se pointe avec l'inévitable cathéter à la main. Mais je suis résignée, je n'ai même plus la force de me révolter contre la possible répétition du charcutage récent dont j'ai été victime. Je tends mon bras gauche comme on irait au bûcher... nouveau miracle, en cinq sec et sans douleur, l'affaire est faite. Je suis sidérée, j'ai presque envie de demander à la dame si elle est bien certaine que ça a marché. Mais apparemment, oui, donc je reste coite et je commence à attendre.

J'ai attendu deux heures. Oui, deux heures, dans l'entrée du bloc opératoire, avec près de moi des compagnes d'infortune, allongée sur mon lit de douleur, l'estomac dans les talons, la bouche sèche et les néons dans les yeux, avec une migraine mémorable qui enfle entre mes tempes. Le médecin a eu un contretemps (c'est le moins qu'on puisse dire) et il a deux heures de retard. Sans blague ? Si si. On nous jure que c'est la première fois que ça arrive, le docteur est hyper ponctuel, vraiment vous n'avez pas de chance ! Merci de me le signaler, je n'avais pas remarqué. Ma malchance me vaut donc deux heures dans ce couloir, avec autour de moi un ballet affairé d'infirmières et de médecins, qui très rapidement ne semblent même plus s'apercevoir de ma présence. A la fin, j'étais à deux doigts d'arracher ma perfusion pour cavaler dans ma chambre récupérer mes affaires et rentrer chez moi avec mon alien dans le bide.

Mais bien évidemment, c'est le moment que choisit le médecin pour arriver, la gueule enfarinée. C'est moi qui doit y passer en premier, et là c'est le trou noir : l'anesthésie a bien marché, rassurez-vous, pour une fois ma scoumoune m'a abandonnée. Je me réveille un quart d'heure plus tard, sans difficulté, j'ai l'impression d'être intacte, tous mes membres sont présents, et je ne suis ni aveugle ni sourde. Voilà mon docteur qui se radine et qui me dit texto « Vous avez une gastrite, mais je n'ai rien trouvé. »

Ah ben c'est sûr que si tu t'attendais à trouver une chaîne de vélo, t'as dû être sacrément déçu, parce que je me rappelle pas en avoir mangé récemment. Et si tu sous-entends (oui je tutoie les gens dans ma tête quand je suis énervée) qu'une gastrite, c'est RIEN, c'est que tu n'en a jamais eu, gros malin. Depuis, je cherche désespérément quel sens cette phrase sybilline peut bien avoir, mais rien à faire, je ne trouve pas. Ca doit être du jargon médical, je vois que ça. Ou alors il était dépité que j'aie pas un truc grave, je suis peut-être pas une patiente intéressante ? A l'heure qu'il est je n'en sais pas plus, j'attends le compte-rendu écrit de l'examen.

Mais la journée est loin d'être terminée. On me ramène dans ma chambre, où sitôt arrivée je demande à l'infirmière, les yeux brillants d'espoir, si je peux me BARRER. Elle élude habilement ma question et me propose à manger et à boire. Etant donné qu'il est presque 16 h et que je n'ai rien avalé de la journée, je tombe dans son piège sournois et j'accepte avidement. Je boulotte le somptueux repas qu'on m'apporte, un truc digne des plus grands chefs étoilés, et je finis par exprimer à nouveau mon ardent désir de rentrer chez moi, bordel de merde (oui je suis vulgaire, ça fait du bien. Mais j'ai pas dit ça à l'infirmière, je suis bien élevée quand même). Elle me regarde d'un air surpris et me dit que non, pas du tout, il faut AB-SO-LU-MENT que je voie l'anesthésiste avant de partir. Pourquoi, comment, ça, je ne le saurai jamais. Après l'avoir quasiment suppliée de m'enlever au moins ma perfusion, je me résigne donc à attendre.

L'anesthésiste débarque à 17h30. Je suis alors dans un état de nerfs indescriptible, je me demande comment j'ai fait pour pas me transformer en Hulk. M'attendant à un examen rapide, ou au moins à quelques questions, j'essaie de contenir ma fureur, mais peine perdue, le médecin daigne à peine me jeter un regard et m'annonce qu'elle va signer ma fiche de sortie. Ben j'aurais pu la signer aussi, à ce compte-là ! J'ai juste le temps de lui arracher une ordonnance pour mon médicament miracle, sans quoi je vais probablement recommencer à souffrir mille morts, et je pars de cet endroit maléfique en me retenant de courir comme une dératée (non, c'est pas vrai, je ne sais pas courir, c'est juste pour vous donner une idée de ma détresse).

Voilà. J'en suis là, c'est-à-dire nulle part. Peut-être les résultats de cette journée horrifique m'aideront-ils à avancer sur la piste de la mystérieuse maladie, mais franchement, j'en doute. Et je ne sais même pas si j'en toujours envie, vu les conditions dans lesquelles il faut s'attendre à être pris en charge médicalement. Je mesure, malgré tout, le chance que j'ai d'être soignée, par rapport à tant d'autres qui sont condamnés à crever sans se plaindre ; mais tout de même, je voudrais pas dire, il y a comme un grain de sable dans le mécanisme hospitalier. Un peu d'humanité ne nuirait pas, si vous voulez mon avis.

Et comme à chaque fois que je me révolte contre la médecine (à chaque fois que j'y suis confrontée, donc), j'ai décidé d'arrêter de me gaver des substances toxiques qu'on nous vend comme des pilules miracle. De toute façon ce médicament me donnait des vertiges, avoir l'impression qu'on a bu du Cognac au petit déj, ça va deux minutes. Je vous le donne en mille, je n'ai plus mal nulle part. Ca serait un peu freudien que ça m'étonnerait pas.

 

Edit de quelques jours plus tard : j'ai reçu les résultats ! Alors alors, votre verdict ? Vous avez deviné : je n'ai rien. Rien de rien, pas la moindre petite pathologie. J'ai mal à l'estomac, c'est la faute à Nicolas (Sarkozy, bien sûr, mais avec son nom ça rime pas). La bonne nouvelle, c'est que je vais enfin pouvoir cesser de me faire brutaliser par le système hospitalier et médical. La mauvaise, c'est que la seule solution en cas de douleur, c'est de me gaver de saloperies chimiques qui me feront mal ailleurs qu'à l'estomac. Je commence à comprendre les gens qui prient... je ne suis pas sûre de m'y mettre, mais je commence à comprendre.

 

Commentaires

A ba oui ma bonne dame, faut souffrir pour pas souffrir, que voulez vous? De toutes façons, si z'êtes pas contente z'avez qu'à vous faire soigner dans des cliniques, hein!
Bon, je vous épargne la suite des galigeades, je confirme juste que le système hospitalier est sur les rotules. J'ajouterai tout de même que le personnel hospitalier, c'est pas vraiment sa faute, il a plus le temps ni l'énergie d'être humain, en sus de tout le travail qu'il a à abattre...

Mon commentaire fait vraiment avancer le schmilblik...

Écrit par : clo | 01/05/2007

ho, ma pauvre pomme!
les hôpitaux, les medecins..tous bon a rien!
j'ai des douleurs à l'estomac depuis toujours aucun médocs ne me soulage mais un régime alimentaire ou tu évites l'acidité, le gazeux...peu aidé!
bon courage

Écrit par : uglylady | 01/05/2007

J'évite les hopitaux. Au maximum. Et jusqu'ici je ne m'en tire pas trop mal, suis née à la maison, jamais de fracture ou autre (ce qui dans mon pays enneigé n'est pas un mince exploi, je peux te l'assurer) et pas d'enfants... ma seule incursion dans le monde hospitalié a eu lieu au Yémen. J'avais chopé une thypoïde (que je ne souhaite pas à mon pire ennemi: gros maux de ventre, oui -je te vois venir avec ton hypocondrie- mais beaucoup d'autres symptômes aussi comme troubles de la vision, évanouissements, ... la totale), et bien le médecin (qui même s'il n'avait pas le droit de me toucher) a été très gentil, tout à fait disponible, absolument charmant.
Je crois que je suis vraiment chanceuse en fait... si j'avais le remède, je te le filerais bien... en attendant que je trouves, je t'envoie tout mon courage!!!

Écrit par : funambuline | 01/05/2007

Ouaip, les saloperies chimiques, ça ne fait jamais rêver.
Moi je cherche du côté des médecines douces même si je ne sais pas trop où consulter pour le moment...
Une connaissance a par exemple testé les gélules de levure de riz rouge (? ou un truc du genre), 100% naturel, à la place des anti-cholesterol qui te bousillent le foie. Sur elle, ça a marché au poil... (psychosomatique ?)

Écrit par : Fyfe | 01/05/2007

Pomme, pardon mais je suis comme ce médecin: drôlement contente qu'il ait "rien trouvé" (comme tu l'as compris joli euphémisme pour dire: pas de cancer) (oui je dis ce mot exprès pour l'apprivoiser).

Et donc, pas non plus la moindre chaîne de vélo !!!

En même temps t'as raison: ça te fait une belle jambe puisque tu as toujours mal. Mais ça serait atroce d'avoir mal et qu'il ait trouvé quelque chose.

Donc CQFD c'est la faute à Nicolas, je vois que ça !

Mille pensées Pomme.

Écrit par : sophie L.L | 01/05/2007

Tant qu'à faire dans le freudien de bas étage, il ne te serait pas arrivé un truc qui "te serait resté sur l'estomac" par hasard ?

Écrit par : Fanchette | 01/05/2007

@clo : en effet le personnel hospitalier n'y est absolument pour rien... il fait ce qu'il peut avec les maigres moyens dont il dispose, loin de moi l'idée de leur jeter la pierre. C'est bien le système qui est en cause, mais hélas je n'ai pas la solution, comme tu t'en doutes ;-) Faut souffrir pour pas souffrir, alors ça c'est bien dit, je trouve ça vraiment parlant !

@uglylady : bienvenue ! Alors heu tous les médecins bons à rien, je suis pas sûre, mais disons qu'il n'y a pas que des génies dans leurs rangs ;-) En effet le régime alimentaire peut aider, mais le problème, c'est que le régime, en règle générale, c'est contre ma religion (que j'ai pas). Je vais donc attendre d'y être obligée !

@funambuline : c'est gentil ! Mais ça va bien, je ne souffre plus !
Mais qu'est-ce que c'est que cette terrible histoire de typhoïde au Yemen ??? Je suis horrifiée, ça a dû être affreux... je confirme que tu es chanceuse !!! De t'en être sortie je veux dire ;-)

@Fyfe : alors les médecines douces, philosophiquement j'ai rien contre, mais j'ai la tenace impression que ça n'est efficace que si on y croit (comme pour les thérapies en général d'ailleurs, mais plus ;-)). Par exemple, l'acupuncture, moi j'y crois à mort, et ben à chaque fois que j'en fais je me sens une autre femme (enfin presque ;-)) Par contre les plantes, tout ça, je suis plus sceptique... cela dit je pense que je tenterai ma chance si besoin avant de me regaver de molécules diverses...

@sophie L.L : merci pour tes pensées... j'ai dû mal m'exprimer, je ne souffre plus du tout, envolée la douleur... et tant mieux ! Pour le reste tu as raison, bien sûr qu'il vaut mieux ne rien avoir dans le bidon... il n'en reste pas moins que cette douleur sans cause apparente reste agaçante !

@Fanchette : ah mais ça n'est pas de bas étage, ce que tu dis ! Surtout quand je pense aux nombres de choses qui me restent sur l'estomac... c'est comme pour les gens qui ont mal au dos et qui sont anxieux, et qui disent qu'ils en ont plein le dos... ah, la magie des expressions !

Écrit par : pomme | 01/05/2007

Je ne voudrais pas faire de triophalisme facile, mais quand même, je l'avais bien dit ;-)))

Ce billet est super drôle pomme, continue à nous en faire souvent, des comme ça !

Écrit par : Hélène | 02/05/2007

Mon passage préféré : "d'une humeur exquise". J'ai bien ri ! Merci Pomme.
Ceci dit, je suis vraiment contente d'avoir vu des médecins, même plus ou moins à l'heure, même plus ou moins pressés, même s'ils m'ont fait des cicatrices et des examens ajeun, etc.... Sinon....
Et j'espère, non, je veux, non, j'exige que mes enfants (et les autres) puissent bénéficier de cet excellent système que nous avons. Je suis prête à fare n'importe quel sacrifice pour ça. Mais il faut que les gens qui usent et abusent soient sanctionnés, sévèrement.
Bon, c'était mon côté militant, mes 30 secondes politiques. Ca m'a échappé, désolée..
Et l'aromathérapie, tu y as pensé ? (why not ??)

A bientôt ?
isabelle

Écrit par : isabelle | 02/05/2007

Mais c'est hallucinant comme on nous prend pour du bétail à l'hôpital! Le pire, c'est qu'on se sent complètement impuissant et on est d'ailleurs impuissant tellement aussi impressionné, effrayée..
Ben ma pauvre, tu t'en tires d'une belle... ;o)
Moi, si j’étais toi, je me ferais bouddhiste !

Écrit par : Fruit | 02/05/2007

Ah, Pomme, je suis bien rassuree de savoir qu'il n'a rien trouve quand-meme. Par contre, quelle journee de m... ils t'ont fait passer! Je compatis pour toi a posteriori. Le bon cote, pour nous tes lecteurs, c'est que ca donne un autre excellent post!
Je te souhaite tout de meme de ne pas avoir a avaler de saletes chimiques trop souvent, hein :-)!
Je t'embrasse!

Écrit par : Londoncam | 02/05/2007

Bin ma Pomme, pffui quelle histoire! Je ne comprends pas comment il a fallu que tu subisses tout ça pour qu'on te diagnostique une gastrite...Mon généraliste de l'époque l'avait trouvé tout seul. Par contre j'ai fait un peu la même mais dans un pays lusophone... Sans commentaire. Quant à la fameuse phrase:"Vous avez une gastrite mais je n'ai rien trouvé", c'est une répartie typique d'une partie du corps médical, ça veut dire que tu n'as rien qui nécessite une intervention chirurgicale, un traitement médical invasif -chimio, radiothérapie- donc qu'il ne va rien te faire de plus, en vous remerciant et bonne journée. Mais ça ne veut pas dire que tu n'as rien. Une gastrite, c'est très douloureux et épuisant pour l'organisme. On perd l'appétit et le sommeil et ça ce n'est pas rien, bordel! Pardon mais ça fait du bien. Reposes-toi et dis toi que dans le pire des cas il y a encore les législatives... Et dans le pire des cas nous entrerons en résistance!
Plein de bises.

Écrit par : nainerousse | 02/05/2007

Ma pauvre Pomme!! J'imagine la situation je l'ai vécu pour une fibro. Moi quand j'ai une crise je prends un IPP ça me calme, je fais des cures pendant une semaine... Mais quand j'ai mes crises spasmodiques c'est la m****!! Bon couarge! Et c'est sur qu'il y a aussi des règles "hygiéno-diététiques" à suivre mais bon.....

Écrit par : ByKyss | 02/05/2007

J'ai vécu le même genre de journée pour d'autres raisons : ça donne l'impression d'être transférée dans un autre espace-temps...
Très étrange sensation de perdre le contrôle de TOUT, et ça doit faire reflechir à la manière dont on considère nos personnes agées en maison de retraite (c'était ma minute Abbé Pierrre).
Dans ces cas là, je laisse mon côté positif prendre le dessus (oui oui, il existe), je me dis que si je poireaute c'est parce que y a des cas bien plus urgent que moi et je suis contente de pas en être.
Dernier petit truc : "Les trois médecins " de M. Winckler : très très joli roman qui met en scène différents "types "de médecin et de médecine. Se lit sans décrocher.

Écrit par : ClaireMM | 02/05/2007

@Hélène : ah mais je m'incline devant ton intuition !

@isabelle : mais il n'y a pas de problème ! Tu as raison de souligner que nous sommes très privilégiés par rapport au reste du monde sur le plan de la santé... pour combien de temps encore, ça c'est un autre problème...
L'aromathérapie... le truc avec les huiles essentielles ? Rohhh, j'y connais rien ;-)

@Fruit : bouddhiste, carrément ? J'avais pas pensé à ça ! C'est vrai que le pire dans ces moments c'est cette sensation d'impuissance...

@Londoncam : merci de ta sollicitude ! Bises ;-)

@nainerousse : il va falloir qu'on en discute plus en profondeur, de ça aussi... tous ces points communs, ça devient d'un banal ;-))) Bisous, à très vite !

@ByKiss : beinvenue à toi ! Comme tu dis, hygiéno-diététiques, ça fait pas envie hein... mais il faut se rendre à l'évidence, ça risque d'être nécessaire !

@ClaireMM : j'adoooooore Martin Winckler !!! Les trois médecins est un livre formidable, pour un peu il me réconciliait avec le corps médical ;-) Je pense que c'est vraiment un mec bien, il tient notamment un site internet hyper documenté sur la contraception.
Tu vois c'est exactement ça : on se sent renvoyé à l'impuissance qu'on imagine chez les personnes âgées. Ou chez les nourrissons. Et ça fout les jetons ;-)

Écrit par : pomme | 02/05/2007

J'adore la chute ! La chaîne de vélo aussi, mais encore plus la chute :-))

Écrit par : Catherine | 02/05/2007

Je viens de découvrir votre blog grâce aux informations locales de France 3 Toulouse ce soir.

J'aime beaucoup vos tranches de vie :-).

Heureusement que le milieu associatif fonctionne bien dans les hôpitaux, comme la VMEH, pour humaniser encore ces lieux où l'on va contre son gré...

Écrit par : Frederic | 02/05/2007

Pov' Pomme...je compatis à un point que tu n'imagines pas!! Ta description de l'hopital m'a fait beaucoup rire et m'a désolée à ma fois...quels inhumains ceux là!!
J'ai eu une gastrite il y a deux ans : j'en aurais flingué le postier!! Et ben ma toubib m'a filé je ne sais quel médoc, mais surtout elle m'a interdit à peu près tout ce qui est bon sur cette terre sauf le sexe : alcool, cigarettes, sauces diverses, café, gras en tout genre (interdite de beurre, moi une bretonne!!!) et ça pendant 2 mois!!! Sûr, la gastrite a été guérie mais j'en pouvais tellememnt plus au bout de 2 mois que j'ai fait une "orgie"....(malade comme un chien après en plus...) Et la seule chose qu'elle a pu me dire d'un air désolé : "vous êtes un terrain stressé favorable à ce genre de pathologie"...
Reste plus qu'à se mettre au Lexotruc ;-p

Écrit par : Breizhoudoudou | 02/05/2007

@Catherine : contente que ça t'ait plu ;-)

@Frederic: bienvenue ! Incroyable le pouvoir de la télé, ça me sidère toujours... tout ce qui humanise l'hôpital est bon à prendre en effet !

@Breizhoudoudou : je crois qu'on est pas mal dans ce cas... hélas ! Merci de ta compassion, je suis sûre que tu comprends !

Écrit par : pomme | 02/05/2007

Mais enfin, Pomme, faut bien que ton corps s'exprime, pourquoi est-ce que tu veux le brimer en faisant taire la douleur à tout prix?
Il faut apprendre à l'é-cou-ter.....

Bon, maintenant que tu as compris qu'il avait quelque chose à te dire (que tu ne comprends pas apparemment), va consulter un psy, j'ai lu quelque part que les cellules de l'intestin et du cerveau venaient de la même souche ;-))

Sinon le message va passer par un autre chemin, huhu.

Non, j'ai l'air de plaisanter, mais c'est quelqu'un qui a eu mal au ventre pendant 2 mois jour et nuit (sans raison médicale évidemment, mais seuls les médocs pour ulcéreux me soulageaient quelques heures) qui te l'affirme....

Écrit par : Cerise | 02/05/2007

Pôvre Pôminjour ... c'est terrible ce mal sournois et récursif ... Il y a peut-être un remède dans une oasis saharienne, ou l'eau est trés, trés, trés magnésienne...Il suffit d'en boire deux ou trois verres et dans l'heure qui suit, on oublie tous ses autres maux... Il n'y a pas de mots pour le dire... Il faut courir...courir...courir...

J'essaie de compatir en essayant de faire un peu d'humour... mais je n'ai pas votre talent !!

Bonne semaine Pomme un jour

Écrit par : mauridub | 02/05/2007

(hop, je saute d'un blog à l'autre)
Pas croire à l'homéopathie, je veux bien, mais la phytothérapie ou les traitements à base d'huile essentielle ne sont pas du tout du pipeau - d'ailleurs ces fameuses molécules chimiques dont tu nous parles, sont pour la plupart au début extraites... des plantes, voui !
Bon enfin ça c'est parce que j'ai un peu lu les commentaires avant de le faire à mon tour, mais moi aussi je te conseillerais les médecines douces... qui sont justement tout à fait indiquées pour ces maux à la fois simples et diffus dont on ne connaît pas bien l'origine, puisqu'elles soignent le corps dans sa globlalité.
(après c'est comme pour les allopathes, il y a de bons et de mauvais praticiens..)
Le psy aussi comme Cerise je suis pour !

Écrit par : Milky | 02/05/2007

t'as essayé le coca-cola ? on ne sait pas ce qu'il y a dedans, c'est ignoble au gout, mais ça sert à tout : nettoyer les zinc de bistro, déboucher les évier, décalcériser les salles de bains......... et accessoirement c'est souverains sur les gastro et autres bobos du bidons.

Écrit par : Clochette93 | 03/05/2007

Ouf tu n'as rien :)

ça ne te soulage pas, je le sais bien, mais moi j'suis moins inquiète du coup, j'ai cru que tu allais mourir à chaque phrase!
Faut pas me faire des trucs pareils :)

Bisous

Jo

Écrit par : Joelle | 03/05/2007

Tout d'abord, je suis ravie que tu n'ai rien...
Sinon, comme d'habitude, ta description m'a fait beaucoup rire, et ce d'autant plus qu'elle est très juste : j'ai vécu exactement la même chose pour un examen du même type : On m'a laissé à jeun pendant des heures dans une salle d'attente bondée.
Je rejoins Isabelle qui souligne à juste titre qu'on a quand même beaucoup de chance de pouvoir bénéficier d'un tel système médical. Sinon, comme tant d'autres, je ne serais pas là aujourd'hui.
Je pense malgré tout que l'on est loin d'être égaux dans l'accès aux soins, pas sur un plan financier - j'ai toujours été (bien) soignée dans des hôpitaux - mais sur l'accessibilité même à ces soins : le choix du médecin, de la thérapie, quand on a quelque chose d'assez sérieux, c'est une vraie jungle, je n'ai jamais eu d'aucun médecin une information claire et complète sur les différents traitements existants, et j'ai fait mes recherches toute seule (merci internet et les copains) pour trouver LE médecin et LE traitement qu'il me fallait, que tous les autres médecins consultés connaissaient parfaitement (c'est un genre de grand ponte) et dont il ne m'ont jamais parlé. (une petite disgression pour préciser que je ne remercierai jamais assez ce médecin, qui bien qu'étant l'un des meilleurs en France dans sa spécialité m'a immédiatement reçue et soignée avec compétence et humanité, tout comme l'ensemble de son service - tout ça pour dire qu'il y a des gens formidables à l'hôpital, de l'aide soignante au grand chef de service, et que quand on a la chance de tomber dessus, c'est une bénédiction)
Donc je pense qu'aujourd'hui, la plus grande injustice en matière de soins médicaux est l'absence d'information qu'est en droit d'attendre tout malade, et qui est parfaitement inaccessible sans un certain niveau social et culturel.
Mais bon, c'est un autre débat, et les débats en ce moment, j'en ai un peu ma claque !
Sinon Pomme, pour tes ennuis gastriques non élucidés, pourquoi ne pas consulter l'éminent Dr House ? (c'est vrai que tu ne regarde pas la boîte à cons, pourtant, je pense que tu aimerais son - très mauvais - caractère!!!)

Écrit par : pal | 03/05/2007

@Cerise : ah ben ça m'étonne pas du tout, le coup des cellules souches ! Je suis une grande colopathe, et ces manifestations sont très nettement liées à mon état de nerfs ! Voilà que j'étale ma vie intestinale, quelle horreur ;-)))
Mais bon, là c'est l'estomac qui proteste... du coup je suis un peu décontenancée ! Je vais quand même essayer d'écouter, promis !

Écrit par : pomme | 03/05/2007

@mauridub : bienvenue ! Je crois que le Sahara, ça sera seulement en dernier recours ;-))) Merci de votre visite !

@Milky : enchantée de te voir ici aussi ;-) Je ne doute pas que ces thérapies puissent également être très efficaces... mais j'y suis rétive comme je suis rétive à toutes les thérapies. Je suis une TRES mauvaise malade, que veux-tu...

@Clochette93 : bienvenue ! Il me semble que le Coca c'est indiqué pour les problèmes de bidou, moi c'est à l'estomac que j'ai eu mal, donc j'ai peur que ce soit plutôt nocif dans mon cas... mais merci du tuyau ;-)

@Jo : roh ben je suis désolée de t'avoir inquiétée comme ça ! Tu sais j'ai une capacité d'exagération hors du commun... merci de ta sollicitude ! Bises ;-)

@pal : coucou! Je trouve ton commentaire très intelligent. Récemment j'ai fait un tour à la Cité des Sciences, où il se tient des permanences d'information médicale ouvertes librement au public. J'ai trouvé ça génial, parce qu'effectivement en tant que patient on manque cruellement d'information. Certains médecins sont sans aucun doute de grands professionnels doublés d'êtres humains de valeur, mais d'autres s'obstinent à confisquer leur savoir, souvent par mépris me semble-t-il. Je trouve très grave, même si on a pas fait dix ans d'études on est tout de même capable de comprendre certaines choses, et surtout de prendre des décisions cruciales pour sa santé, et donc pour sa qualité de vie. Ca rejoint le sentiment d'infantilisation et d'impuissance qu'on peut ressentir face au système hospitalier et médical. Qui n'en reste pas moins très performant, mon récit outragé ne visait pas à le contredire bien sûr ;-)
J'ai entendu parler de ce Dr House ! A mes moments perdus j'essaierai d'y jeter un oeil !

Écrit par : pomme | 03/05/2007

Comme le dit Milky, la très grande majorité de ces "saloperies chimiques" sont issues de molécules naturelles (le terme chimique étant comme toujours utilisé à tort et à travers, parce que tout est composé de particules, d'atomes, de molécules. Tout est donc chimique en un sens...) .
Et inversement, les plus puissants poisons sont des poisons 100% naturels... comme quoi.

Pour finir, malgré certains effets indésirables, voire néfastes desdits produits, l'humanité à tout de même gagné 20 ans d'espérance de vie en moins d'un siècle... et ce n'est pas par l'opération du Saint Esprit, mais grâce aux progrès de la médecine et de la chimie (et des autres sciences bien sûr)

Mais ravie de voir que tout va mieux. ;)

Écrit par : La visiteur Ninja | 03/05/2007

Mon homme est de l'autre côté de la seringue si j'ose dire. Je t'assure que vu de ce côté là l'hôpital est parfois plus rassurant et parfois plus inquiétant....

Enfin si ça va mieux c'est déjà ça :-))

Écrit par : dola | 03/05/2007

@La visiteur Ninja (j'ai un peu peur ;-)) : bienvenue ! Et merci !
Alors je comprends bien ce que tu veux dire. Mais je n'arrive pas à penser que l'augmentation de la durée de la vie soit un réel progrès. Je sais, je suis grave...

@dola : oui ça va très bien ! J'espère que tu ne me détestes pas de dire tant de mal des médecins ;-)

Écrit par : pomme | 03/05/2007

Mais non Pomme :-)). Il m'en faut ( vraiment )plus que ça pour détester quelqu'un .

Mon homme est surveillant dans un service après avoir été infirmier un long moment. Les médicaments, les termes techniques etc me sont plus familiers donc cela à l'air moins bizarre et moins effrayant.

Je me rappelle un début de grossesse un peu difficile ( nausées etc), mon gyneco décide de m'hospitaliser. Arrivée sur place, on me fait une prise de sang, on pose une cathé bref je ne te fais pas de dessin.
L'infirmière n'arrivait pas à me piquer (j'ai eu un hématome grandiose), mon mari était à côté j'ai bien cru qu'il allait tout lui arracher des mains et le faire lui-même. On a frôlé l'incident diplomatique.

Généralement les gens se comportent différememnt quand il énonce sa profession, un peu comme s'il disait " moi on m'embrouille pas"

Et j'avoue que quand un de nos enfants tombe et se relève la lèvre en sang, ou a des boutons, ou de la fièvre ou menace d'avaler de travers un bout de pain (rayer les mentions inutiles) , je le laisse courageusement nettoyer le bobo, aller chez le pédiatre ou lui enlever le morceaux de pain de la bouche...

Et pour conclure j'e l'ai souvent entendu dire que le meilleur soignant "technique" n'est pas forcément le meilleur soignant "humain ". C'est dommageable tu en conviendras.

Écrit par : dola | 03/05/2007

@dola : ah comme j'approuve ta dernière phrase... (le reste aussi hein ;-)) C'est tellement important, la compétence "humaine", quand on est soignant... comme on en parlait plus haut, c'est hyper bien décrit dans les livres de Martin Winckler.

Écrit par : pomme | 04/05/2007

bonsoir pomme, et oui l'hopital public c'est pas la joie, mais le personnel n'y ai pour rien. j'espère que ségolène va améliorer tout ça.

Écrit par : kevin | 04/05/2007

Coucou Pomme,

Si c'est la faute à Nicolas il va falloir faire le necesaire pour qu'on se retouve pas tous aliter à l'hopital d'ici quelques jours !!

Écrit par : delph | 05/05/2007

@kevin : le personnel n'y est pour rien, c'est sûr ! Espérons que ça s'améliore, en effet...

@delph : hello ;-) Difficile d'échapper à ce genre de considérations ce week-end, c'est vrai...

Écrit par : pomme | 05/05/2007

Ton histoire, dans le genre réaction psychosomatique, me fait penser à mon cas au début de l'été dernier : pendant plus d'une semaine, j'ai eu l'oesophage rétréci, j'avais beaucoup de mal à avaler, une véritable horreur, à tel point que j'ai crû que j'allais y passer (quand j'ai quasi plus réussi à avaler ma salive). Dans mon entourage, on soupçonne une allergie quelconque.

Je vais chez le médecin, qui me pose des questions, et finit par me dire que c'est très certainement psychologique ("je peux vous donner un cocktail doux d'anti-dépresseurs, et si ça passe, c'était ça !" : il a failli se prendre la chaise dans la tête ! les anti-dépresseurs à tout va, c'est scandaleux !), et que sinon faudra me faire une fibroscopie : là j'espère de tout coeur pour que ce soit psychologique en fait.

En y réfléchissant un peu, je me dis alors que je suis méga angoissée par les résultats de mes examens (qui venaient juste de s'achever) et que mon oesophage s'est chargé d'exprimer la chose à ma place (vu que moi je niais l'évidence). Le surlendemain, j'avais plus rien, sans rien avoir pris ...

Écrit par : Odile sans régime | 05/05/2007

@Odile : eh ben tu vois, c'est ce que j'aurais dû faire moi aussi, je n'aurais pas été obligée de passer par tout ça ! Ton histoire est édifiante...

Écrit par : pomme | 05/05/2007

Ah oui quel horreur ce système hospitalier. Comme tu n'as rien de grave, pourquoi ne pas t'orienter vers des médecines douces, acupuncture par exemple ???

Écrit par : lunairia | 06/05/2007

@lunairia : je crois qu'en cas de récidive je tenterai quelque chose de ce côté-là.

Écrit par : pomme | 06/05/2007

Un petit tour par ci et par là et hop ! je découvre ce blog et cette note que j'aime beaucoup car certains médecins ont un don pour me rendre plus malade que je ne le suis réellement...
et ça m'énerve !!!
Surtout que je suis très "branchée" médecine naturelle et chaque fois que je vais chez le médecin parce que je pense ne pouvoir faire autrement on me bourre de trucs qui me rendent plus malade qu'à la base !!! :-(
A l'hopital, une échographe m'a fait tout un foin car le bébé que je porte était selon elle bien trop gros et au-delà des normes. A une autre époque, on m'aurait peut-être dit que j'allais avoir un "grand bébé" avec un sourire aimable.
Mais non, maintenant, un bébé qui va au-delà des courbes a une mère qui fait du diabète gestationnel, c'est sûr. Il fera de l'hypoglycémie à la naissance, bien sûr.

Bon, je vais arrêter de râler sur les médecins vu que c'est mon 1er passage par ici ;-)

Bon week-end !

Écrit par : Vally | 12/05/2007

@Vally : bienvenue ! Tu as bien raison de râler, ça fait du bien ;-)
Bonne fin de week-end à toi !

Écrit par : pomme | 13/05/2007

Merci de ton accueil !!!
C'est vrai que, en ce moment, avec les contractions et tout le reste, râler me fait un bien fou !!!!
Faudrait instaurer la minute de râlerie quotidienne :-)

Écrit par : Vally | 13/05/2007

Alors en France on fait vraiment ca sous anesthésie? Veinarde...

En Autriche on m'a d'abord collé 3 jours de jeûne histoire d'être sûre que les trucs à examiner soient "bien vides". Je devais ingurgiter chaque jours des litres d'une solution de "lavage" aussi salée qu'une infusion de harengs saurs.
Ke Jour J j'arrive au cabinet pour mon rendez-vous, à 18.00. Et demande à la secrétaire quand se déroule l'entretien avec l'anesthésiste. Elle se marre "mais Mademoiselle, il n'y a pas d'anesthésie. On n'a pas de salle de réveil, ni de personnel pour ca. Vous verrez, c'est un examen de routine".
Heureusement que je m'ètais munie d'un pavé sérieux à bouquiner. Parce qu'à onze heures, je n'étais pas encore passée.
C'est à minuit qu'on m'a fait prendre la position fort glamour de la nana qui va chez le gynéco. Et hop, on y va. J'ai eu beau bramer comme un cerf au plus fort de son rut et pleurer comme une starlette à Cannes, ce foutu tuyau continuait joyeusement son exploration dans mon ventre. Et l'assistante du doc de dire "regardez sur l'écran, ca vous distraira de la douleur". Voir une espèce de pincette au bout du tuyau arracher des petits morceaux de mon intérieur "c'est la biopsie, Mademoiselle" m'a plutôt donné envie de tourner de l'oeil, mais bon.

Verdict final: "rien". Et la biopsie? "Tout est parfait"... No comment.

Écrit par : Princesse Strudel | 23/06/2007

@Princesse Strudel : bienvenue ! Ca fait carrément froid dans le dos ce que tu racontes, mais je dois dire que ça ne m'étonne pas plus que ça...

Écrit par : pomme | 24/06/2007

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