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01/04/2007

L'hôpital de la mort

A moment où j'écris ces lignes, je suis au bord de l'agonie. Je vous dois la vérité, à vous qui me faites le plaisir de me lire, ma dernière heure est venue. Enfin, peut-être.

Les premiers symptômes sont apparus il y a quinze jours. A la fin du week-end, une boule dans mon estomac. A priori rien de grave, le stress de la reprise du travail, me dis-je, optimiste écervelée que je suis.

Mais la douleur s'installe et persiste, et je me retrouve devant la terrible obligation de me rendre CHEZ LE MEDECIN. Je ne reviendrai pas sur mes relations cahotiques avec ce corps de métier dont je n'arrive pas à penser autre chose que pis que pendre ; c'est bien beau les grands principes, mais j'ai l'impression qu'une main fourbe et malveillante est en train d'essorer mon estomac, donc je laisse mes scrupules où ils sont et vais attendre deux heures et demie dans une salle d'attente surchauffée et peuplée de miasmes divers et d'enfants mal élevés.

Le médecin me prescrit des examens et des médicaments. Ni les uns ni les autres ne s'avèrent d'aucune efficacité ; aussi, quand je retourne chez l'homme de l'art (oui je me prends pour Molière, c'est la douleur qui m'égare) deux jours plus tard, le thorax plus douloureux que jamais, il m'envoie passer illico d'autres examens aux urgences. Parce qu'entre temps, la douleur s'est généralisée à toute la cage thoracique, j'ai même des moments d'essoufflement total, bref, c'est la fin, je me vois déjà foudroyée par une crise cardiaque. Tout cet épisode aura au moins eu l'avantage de me rappeler à quel point je peux être hypocondriaque, parfois, et aussi ma résistance ridiculement faible devant la douleur.

Me voilà donc partie, plutôt guillerette (et toujours aussi imprudemment écervelée) vers les urgences d'un petit hôpital toulousain, persuadée qu'on va me faire une radio des poumons et me dire de rentrer chez moi en me tapotant le dos pour me rassurer. En arrivant, je remets la lettre du médecin à la secrétaire, et m'assois en pensant attendre un bon moment. Que nenni, on m'appelle trente secondes après. Oui, vous avez raison, j'aurais dû me méfier. Mais non, j'ai foncé tête baissée dans l'horrible piège qui s'est instantanément refermé sur mon pauvre petit être endolori. Et inconscient de ce qui l'attendait.

En fait (et ça n'étonnera peut-être que moi), j'ai été prise en charge par les équipes médicales comme si j'ai été arrivée aux urgences dans un état critique. On me fait allonger sur un lit avec une magnifique chemise d'hôpital en simili plastique bleu canard, on me colle des électrodes partout pour l'électrocardiogramme, le médecin me fait subir un interrogatoire gestapien, et là, summum horrifique de ce séjour, une jeune infirmière entre en scène pour me poser une perfusion.

Si vous avez des notions de médecine (Dieu vous en garde), vous savez peut-être POURQUOI on vous colle sauvagement une perfusion dès que vous posez le gros orteil dans un hôpital. Moi en tout cas, j'aimerais bien le savoir. Quoiqu'il en soit, on ne m'a pas demandé mon avis. La jeune fille en blanc se met donc en devoir de trouver sur mes avant-bras une veine potable pour y enfoncer son atroce matériel. En tout (j'avais gardé ma montre), ça a duré une bonne vingtaine de minutes. Premier essai infructueux, ça marche pas, elle trifouille, elle s'escrime, pas moyen. A ce stade j'en suis juste à la grimace de douleur. Elle se rabat alors sur mon autre bras, ou plutôt sur ma main : manifestement mes veines sont farceuses, ou bien elles ont décidé qu'aucun tube de plastique ne viendrait troubler le cours de leur vie ce jour-là, mais en tout cas le résultat n'est pas plus probant. Elle abandonne encore, m'arrachant cette fois un gémissement de protestation et de souffrance. Elle remonte un peu pour aller fixer l'objet du délit plus haut, car par un étrange caprice de la nature je n'ai que deux bras, donc cette fois il va bien falloir que ce soit la bonne. Le problème bien sûr, c'est que je suis maintenant totalement crispée, révoltée par ce qu'on me fait subir, et que mes veines sont manifestement aussi transparentes que si elles contenaient de l'eau. Je précise tout de même que je suis d'une pâleur cadavérique, et que normalement mes vaisseaux sanguins se voient un peu comme le phare d'Alexandrie au milieu de la nuit, mais bon, un autre paramètre doit entrer en jeu, allez savoir.

L'infirmière sent bien qu'elle joue le tout pour le tout. C'est un moment d'une intensité dramatique insoutenable. Et un peu pathétique, aussi. L'aide soignante vient gentiment me réconforter, ou en tout cas pense le faire en me demandant "Quelqu'un sait que vous êtes ici ?". Je touche le fond, j'ai l'impression d'être sur le tournage d'un documentaire qui expose la misère humaine dans les hôpitaux, c'est affreux. L'infirmière sanguinaire finit par arriver à perforer ma dernière veine encore intacte. De mon côté, j'ai épuisé toutes mes capacités de souffrance, je ne suis plus qu'un tas informe et geignant d'où dépassent des fils et des cathéters. Et j'ai toujours atrocement mal à l'estomac. Je pense que j'ai oublié de faire mon testament, et que si ça trouve on va organiser une messe pour mon enterrement. Moi vivante, jamais !

Bref. L'horreur n'est pas totalement terminée, car il faut que j'aille passer cette saloperie de radio. Un gentil monsieur arrive pour m'emmener à l'endroit adéquat, dans un fauteuil roulant. Encore une fois, pourquoi ??? Mais je n'ose pas protester, je me dis que les médecins ont peut-être détecté une paralysie foudroyante des membres inférieurs sans oser m'en parler, les félons. Je bouge discrètement mes pieds, tout va bien. Le transport en fauteuil c'est juste une autre façon de m'humilier, en fait, je me suis assise à la fois sur cette chaise maléfique et sur ma dignité. L'hôpital est un endroit où vous vous trouvez totalement dépersonnalisé en l'espace de quelques quarts d'heure, c'est terrifiant... et je comprends surtout que je ne m'attendais absolument pas à ce qui m'est arrivé. Dans cette situation, le décalage entre ce qu'on pense et ce qu'on vit effectivement vous revient directement dans les dents.

Mais heureusement tout le monde est gentil et prévenant, je me dois de le reconnaître. Après la radio je regagne mon lit de douleur et j'attends trois plombes qu'on veuille bien se souvenir de ma misérable existence. Le médecin finit par se pointer, pour me dire, je vous le donne en mille, que je n'ai rien nulle part. Tous les examens sont normaux, j'ai même pas une petite embolie pulmonaire, c'est un scandale. Comme la perfusion distillait un médicament pour l'estomac, et que je suis vaguement soulagée, le docteur en déduit que ça vient de là (sans blague ?) et me renvoie dans mes pénates en me recommandant d'aller consulter un gastro-entérologue. Je sors de là en trombe, la bave aux lèvres, mourrant de faim et de soif, tu peux toujours crever avant qu'ils te filent un verre d'eau et un croûton de pain pas frais.

Je rentre chez moi comme on revient en terre promise après vingt d'exil. Je suis exténuée, endolorie de partout, ornée de deux magnifiques hématomes, et en plus angoissée comme une condamnée à mort. Et je n'ai aucune réponse concernant la nature de mon étrange mal. Qui depuis n'a fait que s'aggraver, me faisant soupçonner qu'un alien a dû élire domicile dans mes entrailles. Parfois dans mon estomac, parfois sur mon coeur, mais où que ce soit, il cogne pour sortir. Et toutes les molécules dont je me gave consciencieusement ne me sont d'aucun secours.

Et c'est pas fini. Le gastro-entérologue consulté m'a programmé séance tenante une gastroscopie, torture raffinée à base de tuyau dans la bouche sous anesthésie générale. Il me tarde, vous pouvez pas savoir.

J'en suis arrivée à une conclusion révoltante : se faire soigner, c'est parfois pire qu'être malade. Surtout quand on n'est pas malade, évidemment. Car le plus incroyable dans tout ça, malgré mon imagination débordante, c'est que je suis certaine que je n'ai rien nulle part. En tout cas rien qui ne puisse être décelé par des machines à rayons ou des analyses de sang. Ah si, j'ai des gamma GT, c'est la classe. Je me voyais déjà internée de force au centre Betty Ford le plus proche, mais le médecin m'a dit que c'était dû à mon tabagisme forcené, lequel est aussi une des causes des pathologies de l'estomac, du reste. Je vais finir par croire que la cigarette est responsable de la venue au monde de Nicolas Sarkozy, tant elle semble néfaste pour tout ce qui relève de la vie.

En attendant, je souffre en silence (vous l'avez cru ? Bah non voyons, je suis incapable de souffrir en silence, c'est vraiment pas mon genre. La moitié de la ville est au courant, et y va de son petit diagnostic). J'ai hésité à vous raconter cet épisode tragi-comique, parce que c'est pas tellement intéressant, toute cette banalité sanitaire, mais je me suis dit que l'alien allait peut-être se calmer un peu si j'en parlais. Je n'ai jamais été encline à la somatisation, et surtout je lutte de toutes mes forces pour échapper à ce mécanisme mystérieux, que je trouve avilissant et indigne ; mais là, il faut se rendre à l'évidence, ça y ressemble beaucoup. Et puis, soyons raisonnable, c'est toujours mieux qu'un bon vieil ulcère...

 

Commentaires

Pas intéressant ?? Tu rigoles ?? Mais avec un style pareil, tu peux me raconter n'importe quoi pomme, je te suis en poussant des cris d'admiration !

Écrit par : Hélène | 01/04/2007

Bonjour Pomme

Depuis un petit moment que je te lis. Je n'ai jamais vraiment rien de judicieux à répondre, (toujours pas d'ailleur), le fait de te lire me comble juste de joie, tu as vraiment un humour d'une finesse ... c'est à tomber .

Comme je crois comprendre que tu as besoin de réconfort, je t'envoie ce petit message de soutien.

Ceci étant je n'ai aucun rapport avec le corps médical, mais ton aventure me rappel un épisode de ma vie un peu similaire au tien.

Après une batterie d'examen, ( où TOUT allait bien), il s'est avéré que j'étais juste hyper stressé et très fatigué.

Parfois le stress et l'angoisse peuvent provoquer un joyeux merdier dans nos entrailles ...

Bref, courage et merci pour ces tranches de vie que je déguste avec bonheur

Écrit par : Falbala | 01/04/2007

Petite Pomme,

Du haut des mes nombreuses années et sans tenir compte de mon grand âge, madame varicelle s'est installée à la maison et sévit. Ca gratte, ça brûle, ç'est hyper moche et ça prend son temps pour déguerpir voir ailleurs si j'y suis. Quoi que tu ais ou n'ais pas je suis de tout coeur avec toi parceque moi j'aime seulement quand je suis en pleine fome, rayonnante et guillereete. Pas comme aujourd'hui donc :(

Écrit par : poppy | 01/04/2007

Grrrrrr, les hôtpiaux et leurs dialogues !! La description est tellement vraie... panique à bord !!
Le coup des " plantages foirés " de cette minuscule aiguille dans mes grosses vaines apparentes m'est définitivement (enfin je le souhaite) lié à un fou rire !! Des explications peut-être ?
Il y a bien 20 ans, ma cousine a été hospitalisée et donc perfusion ; Alors que l'infirmière s'acharnait sur ses petits bras et petites mains, de son visage indescriptible de la douleur elle est passée subitement à un fou rire : sur le moment, nous nous sommes imaginés le pire mais pas à ça : sur la veste de l'infirmière était accroché son badge où l'on pouvait lire " infirmière " et au dessous, en gros..... " Mme PIQUEMALE " !! Depuis, je regarde systématiquement les noms des Messieurs et Madames Blouses Blanches au cas où !! Véridique !!
J'espère que cet alien se sent bien mal à l'aise par le fait que tu l'ais enfin dénnoncé ! Il fait moins le fier, hein ?
Pour le reste, je te souhaite courage en espérant que le moral reste au beau fixe sans trop d'angoisses, et que tout ça ne sera qu'une expérience de ta vie à en rire !

Écrit par : Titou | 01/04/2007

Ca fait froid dans le dos ce que tu racontes !
(Ca fait rire, aussi, bon sang ce que c'est agréable de te lire !)

Écrit par : fyfe | 01/04/2007

Belle Pomme, ce qui t'arrive c'est que tu es un être humain. C'est tout.
C'est pas grave. Quoiqu' on en meurt.
Mais pas tout de suite.
Je t'en conjure, rassure-toi.
Et merci pour ce vraiment beau billet.

Écrit par : sophie L.L | 01/04/2007

Ce que j'aime pas avec le 01/04, c'est qu'on ne sait jamais sur quel pied danser... Drolement bien écrit, comme d'habitude. Mais si d'aventure cela n'en était pas un, c'est un coup dur pour toi, pour nous...
Vivement ta note du 02/04 pour être rassuré, enfin j'espère.

Écrit par : Charles Boone | 02/04/2007

Pov' tite Pomme... je suis épuisée rien que de te lire *et* morte de rire!!!
J'ai vécu un peu ça il n'y a pas très longtemps, sauf que j'ai eu droit à une coloscopie dite courte (= sans anesthésie...) et j'avais quelque chose (po grave).
Vu ce que tu décris, ça ressemble à un stress posttraumatique lié à un lieu de travail hostile (... je plaisaaaaaante!!!).
Le problème, souvent, c'est que le personnel médical est tellement habitué à tout ça qu'il en oublie que les patients (pas très patients) que nous sommes n'y connaissent rien et flippent pour un rien!! Bombardes les de questions et dit que cela te stresse...express yourself!!!
Bon courage Pomme ;-)

Écrit par : breizhoudoudou | 02/04/2007

Je connais bien le monde médical. Pour la chaise roulante tu aurais pu refuser, tu as ton mot à dire quoiqu'il arrive et il ne faut pas hésiter à poser des questions aux médecins et aux infirmières.
Bah les gamma gt ça peut aussi être due à une alimentation trop riche ou à des médicaments (ou à l'alcool mais ça tout le monde le sait) et parfois il n'y a pas de cause.

Écrit par : lunairia | 02/04/2007

J'admire ta capacité à raconter tes angoisses et tes expériences pas rigolottes du tout... en nous faisant sourire.... Parce que j'ai souris vraiment du début à la fin.
Je n'ai qu'un seul conseil, comme les autres, parler, expliquer, raconter (parfois des trucs qui nous semblent insignifiants ne le sont pas pour les médecins) et poser des questions, plein.
Je te souhaite bon courage !

Écrit par : second-souffle | 02/04/2007

Alors voilà, c'est bien la peine de faire sa kakou à écrire des manuels complets de comment en finir avec les empoisonneurs ! C'est bien les cordonnières les plus mal chaussées, moi je dis.

Bon, prends soin de toi, ma Pomme, et ne te revisionne pas "Alien" maintenant, c'est pas bon pour ce que t'as !

Écrit par : Traou | 02/04/2007

@Hélène : je t'imagine en train de pousser des cris d'admiration, je suis morte de rire... mais il faut pas que je rigole, ça me fait mal ;-)))

@Falbala : bienvenue ! Tu as bien fait de laisser ce commentaire, à la lire je me suis sentie instantanément mieux tant il est gentil ! Mille mercis, à bientôt !

@poppy : rah là là, la varicelle, c'est l'horreur, je compatis à mort... courage !

@Titou : ah ben c'est sûr, avec un nom pareil ! C'est pas croyable cette anecdote ;-) Je ne décourage pas de pouvoir en rire bientôt, en effet !

@fyfe : ça me fait super plaisir, merci ! Je peux d'ailleurs te retourner le compliment ;-)

@sophie L.L : c'est donc ça... je me doutais déjà que c'était pas la joie, mais alors à ce point... merci à toi.

@Charles Boone : ah comme j'aimerais que ce soit une farce... hélas pas du tout, c'est la triste réalité ;-)

@breizhoudoudou : merci ! Je crois que dans mon malheur j'ai eu de la chance, je suis tombée sur des gens vraiment gentils et prévenants... je crois que l'angoisse ne sera dissipée qu'après les résultats de l'examen, en effet.

@lunairia : bienvenue à toi ! Je constate avec horreur que je cumule les causes de l'apparition des gamma GT ;-))) Tu as raison, j'aurais pu refuser, en général c'est un truc que je fais très bien, mais là je devais être trop abattue pour que ça me vienne à l'esprit...

@second-souffle : merci beaucoup, je suis ravie d'avoir pu en parler de façon ironique, c'était le but bien sûr ! Je crois que je vais essayer de le suivre, ce conseil...

@Traou : en effet, c'est un scandale ;-))) Et aucun risque que je revoie ce film à ce moment, c'est un coup à pas dormir pendant une semaine ! Merci à toi ;-)

Écrit par : pomme | 02/04/2007

Je suis d'accord avec Fyfe et Hélène, bon sang ce que c'est bon ce que tu écris... Il faut que tu te lances dans un roman ma biche. Pour ton estomac c'est tout de même très étrange, non ? Je veux bien que ce soit psychosomatruc, mais tout de même.. Les gammaGT c pas le truc de l'alcool aussi ? J'adore l'idée que la clope soit responsable de la venue sur terre de Sarkozy. J'adore.

Écrit par : caro | 02/04/2007

Bravo Pomme ! Tu as tapé dans le mille. Ta description est parfaite, c'est exactement ce que j'ai ressenti pour avoir vécu la même chose, mais toi, tu arrives à le raconter avec humour et finesse (l'un n'allant pas forcément avec l'autre!).
Effectivement,comme tu l'as si bien souligné, je crois que la chose la plus traumatisante dès que tu mets un pied dans un établissement hospitalier, même pour un simple examen, c'est la dépersonnalisation totale. tu n'es plus toi, tu n'es plus rien, juste une pathologie (et rarement un malade!). Moi, j'ai à chaque fois l'impression de basculer dans un monde parallèle.
Sinon, le coup de la perfusion foireuse, je connais, je suis le cauchemar des infirmiers, j'ai toutes les veines qui claquent. Avec l'expérience je me suis aperçue que c'était lié au stress : plus je stresse, et plus j'ai les veines qui claquent les unes après les autres, ça n'a rien à voir avec la compétence du personnel piquant.
Pour l'examen sous anesthésie générale, ne t'angoisse pas. On m'en a fait plusieurs: pour le premier j'étais terrorisée, mais finalement j'ai trouvé ça génial, puisque tu ne sens rien, tu n'as pas peur : tu te réveilles, et hop, c'est fini.
A tel point que maintenant, mon rêve serait de me faire soigner les dents sous anesthésie générale, parce que ça fait bien 1 an que je dois aller chez le dentiste, et je suis tellement terrorisée que je n'y arrive pas... Parce que s'il y a bien un truc qui me fait trembler bien plus que n'importe quel médecin ou hôpital, ou examen, et de manière totalement irraisonnée, c'est le dentiste !!!

Écrit par : pal | 02/04/2007

Très heureux que tu n'aies pas souffert en silence...
C'est si habilement raconté que cela donne presque envie d'aller à l'hosto tout ça...
Mais non, je déconne (pour l'hosto, pas pour le habilement)

Écrit par : arpenteur | 02/04/2007

@caro : ah !... écrire... ça fait mal aussi parfois ;-( Merci ma caille, tes compliments vont toujours droit au coeur.

@pal : oh là là, tu m'as l'air habituée à tout ça, ça m'inquiète... Oui, je crois qu'on devient une maladie sur pattes plus qu'un malade, en milieu hospitalier, et en effet sans aucun rapport avec les soignants : c'est comme ça, c'est tout...
Si tu as peur du dentiste j'aurai bientôt quelque chose à te proposer... mystère ;-)))

@arpenteur : ah tu me rassures ;-) Merci !

Écrit par : pomme | 02/04/2007

Rhooo ma pauvre Pomme! Je suis de tout coeur avec toi. C'est intéressant comme l'hôpital est une "institution totalitaire" qui a cette tendance, dans les rapports humains, à réduire l'individu au statut de patient caractérisé par le fait qu'il doit être pris en charge...

En attendant, c'était un billet rudement bien troussé. Je sais que ce n'est pas charitable, mais je n'ai pas pu m'empêcher de pouffer en t'imaginant.

Cela dit, tu as raison d'en parler, et sur ce ton; tourner ça en dérision, c'est déjà laisser moins d'espace à l'angoisse pour qu'elle s'installe en toi :)))

Grosses bises et plein d'ondes positives!!!

Écrit par : Delphinoid | 03/04/2007

Arf! La parkinson a encore frappé! Je croyais que mon commentaire ne passait pas, alors bien sûr hein, j'ai recliqué. Bêtement ahem. Désolée hu hu

Écrit par : Delphinoid | 03/04/2007

Bon courage pomme ;-).
Je sais de quoi tu parles, j'ai vécu un peu le même genre de trucs... on ne sait pas le pourquoi, donc on recherche tout et n'importe quoi sous le fameux prétexte du "Au cas où"...
Et je suis dac avec lunairia qui dit que faut surtout pas hésiter pour les questions. Le problème pour moi, c'est que les questions j'y pense après !!!

Billet très drôle malgré tout ... ;-))
Bises

Écrit par : Ln75 | 03/04/2007

Ben alors faut pas se laisser abattre comme ça. Les toubibs c'est des gens comme toi et moi.
Et j'en fréquente assez via mon boulot pour savoir qu'ils sont parfois bien plus chochottes que nous :)

Bon ceci dit les urgences c'est jamais la méga joie.
Donc de mes expériénces je retiens.

Jamais la nuit si possible tu tombes que sur des internes charmants mais qui en sont à leur 432ème jour de garde, ils sont décalqués et ne rêvent que d'une chose dormir (ah le temps béni ou le repos de sécurité sera une réalité.
C'est mieux d'y aller le matin vers 8h 30 quand ils changent les équipes soignantes.

Quoi que tu aies eu ou fait auparavant quand tu y vas TU NE SAIS PAS CE QUE TU AS.
Parce qu'un jour ma mère qui avait mal au ventre c'est retrouvé avec des antibios pour une cystite (elle avait eu le malheur de leur dire qu'elle en avait eu plusieurs) alors qu'elle souffrait d'une péritonite....

Voilà en dehors de ces quelques règles de bases normalement tout se passe bien.

Écrit par : Joelle | 03/04/2007

Sinon question sommatisation parfois un peu de magnésium suffit à retrouver la zénité.

Sinon je te recommande la devise carambar a Jojo:

"Si le problème a une solution, alors il est inutile de s'inquiéter...si le problème n'a pas de solution alors s'inquiéter ne sert à rien."


Oui, je l'ai fait en deux fois parce que j'ai oublié la moitié de mes neurones aujourd'hui

La bise :)

Écrit par : Joelle | 03/04/2007

@Delphinoid : pas grave pour le doublon ;-) J'espère bien que tu as pouffé, c'était fait pour ! Et ça m'a aidée en effet, depuis hier je me sens plus légère ! Bises aussi ;-)

@Ln75 : ah oui hein, c'est minant de ne pas savoir... je suis comme toi, les questions me viennent après, sur le moment je ne pense qu'à m'enfuir en hurlant ;-))) Bises !

@Joëlle : devise adoptée !!! Avec du Carambar dedans en plus, comment résister ;-)
Tu as raison, les urgences c'est pas fait pour savoir ce qu'on a comme maladie... en tout cas je m'estime heureuse du traitement auquel j'ai eu droit, les gens étaient tous charmants, vraiment !
Bah bises aussi alors !

Écrit par : pomme | 03/04/2007

Pomme, je t'admire, car c'est pas tres marrant ce qu'il t'arrive (je n'ai jamais subi le ratage de veines, mais j'ai souvent vu ma mere revenir avec un hematome noir apres l'acharnement des infirmieres... planter le baton, madame!), mais quel taaaalent!
Tu arrives a transformer un examen de torture en texte drole et (presque) leger.
J'espere que tu vas aller mieux tres vite!

Écrit par : Londoncam | 03/04/2007

@ pomme : courage courage courage et tiens au courant tes lecteurs et amis de 'lavancée de l'étrange mal en question ....

Écrit par : La fée | 03/04/2007

alors là perso, je file directos chez l'acupuncteur, au moins il met des aiguilles toutes petites, lui et avec un peu de musique douce et de l'encens ça passe tout seul, il te parle gentiment, t'as l'impression d'être chez le psy, c'est trop bon, au fait j'y vais demain, je te prends un rendez-vous?;0)

Écrit par : planeth | 03/04/2007

@Londoncam : merci pour cet adorable commentaire ! Je vais déjà mieux en fait, la douleur s'est beaucoup estompée, je suis soulagée...

@La fée : merci ! Je vous tiendrai au courant, promis juré ;-)

@planeth : bienvenue ! Moi aussi j'adoooore l'acupuncture, sans blague je suis hyper fan, j'en ressors toujours hyper zen. L'idée d'aller faire quelques séances m'a déjà traversé l'esprit, j'attends juste les résultats des examens et je pense que je vais y courir ;-)

Écrit par : pomme | 04/04/2007

J'espere que ca va durer dans ce sens la et qu'elle va disparaitre cette vilaine douleur!
Au fait, rien a voir avec la choucroute, mais tu etais super belle dans l'emission tele (sur Direct 8, non?). J'ai regarde les films que tu avais poste sur ton blog...

Écrit par : Londoncam | 04/04/2007

ouah! super description de la souffrance physique dans les hôpitaux! ça me rappèle mes bons jours de bonne santé…
bonne narration en tout cas!
bravo

Écrit par : nina | 04/04/2007

coucou Pomme,
il m'est arrivé exactement la même chose ! douleur au ventre à tomber dans les pommes, et zou aux urgences, avec même scénario et mêmes sentiments que les tiens, que tu décris si bien : ils n'ont rien trouvé, alors on m'a presrit je ne sais plus quels autres examens, que j'ai plus ou moins passés... (j'aime pas trop ce milieu là mais mon "entourage" m'y a poussée) et puis je suis allée chez mon osthéopathe (aussi acupuncteur et homéopathe) et ce magicien m'a réparée en un petit massage d'un point précis en bas du dos...
tu devrais essayer un bon osthéopathe...

Écrit par : alix | 04/04/2007

j'ajoute : en fait c'était juste du psychosomatruc comme dit caro, un gros noeud dans les intestins ! invisibles sur leurs scanns, IRM, diapo ou radio enfin tous leurs machins...

Écrit par : alix | 04/04/2007

@Londoncam : c'est très gentil ! Pour t'avoir vue en photo chez Caro, je peux dire que tu es toi-même très jolie !

@nina : enchantée ;-) Merci beaucoup !

@alix : bienvenue ! Je vois que tu partages ma méfiance à l'égard des médecins, ça fait du bien de ne pas être seule ;-) Si on ne me trouve rien "d'organique", je me tournerai sans aucun doute vers des thérapies alternatives !

Écrit par : pomme | 04/04/2007

Ben ça marche! j'en sors de chez l'acupuncteur là, et les couleurs sont plus belles, c'est dingue ça non? je regardais plus les couleurs, elles sont revenues....y a des mystères....

Écrit par : planeth | 04/04/2007

ben ça alors ça m'a mis l'url de "une fille comme moi", mais c'est pas moi cette nana!! elle dessine bien.. mais c'est pas moi!! :0))

Écrit par : planeth | 04/04/2007

@planeth : ça doit encore être un coup du fantôme de l'ordinateur ;-))) Tu me donnes très envie de retourner me faire piquer !!!

Écrit par : pomme | 05/04/2007

je souffre rien qu'en lisant ton article, surtout à la description de la pose de la perfusion, je revis les moments que j'ai passés en compagnie d'une infirmière essayant de trouver une veine et c'est le même calvaire que toi, je n'ai pas de veine visible. A chaque prise de sang je m'évanouis à moitié de peur et de faim (ben oui faire ça à jeun c'est pas humain). Enfin je suis en bonne santé et je crois que je ne réalise pas assez la chance que j'ai. Je suis de tout coeur avec toi et j'espère qu'on va trouver les causes de ton mal mystérieux.

Écrit par : maryline | 05/04/2007

Chui avec toi en pensées.... bibis

Écrit par : AmeliMelo | 06/04/2007

@maryline : c'est gentil, merci beaucoup ! Tu vois moi c'est le contraire, je ne crains pas du tout les prises de sang, comme quoi on n'est jamais à l'abri ;-)

@AmeliMelo : merci à toi !

Écrit par : pomme | 06/04/2007

Ces derniers temps, j'ai eu de la peine à me connecter sur hautetfort.com. Je découvre donc certains de tes billets avec retard, mais laisse moi te féliciter tout spécialement pour celui-ci qui est drôlissime. Bravo, continue à nous faire rire. Et bon courage pour tes soucis de santé.

Écrit par : Laurence Singapour | 17/04/2007

@Laurence Singapour : merci beaucoup, c'est très gentil !

Écrit par : pomme | 17/04/2007

Première visite chez toi, j'ai du me mordre les joues pour ne pas éclater de rire devant mon boss mais quel bonheur de te lire!!!La somatisation ça me connait, je compatis ^__^

Écrit par : Kitty | 26/04/2007

@Kitty : enchantée ;-) et heureuse de t'avoir fait rire !

Écrit par : pomme | 26/04/2007

Les commentaires sont fermés.