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25/03/2007

Quand je serai grande

Maintenant que je le suis, j'ai oublié toutes les fins possibles à cette phrase...

Mais je me rappelle tout de même pas mal de choses de mon enfance. D'abord que j'aimais pas tellement ça, être une enfant. Je crois que j'ai toujours voulu être une adulte, je m'en foutais pas mal de l'insouciance et de l'irresponsabilité et de la liberté. Jouer, faire l'idiote avec mes copines ou passer le mercredi après-midi devant des dessins animés, je ne me souviens pas que ça m'ait jamais satisfaite. En fait je crois que je devais porter sur moi une certaine gravité ; à la place de mes parents, je me serais vaguement inquiétée, mais il faut croire que ça ne devait pas leur sembler problématique...

Moi ce que j'aimais, c'était lire, déjà, tout ce qui me passait sous les yeux, et courir pieds nus dans les terrains vagues de mon lotissement comme Zora la rousse. Ou alors faire du vélo toute seule en pédalant comme un malade, et m'exploser par terre au détour d'un virage : ça aussi c'est un souvenir très prégnant, pendant des années j'ai eu les genoux pleins de mercurochrome. J'étais ce qu'on appelle un garçon manqué, cette expression me glace le sang tant elle transporte de stéréotypes, de frustrations et de sexisme. Mais dans les années 70 ça ne choquait pas grand monde.

Et puis j'ai été une enfant seule, pendant six ans, et aujourd'hui je réalise que ça m'a probablement beaucoup marquée. Je pense que les enfants uniques ne me contrediront pas ; moi j'étais juste l'aînée, mais mes premières années ont bel et bien été solitaires. Toujours, quand quelqu'un me dit être l'aîné de sa fratrie, je pense qu'il a dû être un enfant seul, et qu'on se remet jamais vraiment de cette sorte particulière de solitude. Et puis un autre enfant arrive, et on occulte ce temps, on acquiert un autre statut. Mon premier vrai souvenir, celui qui a une existence charnelle pour moi, que je me rappelle avoir vécu autrement que dans un rêve, c'est ma soeur qui fait ses premiers pas en tendant vers moi ses bras potelés.

Mais par-dessus tout, je voulais grandir. Je voulais savoir, faire face, choisir. Je voulais une existence propre, je refusais la dépendance. Je crois que j'avais envie qu'on me foute la paix finalement, je suis une sauvage dans l'âme, et déjà à cette époque j'avais envie d'être comprise plutôt que d'être aimée.

C'est très étrange de constater à quel point l'enfant qu'on a été est à la fois différent et semblable de l'adulte qu'on est devenu... et c'est également compliqué pour moi de ne pas tomber dans la plus sombre mélancolie à l'évocation de mon enfance. Parce que bon, c'était pas non plus un roman de Dickens. J'étais une petite fille aimée, choyée et valorisée. Et je rigolais, même, parfois. Je ne m'en souviens pas précisément, mais je suis sûre que ça m'arrivait ! En vieillissant, comme pas mal de monde, je suis encline à me dire que c'était plus facile d'être un enfant dans les années 70 que dans les années 2000. Pourquoi ?, me direz-vous. Eh bien je ne sais pas, c'est une impression diffuse. Ou alors ça vient de l'image que j'ai gardée de cette époque, dont il me semble qu'elle incitait plus à la franche rigolade que les années actuelles. Entre autres, les sous-pulls vert caca d'oie qui font dresser les cheveux sur la tête, les coupes au bol, les Jeux de 20 heures avec Maître Capello, la Bibliothèque rose et Candy, ça ne peut pas être l'émanation d'une décennie totalement mauvaise. Le ridicule et le mauvais goût propres à cette époque se teintent de sympathie, maintenant qu'on n'est plus obligés de les subir... finalement ce n'est pas un regret d'avoir été un enfant à ce moment-là. Alors qu'avoir été ado dans les années 80, au hasard, c'est la désolation totale.

 

Bref, tout ça pour dire que nous sommes tous, un jour, retombés sur une vieille photo faisant resurgir de tels souvenirs. Et nous faisant souvent éclater de rire, bien sûr. C'est peut-être à partir de cette expérience commune que Traou a imaginé Couettes et Houpettes, une collection de photos de blogueurs lorsqu'ils étaient enfants, une somme de clichés hétéroclites, cocasses et attendrissants qui m'a donné l'envie impérieuse d'y participer. Dont acte : entre temps j'ai remis la main sur la photo où je ressemble furieusement à Chucky, poupée de sang, et voilà ce que ça donne :

 

medium_Alex_Chucky.6.jpg

Vous comprenez enfin pourquoi il me tardait tant de grandir, non ?

Commentaires

Merci pour ta madeleine sous forme de mercurochrome au genou!
Un plaisir de te lire.

Écrit par : funambuline | 25/03/2007

souvenir, souvenir....
Merci pour tes textes toujours émouvant, touchant, drôles... en un mot : juste !

Écrit par : Delph | 25/03/2007

Mais tu es adorable !
je ne sais pas qui est Chucky poupée de sang...(!)
mais moi j'adore les enfants qui ont des regards comme ça, avec une belle intransigeance...!

Écrit par : sophie L.L | 25/03/2007

C'est vrai qu'il y a un petit côté Chucky ! Heureusement que tu as grandi :-)
Moi aussi je me dis parfois que "de notre temps" l'enfance c'était mieux. Mais quand je regarde mon p'tit bout de 3 ans, il à l'air de se plaire à notre époque. Il s'adapte, comme on l'a fait à son age.

Écrit par : Charles Boone | 25/03/2007

Moi j'ai adoré cette photo. Et pour les blogueuses qui voudraient rejoindre les 85 participants de "Couettes et Houpettes", album né par hasard et pour mon plus grand plaisir ici : http://www.traou.net/blog/index.php?2006/02/18/78-couettes-et-houpettes
Merci Pomme d'en faire partie. J'adore ces instants d'enfance, ces histoires racontées en noir et blanc ou en couleurs...

Écrit par : Traou | 25/03/2007

Ca rappelle des souvenirs...
Jolie photo petite chuckinette, moi j'étais le sosie de Mireille Mathieu, chacun sa croix ;)

Écrit par : fyfe | 25/03/2007

Chucky?? non trop d'intensité dans le regard...sur cette photo sembles faire passer un message sur genre : tare ta gueule à la récré!! ;-)
Merci pour cette page d'enfance...c'est si juste!! Tu as la plume du coeur!!
Tu vois, j'étais la dernière, arrivée quelques années après les autres et j'ai eu cette sensation d'être seule mais ça m'a développé l'imaginaire et la volonté d'indépendance, en très grand!!! Et quand, il n'y a pas bien longtemps on m'a demandé de retrouver des souvenirs "ronds et doux" ou très "famille" et bien j'ai eu du mal : j'étais toujours à regarder dehors et à vouloir avancer vite!vite!!! Mais bon, quand on doit porter des jupes vert pomme et des chemisiers col "pelle à tarte" vert et marron (authentique!!), ça donne envie de grandir vite, non?? ;-)

Écrit par : breizhoudoudou | 26/03/2007

Comment fais-tu pour te raconter ainsi sans qu'on ait l'impression de tomber dans un journal intime ? Tu sais, je crois que c'est ça le talent. Rendre ses souvenirs d'enfance intéressants. Tu as un univers intérieur d'une grande richesse, pomme, tu le sais hein ?

Écrit par : caro | 26/03/2007

J’ai eu la même coupe de cheveux que toi pendant fort longtemps. Mais je n’ai aucun souvenir de Chucky. Tout le reste (les sous-pulls en acrylique qui me grattaient, Maître Capello et son petit goret…) fleure bon une douce époque. Je me demande souvent moi aussi si elle était effectivement moins dure (l’époque donc) ou si elle nous paraissait telle grâce à l’insouciance de l’enfance… J’ai quand même tendance à penser qu’on se prenait moins de violence dans la poire.

Écrit par : Baboux | 26/03/2007

Pourquoi dis-tu des enfants uniques "on se remet jamais vraiment de cette sorte particulière de solitude" ?
Cela semble tellement lourd à porter pour toi ... moi je suis fille unique et franchement je n'ai jamais ressenti de manque, bon tu me diras quand on n'a jamais goûté on ne peut pas dire qu'on n'aime pas :) et puis j'ai une grande famille donc beaucoup de cousins et cousines de mon âge avec qui je jouais.
Mais finalement je revendique cette solitude, elle est à moi, elle fait partie de moi, elle est moi.

Écrit par : Stéphanie | 26/03/2007

@funambuline : c'est gentil ;-)

@Delph : bienvenue à toi ;-) Merci pour tes compliments !

@sophie L.L : intransigeance, c'est peut-être ça... Chucky c'est un personnage de film d'horreur, c'était la référence culturelle du jour ;-) Je suis ravie de te plaire en tout cas !

@Charles Booone : moi aussi je me dis la même chose pour les enfants de nos jours, après tout il n'y a pas de raison que ce soit particulièrement plus compliqué...

@Traou : c'est une très belle idée, et je suis fière d'y participer !

@Fyfe : ah oui, Mireille Mathieu, pas évident non plus ;-)

@Breizhoudoudou : en effet le col pelle à tarte n'est pas très flatteur ;-) Merci pour tes compliments et pour cette expérience partagée.

@caro : rohhh, je suis toute rouge, c'est tellement adorable ce que tu me dis... merci !!!

@Baboux : la violence, à moi aussi, me semble plus présente aujourd'hui... comme tu le fais remarquer ça vient peut-être du fait qu'à l'époque nous la distinguions moins facilement... pour la coupe de cheveux, je crois qu'elle devait être assez répandue ;-)

@Stéphanie : oh mais moi aussi je la revendique, et j'ai fini par l'aimer en plus ! Je ne crois pas qu'elle m'ait pesé tant que ça, en revanche je suis persuadée qu'elle a fait de moi ce que je suis, c'est nécessairement un déterminant important de ma personnalité.

Écrit par : pomme | 26/03/2007

Ohh, trop fort, j'ai à peu près la même photo qui trône sur tous les vaisseliers de la famille. Même coupe, même robe (en bleu et faite mason). Je me souviens même de la scéance photo où le photographe m'agitait des peluches sous le nez pour me faire sourire, et moi je me disais "mais qu'est-ce qu'il veut çui là à remuer dans tous les sens ??"... Du coup j'ai à peu près la même tête de serial killer en puissance ;o)

Sinon, je suis aussi l'aînée (de 3) et pendant 4 ans j'ai dont été seule. Par contre cette période ne me laisse pas le souvenir d'une solitude particulière. Au contraire, en tant que 1ere enfant de la famille, j'ai été pendant un moment l'objet de toutes les attentions. Attention que n'ont sans doute pas eu mes freres et soeurs, du moins pas dans la même mesure. En revanche, ma position d'aînée m'a, je pense, fait grandir plus vite, du fait des responsabilités qu'elle confère.
Et je pense aussi quand je rencontre d'autres aînés, que l'on se sessemble finalement beaucoup.

Écrit par : Cely | 26/03/2007

Une fois de plus que dire à part...très joli billet !

Écrit par : marie caroline | 26/03/2007

Ah, les sous-pulls vert caca d'oie avec l'encolure trop serrée qui arrachaient la tête à chaque fois qu'on les enlevait....

Je passe souvent par ici, et c'est un vrai plaisir à chaque billet.

Quand à chosir entre une enfance dans les années 70 ou maintenant, je reprends sans hesiter une portion d'année 70. Nous avions une liberté que peu d'enfants (en zone urbaine) ont aujourd'hui...

Écrit par : second-souffle | 26/03/2007

@ pomme : quelle délicieuse enfant tu fus ...
Je suis sans cesse et à chaque post épaté par la fluidité de ton écriture, la simplicité de ton expression et la justesse de tes propos ... si tu ne m'étais pas si furieusement sympathique je pourrais être très jaloux ....

Écrit par : La fée des neiges | 27/03/2007

Je voulais juste CRIER aux gens, notammant ceux en période difficile, de se procurer ton livre mais le lien permanent ne fonctionne pas... j'espère que tu m'excuseras de le faire ici !

J'y suis tombée dessus hier soir en fesant les courses et t'assure qu'il tombe à pic !
Ton livre m'a remonté le moral en flèche et suis persuadée enfin que je ne suis pas si barge (un peu quand même mais je le vis bien!) !

J'ai toujours été considérée aux yeux de mes parents comme rebelle par le simple fait de dire que personne n'a aucun droit de jugement sur la vie d'une autre et que chacun faisait ce qu'il voulait de sa vie à partir du moment où la personne était heureuse et qu'elle ne nuisait pas à la vie d'une autre ! Dans le genre aussi et excuses mon expression "je ne fais chi.. personne alors que personne ne vienne m'emm...." !

Je suis partie assez tôt pour faire ma vie : boulot, mariée, maman et..... divorcée, plus de boulot et plus de maison !! Et le flou artistique a commencé !!!!
Au fait, j'ai 30 ans depuis 15 jours ;-) !! ceux qui liront le livre comprendront !!

Bref, on peut être de cette nature à respecter les Hommes et les comprendre, mais on peut aussi se laisser couler par ces gens (qui sont trop nombreux dans mon entourrage !) par le simple fait que vous êtes à leurs yeux redevable parcequ'ils vous aident et comme ils vous le répètent sans cesse ils savent ce qui est bon pour vous ou il faut les comprendre... et vous vous y acharnez...vous n'êtes pas franchement vous, vous êtes de plus en plus effacée sur et dans tout... la réponse vous frappe en pleine figure bien longtemps aprés : quand vous vous appercevez que vous êtes tout simplement seule et pire encore quand il n'y a pas votre fille !

C'est trop facile de jouer et manipuler les gens pour profiter à son bien être !

Alors, aussi dur que ce soit, continuer à se respecter dans n'importe quelle situation et peu importe les conséquences relationnelles aussi conflictuelles qu'elles peuvent être (amoureuses, amicales, familiales...ils y sont tous passés !) mon seul regret serait de continuer à les satisfaire et me noyer !
Comme tu le dits fortement bien "vous avez le droit,....,le devoir de vivre le temps qui vous est offert de la manière qui vous plaît, sans que personne y trouve à redire."

Merci, merci, merci de m'avoir permis de lire ce que je suis et de me le rappeller, de me dire que je ne suis pas isolée, que d'autres aussi vivent et subissent cette folie humaine !!

Merci de m'avoir fait doubler en moi la rage de mon droit du respect à ma fille et à ma "petite personne" comme je le fais avec le Monde.
Merci de m'avoir conforté dans mon combat quotidien : reprendre le contrôle de ma vie.

MERCI.

Écrit par : Titou | 27/03/2007

Merci pour cette note !
Et en tant que fille unique, je crois comprendre tout à fait ce que tu évoques...
Moi qui ai longtemps demandé à mes parents un petit frère ou une petite soeur, je sais maintenant que si je suis comme cela aujourd'hui, c'est en partie grâce (ou à cause ?!) de cette solitude...

Écrit par : éliiiiiiiise | 27/03/2007

@Cely : je vois très bien le "keski veut çui-là ?" ;-)))
C'est vrai que l'aînesse confère un sentiment de responsabilité, je pense que c'est indélébile. Etre au centre de toutes les attentions, j'avoue, ça m'est arrivé aussi !

@marie-caroline : merci à toi !

@second-souffle : enchantée ;-) C'est vrai qu'elles étaient belles, ces années...

@La fée : ah ben je suis confuse, je sais pas quoi dire. A part bien sûr que je suis ravie de t'être sympathique ;-)

@Titou : je suis hyper touchée par ton mot... et j'avoue que je ne sais pas quoi ajouter. Si : bravo pour ta détermination à vouloir être toi. C'est primordial. Tes remerciements me vont droit au coeur, vraiment, même si je n'ai pas forcément l'impression de les mériter ;-)
Je te souhaite la bienvenue, au fait ! Ce n'est pas du tout un problème d'avoir posté dans ce billet, tu penses ! Si tu veux m'écrire plus longuement, mon mail est là-haut à droite, n'hésite pas !

@éliiiiiiiise : bienvenue aussi ! Oui, cette solitude est constitutive, j'en suis persuadée, d'autant plus pour les enfants uniques.

Écrit par : pomme | 27/03/2007

J'adore ta tête! j'ai longtemps eu la même coupe playmobil, effectivement je réalise que c'est propre aux filles un peu garçon manqué (=qui ne portait pas des robes à smock et des longues tresses, je me comprends!!)
J'ai tenté d'occire mon petit frère dès sa naissance (à coups de talon aiguille!!!!!!) mais je ne regrette pas qu'il ait survécu! et oui, c'est drôle de voir quel enfant on a été et l'adulte qu'on est (en devenir?)

Écrit par : mariaba | 27/03/2007

Je me suis retrouvée tellement dans ce texte ! Merci beaucoup !

Écrit par : Miss Line | 27/03/2007

Je suis l'aînée et quand mon frère est arrivé j'avais 5 ans; d'une nature remuante il a tout de suite occupé tout l'espace et réquisitionné l'attention des parents....

Je crois qu'encore une fois je me retrouve dans ce que tu écris; il ne me reste plus qu'à acheter ton livre.

à bientôt

Écrit par : poppy | 27/03/2007

@mariaba : à coups de talons aiguilles ??? Mais quelle sauvage ! ;-))) En devenir sûrement, enfin j'espère bien, qu'on n'est jamais vraiment "terminé" !

@Miss Line : bienvenue ! Je t'en prie, le plaisir est pour moi ;-)

@poppy : en effet l'arrivée du petit dernier est un grand bouleversement... à bientôt !

Écrit par : pomme | 28/03/2007

C'est très touchant, et en même temps loin du mélo...
Hmm les sous-pull vert olive qui font des étincelles la nuit quand tu les enlèves dans le noir...
Et ces coupes de cheveux... on devait avoir le même coiffeur on dirait, et des débardeurs comme ça, j'en avais plein...

Écrit par : arpenteur | 29/03/2007

@arpenteur : c'est fou les souvenirs qui vont se loger dans un morceau de tissu synthétique... quant à la coupe de cheveux je crois qu'elle est très emblématique de l'époque, en effet !

Écrit par : pomme | 29/03/2007

J'avais une robe dans le même genre de couleur vert caméléon. Ma nature de cheveux m'a permis d'échapper à la coupe au bol, j'étais plutôt vers les Jackson Five.
Sinon, je suis une enfant unique par un (mauvais ) coup du sort et j'ai rêvé longtemps de ne plus être seule.
J'avais hâte de grandir, d'être indépendante, d'être actrice de ma propre vie, j'avais l'impression qu'enfant je n'avais pas de prise sur les évènements ,que je ne pouvais rien changer.
En fait je n'ai pas l'impression d'avoir eu cette insouciance et cette innoncence dont j'ai souvent entendu parler.
Je suis plus lègère maintenant , moins sérieuse qu'enfant...

Écrit par : dola | 29/03/2007

@dola : ah ben tout pareil. C'est exactement ça, mot pour mot. A part la coupe de Jackson Five bien sûr ;-) Tu devais être toute mignonne !

Écrit par : pomme | 29/03/2007

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