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18/03/2007

Bureau, morne plaine

Voilà, les vacances sont finies. Oui parce que j'étais en vacances depuis 15 jours. En fait pas vraiment, mais bon bref, je n'étais pas au bureau, et je m'apprête à y retourner demain matin. Je suis à deux doigts d'entonner un cantique pour remercier Dieu et tous ses saints de me donner l'extraordinaire chance de TRAVAILLER. Non, je rigole, je connais pas de cantique, et de toute façon j'ai trop péché, Dieu ne daignerait pas écouter.

Je pense qu'il est clair pour tout le monde ici que je déteste travailler. Je déteste y être obligée pour gagner des sous, je déteste devoir faire ami-ami avec mes collègues, des gens qui hors de ce cadre n'ont absolument aucun point commun avec moi, je déteste devoir faire semblant de saluer avec déférence mes supérieurs pour qui j'ai souvent le plus grand mépris (oui je suis hautaine et condescendante, c'est affreux), je déteste l'idée de travailler pour un grand groupe qui affame ses salariés et ses fournisseurs en clamant qu'il est un bienfaiteur du pouvoir d'achat (vous voyez mieux là ?), je déteste assister quotidiennement à ce cirque de courbettes, de cirage de pompes et de coups de pute, tout ça pour gagner 7 euros de plus par mois ou gravir un échelon dans le prochain organigramme, je déteste tous ces gens qui caquettent autour de moi pendant que j'essaie désespérément de me préserver un peu de tranquillité pour faire le tour de mes blogs préférés, pas moyen d'être payée à rien faire deux minutes ! J'ai beau essayer, je n'arrive pas à trouver de bons côtés au fait de devoir m'extirper de mon lit tous les matins pour aller subir huit heures de ce traitement. Ah si, peut-être une chose, éviter de devenir totalement autiste. Je crois que ça marche pas tellement, je le suis de plus en plus...

Et pourtant... à une époque, j'y ai presque cru, au travail. Et puis quand j'ai constaté ce que ça me rapportait, d'y croire, je me suis calmée d'un coup. C'est à cette période que j'ai commencé à travailler dans un bureau. Et toute ma vision du monde professionnel en a été changée à jamais. Dans un sens positif, quand j'y pense, c'est déjà ça.

Je vous explique : pour moi, travailler dans un bureau, c'est pas vraiment un travail. Inutile de pousser les hauts cris, ce n'est pas un jugement négatif, bien au contraire ! Disons que quand on débarque du commerce, être assise toute la journée et cliquer à n'en plus finir sur une souris, c'est comment dire... reposant. Au début j'ai cru que le problème venait de moi, et que je ne faisais pas tout ce que j'avais à faire, un truc comme ça. Et puis j'ai fini par comprendre que c'était normal. Dans un bureau, on ne travaille pas non stop pendant huit heures. Non non non, on prend son temps, on boit le café dans le bureau d'à côté pendant 45 minutes tous les matins, on va faire un tour au 3° dire bonjour à ses anciens collègues, on surfe sur un site de météo pour voir s'il va faire beau ce week-end. Entre ces saines occupations, on consent parfois à travailler un peu. Mais pas trop, il manquerait plus qu'on doive bosser pendant tout le temps qu'on passe au bureau, ça va pas bien la tête ?

J'ai supposé pendant un temps que j'étais un cas particulier, mais après une enquête minutieuse (auprès d'un échantillon représentatif composé de deux personnes), j'ai découvert que ça se passait souvent comme ça, la vie de bureau. Cool, pépère, tranquille le chat, on va pas non plus se tuer à la tâche. Je me suis donc joyeusement et sans aucun scrupule adaptée à ce rythme de travail. Mais il reste cependant des aspects insupportables dans ma vie professionnelle.

Essentiellement, ça concerne les conversations avec les collègues. Nouvelle venue, j'essayais imprudemment de lancer des sujets de discussion intéressants ; jeune écervelée que j'étais ! J'ai très vite compris que c'était peine perdue. Dans un bureau, les gens n'acceptent de parler que de quatre choses :

 

Le travail et les gens avec qui on travaille. Là c'est très clair, le but c'est de dire le plus de mal possible, de se plaindre abondamment, éventuellement de faire croire qu'on est encore plus mal payé qu'en Roumanie et moins bien traité qu'en Corée du Nord. Donc résumons-nous : les informaticiens ont trouvé leur diplôme dans un oeuf Kinder (dans le meilleur des cas, à mon avis) ; Trucmuche est un infâme salopard, il m'a volé mon agrafeuse mais a quand même eu une promotion qu'il ne méritait pas, on ne récompense que les gens malhonnêtes dans cette boîte (ce qui est vrai du reste) ; j'en peux plus de ce boulot, ça me tue, j'ai même pas eu le temps d'ouvrir ma boîte mail depuis le début de la semaine (oui mais ça c'est parce que tu sais pas l'ouvrir, triple buse) ; j'ai pas été augmenté depuis trois semaines, et en plus mon chef m'a fait une réflexion parce que je prends 23 pauses clope par jour (en effet, il faut appeler Amnesty International de toute urgence).

 

La famille et les enfants. Alors là c'est très simple, j'ai rien à dire. Et surtout, je me contrefous de la rougeole de la petite dernière ou de la dernière frasque de la belle-soeur : tu la verrais, avec ses cheveux ras, à son âge elle a toujours pas d'enfants, avec mon mari on se demande si elle est pas un peu... enfin si elle préfère pas les femmes, tu vois ? En général, à ce moment, je lève la tête et je les regarde dans les yeux avec un grand sourire. Elles doivent penser que je les drague, la bonne blague. Mais ça ne les arrête pas, et vas-y que je te détaille l'avancée des travaux de la cuisine, la dernière réunion de parents d'élèves et le repas raté de communion de la filleule, je te donnerai l'adresse du traiteur pour que tu ne t'adresses jamais à lui. Je ne peux qu'opposer un silence obstiné pour faire comprendre mon total désintérêt. C'est ma faute aussi, j'avais qu'à me marier et faire deux enfants dans un pavillon de banlieue, ça m'apprendra.

 

Ce qu'il y a eu à la télé hier soir. Alors ça c'est vachement bien par contre, je connais tous les programmes par coeur sans jamais avoir besoin de regarder la boîte à cons, très pratique. Rien ne m'échappe : la Star Ac et tous ses avatars, les jeux débiles, les histoires de flics diverses et variées, les séries à la mode et même, parfois, les émissions politiques. C'est d'ailleurs le seul moment où j'ai envie de dire quelque chose (ou de le hurler pour être plus précise), mais je me mords les joues jusqu'au sang, que voulez-vous, je suis pleutre. Récemment j'ai lu un article résumant les résultats d'une étude sociologique sur la télévision, qui expose que le seul rôle réel de la téloche, c'est de créer du lien social, car les gens parlent de ce qu'ils ont vu la veille, et échangent à ce sujet des impressions et même des opinions. On va pas faire la fine bouche, c'est toujours bon à prendre, d'autant qu'on peut en parler sans même avoir regardé, tant les programmes sont convenus et prévisibles.

 

La météo, et par extension ce-qu'on-va-pouvoir-faire-ce-week-end. C'est là que je réalise qu'ils sont tous aussi pressés que moi de voir le vendredi soir arriver, c'est implacable, tout le monde déteste travailler. Bref, selon la saison, nous avons droit au programme du week-end au ski, à la mer ou à la campagne. Quelques variantes : le mariage d'une cousine, un marathon (oui, je sais, c'est incroyable, certaines personnes attendent impatiemment le dimanche pour avoir le bonheur de se taper 40 bornes à pied, un truc de fou), un barbecue, que sais-je encore, tout me laisse indifférente vu que je fais jamais les mêmes choses. Au milieu de ce bruyant exposé de projets réjouissants, il se trouve parfois quelqu'un pour remarquer que je ne dis rien. Soudain inquiet pour ma vie sociale (déjà qu'elle a pas de mari ni d'enfants, la pauvre), la personne tente alors un « Et toi, tu as prévu quelque chose ce week-end ? » Ca part d'un bon sentiment, mais généralement je ne peux m'empêcher de répondre : « Oui-oui, comme tous les week-ends je vais voir mes amis et on va prendre l'apéro jusqu'à 11 heures du soir » Ma réponse ne doit pas les surprendre, c'est normal d'être alcoolique quand on n'a pas de vie (pas de mari-pas d'enfants, vous avez traduit de vous-même).

 

Voilà. Pour l'enrichissement intellectuel, on repassera. On attendra plutôt le week-end, pour refaire le monde pendant l'apéro de la mort, hein ! Je crois qu'au fond, tant de normalité m'effraie, et que mon esprit de contradiction me pousse à réagir à l'extrême, j'avoue. Mais le programme des conversations reste immuable, et ça a le don de continuer à m'étonner.

C'est bien la seule chose à laquelle je ne m'habitue pas, parce que pour le reste, je me suis complètement fondue dans le moule. Je me suis empressée de devenir partisane du moindre effort, et de ne me sentir responsable de rien. C'est une autre caractéristique qui m'a pendant un moment stupéfiée : personne ne prend rien en charge, les responsabilités sont totalement diluées, c'est toujours la faute de l'autre, c'est celui qui dit qui est, je te parie que c'est moi qui fait pipi le plus loin, tout ça. A côté, une cour de maternelle c'est le Tribunal Pénal International. Je me sens très peu concernée vu que j'occupe un poste d'employée de base, donc je suis certaine qu'on me demandera jamais mon avis sur rien (ça tombe bien, j'en ai pas), mais quand j'observe ce comportement chez des cadres supérieurs, ça me laisse pantoise... Et encore plus quand je constate que ça ne nuit absolument pas à la bonne marche de l'entreprise, entendez à ses profits colossaux. Si vous aviez encore un doute, vous pouvez l'abandonner : nous sommes tous des pions, nos qualités personnelles n'ont strictement aucune incidence sur le fonctionnement de l'économie, et essayer d'y changer quoi que ce soit reviendrait seulement à se faire des ennemis. Voire à être obligé de manger tout seul dans son coin à la cantine, la honte suprême. Non contente d'être un désert intellectuel, l'entreprise est également une impasse politique, ne mâchons pas nos mots.

C'est en tout cas les conclusions auxquelles je suis arrivée après presque deux ans de ce régime. Mais je n'ai bien sûr pas le choix de m'y soustraire, puisque mon amour immodéré du confort matériel a un prix, celui de ma sueur, en quelque sorte. Finalement j'essaie juste de faire mon travail dans mon coin, et de le faire bien, pas par loyauté envers l'entreprise (plutôt crever), juste par respect envers moi-même vu que je suis payée pour ça (et aussi parce que je suis psychorigide, bien entendu). Je m'aperçois souvent que pendant deux ou trois heures d'affilée je n'ai rien entendu à ce qui s'est dit dans le bureau que j'occupe, et qu'au bout du compte il est presque 18 h, et qu'en plus on est le dernier jour de la semaine, ouf.

Vous comprenez mieux mon désarroi à l'idée de me refourrer dans ce guêpier dès demain. Une opinion très en vogue à l'heure actuelle veut que ce soit une chance d'avoir un travail ; je mesure cette chance dans le sens où elle signifie que j'ai les moyens de vivre décemment, mais ça s'arrête là. Personne ne me fera jamais croire que mon bonheur passe par l'épanouissement professionnel. Mon bonheur à moi, il passe par le statut de rentière. Ou alors, au pire, par le fait d'avoir un bureau pour moi toute seule...

 

Commentaires

moi je commence à déprimer le dimanche à 16 h de retourner au boulot, ( là je suis en plein cafard) ! alors je te comprend.
En + je n'ai même pas droit à internet, sauf sites très sérieux, de toute façon j'ai pas trop le temps, le premier qui dit que les fonctionnaires ne font rien je l'assomme! parce qu'on bosse quand même pas mal, bien plus que chez ton capitaliste exploiteur breton apparemment (sauf le service de dépannage informatique qui a l'annexe de son bureau à la machine à café....)

par contre j'ai un bureau à moi toute seule, hi hi hi, mais ça n'a pas été le cas tout le temps. Au moins je peux m'y planquer quelques jours par mois pour éviter le genre de conversation que tu décris et qui me barbe aussi profondément.

Écrit par : maryline | 18/03/2007

Waouw ! C'est hard là !
Je veux dire : j'ai fait du travail de bureau comme tu dis pendant 10 ans et dans trois boites différentes et je n'ai jamais ressenti "ça" avec mes collègues.
Attention je ne parle pas du "je te passe la pommade", les coups de pute et Cie, ça oui, j'ai connu et aussi les pleurs dans les WC.
Mais j'ai aussi de très bons souvenirs, des échanges, des fous rires mémorables... alors, ouf ! Ce n’est pas partout pareil !
A noter que le pire fut cette boite de télévente où tu étais payé au temps de connexion sur ton pc ...ce qui veut dire que quand tu te débranchais pour aller faire pipi t'étais même pas payé !!
Et à la fin de chaque semaine, tu avais le total du temps passé sur l’ordinateur, ce qui veut dire : ton contrat est de 38h, tu as passé 35h37 donc tu complètes samedi... le paradis c'est où SVP ?
A noter : en recherche de boulot depuis plus d’un an, j’en crève .. oui le travail c’est pas la Vie mais ça contribue tout de même à quelques petits bonheurs du genre acheter ce qu’on a envie quand on le voit :-/

Écrit par : Stéphanie | 18/03/2007

pour moi,le bureau c'est la maison,enfin, une chambre à l'étage aménagée enbureau avecun ordi une imprimante un scanner mis à ma dispo par le Chef.

Je dois dire que ca me convient très bien. Des coursiers m'apportent les dossiers,je les tape, je corrige les fotes dortograffe, j'imprime, et je renvoie le tout. Y'a des jours ou je tape 10 heures et d'autres ou j'ai rien pendant 15 jours ...

Comme j'ai fait annualiser mon salaire, plus de problèmes de fin de mois.

Mais je te comprends parfaitement, j'ai fais des années d'intérim et le dimanche soir c'était souvent l'angoisse. J'ai aussi eu des fins de missions pas piquées des vers. Je me souviens d'une fille qui a fait un caca nerveux car j'avais déplacé son écran d'une dizaine de cm. Ca m'a vaccinée pour la suite ...

Et si tu nous écrivais pleins de beaux bouquins ... à la maison ???
Bisous tout plein pour bien commencer ta semaine.
Claire

Écrit par : Claire59 | 18/03/2007

Comme tu es lucide et comme tu expliques bien le monde du travail au bureau. Ne travaillant pas 'en bureau' j'ai quand même exactement le même ressenti que toi et aussi pour avoir vécu l'expérience...pas facile tout cela.
Je te souhaite le plein de courage pour cette semaine!

Écrit par : LovePink | 18/03/2007

Argh ! J'angoisse déjà à cause du nouveau boulot que je commence demain.... Tu me rassures pas là ! lol !
Mais point positif : j'aurais mon espace rien qu'à moi... :-)
Bon courage pour la reprise !

Écrit par : xtelle | 18/03/2007

Le travail de bureau, même si je ne suis que stagiaire, je connais ça.

En plus on travaille en open space (= pas de bureaux séparés, une seule pièce pour tout le monde) ce qui relève, pour moi qui aime mon confort et mon calme, de l'hérésie.

Parce que la minette de La Rochelle (stagiaire elle, aussi) qui vient d'arriver et qui s'est plaint pendant une semaine d'avoir flingué ses converses à cause de la neige... Ben elle me saoûle.

Complètement.

Alors je mets mon casque, ma musique, et gare au premier qui vient me sortir ce type de conversations.
Non je ne regarde pas la TV, non je ne vais pas faire la tournée des bars ce week end, non je ne sais pas quel temps est prévu pour cette semaine, et non je ne savais pas que bidule ramassait 100$CA par semaine alors qu'il ne fait rien de ses journées.

Je dois être psychorigide moi aussi.

Mais depuis que tout le monde l'a compris, c'est tranquille la mouche.

Écrit par : Louloute | 18/03/2007

@maryline : rah la chance ! Pour les fonctionnaires, tu sais déjà que ce n'est pas moi qui irait dire des trucs pareils ;-)

@Stéphanie : tu sais c'est un billet d'humeur, il ne faut pas y voir de tentative de généralisation ! Je suis persuadée, et tant mieux, que ce n'est pas partout pareil, et surtout que d'autres le vivent mieux que moi ;-) Comme tu le soulignes, ce serait indécent de se plaindre d'avoir un emploi, ce n'était bien sûr pas mon propos.

@Claire59 : tu es correctrice, non ? Roh c'est le job de mes rêves ! (oui en fait j'ai menti, le job de mes rêves existe ;-)) En intérim à mon avis c'est pire, tu ne dois jamais avoir le temps de prendre tes marques, ni d'imposer un minimum ton rythme et tes habitudes... pour les bouquins, il faudrait que j'en écrive un sacré paquet pour arriver en vivre tu sais ! En tout cas merci de tes souhaits, et bises aussi !

@LovePink : c'est gentil, merci pour tes encouragements !

@xtelle : ah mais c'était pas le but hein ! Je pense vraiment qu'avoir son coin à soi ça aide. Alors bonne chance pour ce premier jour !

@Louloute : tranquille la mouche, trop fort cette expression ;-))) L'open space c'est mon pire cauchemar, j'en ai des frissons rien que d'y penser... je comprends que tu aies fait clairement comprendre que tu aimais qu'on te foute la paix, à mon avis c'est la seule façon de survivre au truc ;-)

Écrit par : pomme | 18/03/2007

Oh, comme je suis d'accord avec toi !
Et dire qu'il va falloir endurer ça encore au moins 35 ans, rhô la déprime !
Nan, vraiment y a pas moyen, j'vais devoir gagner au loto. Ou faire compteuse de grains de sables en Polynésie. J'hésite ;-)

Écrit par : fyfe | 18/03/2007

Pas d'inquiétude Pomme, j'avais bien compris :-)

Écrit par : Stéphanie | 18/03/2007

Tout pareil, uen fois de plus ;-))
Un jour tu pourras lâcher tout ça et vivre autreement, je te le prédis ;-)

Écrit par : Hélène | 19/03/2007

Rhââ, arrête !!
Tu décris à peu près exactement ce que je vis dans mon boulot tout pourri-moisi que je déteste ! (sauf que bon, ya quand même quelques collègues que j'aime bien et qui font passer la pillule, sans quoi je me serais déjà pendue avec le câble du téléphone depuis belle lurette !)
Mais j'avais quand même l'illusoire espoir qu'en fait, ailleurs, dans d'autres boîtes hors de la fonction semi-publique (oui, cette notion est un mystère pour moi aussi...) il y avait des gens qui travaillaient pour de vrai et prenaient des responsabilités...
Alors finalement ce serait partout pareil ? Mpfff...

Écrit par : Cely | 19/03/2007

Et encore tu n'es pas obligée de subir les remarques du genre "homophobes" ou encore les gens tellement "hétérocentrés" qu'ils n'imaginent même pas que leur quotidien constitué d'enfants, de familles, de courses etc ... (respectable au demaurant mais chiant à mourir) soit tellement à l'opposé du tien ..... qu'ils te l'imposent ... avec la béatitude des gens qui veulent partager .... Mais reghardez moi putain lol je ne crois pas que je fasse illusion : OUVREZ LES YEUX .... I'm gay ... lol ;-))))

Écrit par : La fée | 19/03/2007

Et tu sais le pire? Tu as exactement les mêmes conversations en salle de profs d'un collège. Or moi, naïve comme pas deux, avant d'y mettre les pieds j'avais imaginé un niveau de conversation un peu plus..., comment dire, élevé?
Je dois dire que moi-même il m'est arrivé d'y participer... et c'est pas parce je sentais à quel point la conversation était niaise que ça me donne une excuse, c'est peut-être même pire.
Oui je sais c'est déprimant, nos chères têtes blondes (et brunes et rousses) sont entre de drôles de mains...

Écrit par : ClaireMM | 19/03/2007

Pomme, tu as oublié un élément essentiel de la conversation de bureau (étage comptabilité-fournisseur de mon anicenne boîte-vérdique) : la comparaison des pubs du super-marché reçu dans la boîte au lettre le matin même :
-"Rho là, t'as vu les nouilles à 3 euros chez Leclaire ?"
- "Oui mais là y'a des quiches, 3 pour le prix de 2 chez Unter"
-"Découpe moi la page s'il te plait"
Réalisé sans trucage…
Misère !

Écrit par : Fanchette | 19/03/2007

coucou, je viens d'écrire un comm et il n'est pas là. Je deviens gâteuse où y a un problème?
C'est juste pour savoir, parce que pour le comm sa disparition n'est pas si grave, l'humanité s'en remettra..

Écrit par : ClaireMM | 19/03/2007

ah bon maintenant il est l'air fine moi...

Écrit par : ClaireMM | 19/03/2007

Je vais te dire : toi & moi on est faites pour s'entendre.

perso je cumule : open space + horaires de dingues + collègues blaireaux + salaire de misère ... mais attention on l'aime l'entreprise "bip", où on la quitte ... moi ça me fait penser à certains slogans politiques ce style de petites phrases et pas particulièrement des courants que j'affectionne !

Écrit par : alexiane | 19/03/2007

hum, comme ça a l'air sympa.... hors du bureau, il y aussi les boutiques, un monde joyeux où la pouffe est reine, et où les sujets de conversation sont à peu près les mêmes, élargis quand on a la chance de bosser avec quelqu'un de sympa qui se demande tout comme nous ce qu'il ou elle fait là!
Une part de moi n'acceptera jamais cet univers un peu triste, surtout que je viens d'une famille anticonformiste et "artiste", que je vis avec un musicien qui fait un peu ce qu'il veut, que la plupart de mes amis sortent également du schéma type "métro-boulot-dodo", et POURTANT, parfois, je me sens en sécurité dans mes habitudes et mon train-train où je ne prends jamais de risques, et je prends quelquefois plaisir à me laisser aller à ces échanges stériles sur le cours du café lyophilisé ou l'avenir du DVD de trucmuche le dernier mec qui fait rire sur TF1!!!

Écrit par : mariaba | 19/03/2007

Je trouve ton analyse très drôle. Pour ma part je me sens bien dans mon job ( je l'adore et j'entends toujours dire que c'est une chance).
Les conversations sont loin d'être passionnantes mais comme la moitié d'entre-nous ne regarde jamais la télé cela fait un sujet de moins.
Mais souvent bon de toutes façons il y a des semaines ou je n'ai même pas le temps de lire les blogs..
Je regrette toutefois un des mes collègues, il est devenu un de mes amis les plus proches et rien que sa présence suffisait à mettre de bonne humeur. On échangeait des confidences à voix basse tout en travaillant. c'était génial.
Quelque uns pensaient que je trompais mon mari avec lui, on rigolait en douce en parlant de nos mec...
Maintenant qu'il a changé de boité, il me manque.
Depuis je n'ai que des relations cordiales sans plus.

Écrit par : dola | 19/03/2007

Oh la la, Pomme, il est déprimant, ton billet... en tout cas il m'a bien rappelé pourquoi je clame depuis l'adolescence que jamais je ne travaillerai dans un bureau et pourquoi aujourd'hui je travaille chez moi, en indépendant, hein ! :)

Écrit par : stéphanie | 19/03/2007

Moi aussi Pomme je suis 5 jours par semaine dans un bureau . Je n’ai pas encore trouvé un autre moyen de gagner ma vie. Ce n’est pas toujours la fête mais bon… Si je positive, je me dis que ça me laisse du temps pour aller lire des blogs bien chouettes que j’ai découvert justement au bureau (le tien, celui d’Hélène, celui de Caro...), d’envoyer des mails aux copines, de passer des commandes à la fnac ou autre… Et en plus, là où je me rends compte que j’ai une ENORME chance, c’est que les gens avec qui je bosse sont supers. Et puis chez nous, les conversations volent parfois haut (ouf !). Chez nous, ça réfléchit (pas moi, non, les autres, je travaille avec des universitaires et des chercheurs…). Il arrive aussi que ça parle télé, météo, enfants, chiffons mais c’est toujours avec gentillesse, finesse et humour. Bref, je suis dans une bulle souvent bien agréable… Tu veux venir bosser avec nous???

Écrit par : Baboux | 19/03/2007

@Fyfe : compteuse de grains de sable en Polynésie, s'il y a deux places, je prends !!! Enfin en intérim hein, parce que 35 ans sur la plage... eh oui, jamais contente ;-)

@Stéphanie : je n'en doutais pas ;-)

@Hélène : oui mais quaaaaaaaand ? Je rigole ;-) Mais merci de me prédire, je m'y raccroche désespérément !

@Cely : évidemment je ne peux pas jurer que c'est partout pareil, mais je subodore fortement que pour moi, ce serait partout pareil... allez courage, et laisse donc ce fil de téléphone tranquille ;-)

@La fée : ben tu vois, je me retrouve face à la même incompréhension, mais moi je ne peux même pas crier "I'm gay!!!!" Y'a pas de justice ;-)

@ClaireMM : les commentaires ne s'affichent pas toujours illico, mais là tout va bien ;-) Au fond je ne suis pas très étonnée que ce soit la même chose dans l'enseignement, je crois que c'est le fait d'être au travail, quel que soit ce travail, qui incite les gens à ce genre de conversations hyper codifiées... et parfois en effet, on se sent obligé de participer, c'est humain !

@Fanchette : alors là très fort !!! Je suis battue à plate couture, je l'admets ;-)))

@alexiane (quel joli prénom !) : bienvenue ! Je vois que tu cumules les malheurs professionnels, condoléances ;-) Je crois qu'on s'est parfaitement comprises, sur les slogans... hélas il semble que ce genre de laïus soit vraiment populaire en ce moment, on n'est pas sorties de l'auberge ;-)

@mariaba : bien sûr que ces discussions... légères font partie de la vie, et heureusement ! Mais comme tu dis c'est parfois triste de se résigner à n'avoir que celles-là...

@dola : se sentir vraiment proche de quelqu'un dans le cadre du travail, c'est clair que ça n'a pas de prix. Mais il faut bien sûr s'efforcer de maintenir une certaine cordialité, je ne pourrai jamais me résoudre non plus à déclarer la guerre à mes collègues de bureau, le quotidien serait bien pire ;-)

@stéphanie (une autre ;-)) : et voilà, encore une insolente chanceuse !!! Veinarde, je suis mortellement jalouse ;-)))

@Baboux : je note ta proposition, j'avoue qu'elle est tentante ;-) Je suis consciente, tout de même, d'avoir la chance de travailler dans des conditions très agréables : pas de pression, du temps devant moi, je réalise que c'est très appréciable.

Écrit par : pomme | 19/03/2007

Tu sais, parfois je rêve d'un boulot aussi pourav' que celui que tu décris : zéro implication donc disponible à 350 000% pour la vie du dehors...!!!
Et puis, souvent, j'aime ce que je fais même si je me demande si cela sert à quelque chose (le social, c'est pas très "tendance"!! ;-)) ) Et puis les jours où je me demande ce que je fous là, je me dit que cela me permet de partir ailleurs pendant mes vacances. En gros, dans les moments qui ressemblent à ce que tu décris je me dis que mon salaire me permet de vivre la vie qui me plait (une fois le boulot fini)...
Courage Pomme, tu vas créer, un jour, le job que tu aimes, tu as trop de talent pour végéter!!!!! C'est une évidence...

Écrit par : Breizhoudoudou | 19/03/2007

Toujours aussi drole :-)
Perso je travaille de chez moi, je n'ai donc pas ce genre de problèmes. Je surf où je veux, quand je veux mais par contre pas d'horaires de travail.
Voir du monde c'est un plus et un moins cela depend des gens en fait.
Pourquoi ne pas trouver un job plus interessant pour toi, ou te lancer dans l'ecriture full time ? ;-)

Écrit par : Charles Boone | 19/03/2007

Rien à rajouter sur ce documentaire complet des petits tracas et grandes mesquineries de la vie au bureau.

Perso j'ai arrêté le jour où je me suis dit que décidément non, les Repetto plissées ou le Charlotte de Darel ne méritaient pas tous les sacrifices, et qu'il m'était inconcevable qu'ils fassent de moi une fonctionnaire employée à temps partiel à mi-chemin entre l'employée de sécu et celle de la Poste.

Je me suis donc défoncée jusqu'au bout et mené à bien tous les objectifs avec brio pour mieux......m'arrêter aussi sec un jour, tout net avant qu'ils ne me lobotomisent et que je rentre dans la secte du branleur congénital !!!!!

J'ai fait le point sur mes trois envies dans la vie : gérer mes horaires, ne pas supporter la sournoiserie et l'incompétence du Yakafokon placé dans la case au-dessus de la mienne dans l'organigramme (pour un motif toujours non-élucidé à ce jour), et surtout écrire full time....

Bon pour l'instant, c'est loin d'être gagné, mais j'ai fait une croix temporairement sur mes basses envies matérielles, juste pour me donner les moyens de ne pas finir aigrie et névrosée..ou pire!

Une fille avec ta prose Pomme ne devrait pas être employée à faire autre chose dans la vie, alors ne t'inquiète pas, je suis sûre que tu trouveras bientôt la solution !!

Écrit par : La Fée Carabine | 20/03/2007

Roh décidément aujourd'hui je suis super d'acc avec fée carabine !

je suis sure qu'un jour tout ça sera derrière toi. Et bravo pour ce texte qui est à la fois juste et à mourir de rire. Vraiment. C'est simple, tu me scotches.

Écrit par : caro | 20/03/2007

@Breizhoudoudou : c'est très gentil ! Tu sais je crois comprendre ce que tu veux dire, un de mes plus proches amis travaille dans le social, son découragement est palpable... c'est peut-être pas tendance, mais moi je trouve que c'est honorable comme métier. Quand à la vie hors du travail, je suis bien sûr totalement d'accord avec toi !

@Charles Boone : enchantée ;-) Je ne désespère pas de pouvoir un jour arriver à gagner ma vie d'une façon qui me convienne mieux... l'écriture, pourquoi pas, mais pour en vivre... il faut vraiment beaucoup écrire ;-)))

@La Fée Carabine : bienvenue, ravie de te voir ici ! Tu saisis certainement à quel point ton parcours me parle... j'espère avoir un jour la force de faire la même chose, mais disons que j'ai encore pas mal de barrières à faire tomber... merci mille fois de tes encouragements !

@caro : venant de toi c'est évidemment un énorme compliment... merci ma belle !

Écrit par : pomme | 20/03/2007

hou la la , quelle chance j ai , d avoir un boulot passionnant , un peu fatiguant je l avoue mais je ne vois pas du tout la journée passer et de vous lire cela ne me donne pas du tout l envie de changer d orientation . bon courage et de tout coeur avec vous

Écrit par : beat | 20/03/2007

Pff c'est vrai que ça donne pas super envie d'aller bosser tout ça, mais qu'est-ce que c'est bien décrit!

Ca me rappelle les petits boulots et les stages que j'ai faits, surtout l'histoire du programme télé. Moi qui ne la regarde pas, j'étais complètement largued. Et en plus, quand tu dis que tu ne regardes pas la téloche tout le monde te prend pour l'extra-terrestre du quartier et tu es mis au ban... Charmant!

Je te souhaite bon courage pour cette reprise Pomme! Je suis sure que tu arriveras un jour à vivre de quelque chose de plus enrichissant!!!

Moi j'ai même pas commencé à travailler tout court alors je suis déjà découragée rien que d'y penser ;o))))

Écrit par : Delphinoid | 20/03/2007

Ceci est une réclamation
Pomme, pourrais-tu, s'il-te-plaît :
1- Ne pas écrire des billets aussi hilarants (bien que fort justes) quand je suis en week-end sans internet
2- Ne pas écrire des billets si longs que quand j'essaie de les lire du bureau (ben oui, qu'est-ce que tu crois), je suis TOUJOURS dérangée, j'arrive pas à finir, je suis obligée de recommencer du début un peu plus tard, et ainsi de suite, c'est agaçant
3- te documenter un peu sur certains points : les marathoniens ne se "tapent pas 40 bornes à pied", ils courent ! Si, j'te jure !
4- revoir un peu tes priorités : et si tu essayais un mari riche, ah, ah, t'aurais plus besoin de bosser. Faut savoir ce qu'on veut, dans la vie.
Non mais c'est vrai, quoi ! ;-)

PS : Il faut que tu écrives les tomes 2-3-4-5... de ton bouquin, c'est tout. J'en ai déjà offert un ou deux à des copines abonnées aux chieurs, elles sont ravies. Où est l'adresse de ton fan-club ?

Écrit par : Traou | 21/03/2007

@beat : bienvenue ! Tu me vois ravie de ton bonheur professionnel, et merci pour tes encouragements ;-)

@Delphinoid : roh ben faut pas, je suis sûre qu'il y a des tas d'exceptions à mon calvaire ;-) Merci pour tes souhaits !

@Traou : ah, un fan club, quelle bonne idée !!! Je vais y penser ;-)
Je constate avec plaisir que je ne suis pas la seule à lire des blogs depuis le bureau ! Je n'en ai jamais douté d'ailleurs ;-) Pour le marathon, je refuse de ma fatiguer le cerveau à chercher des informations sur la question voyons !
Merci de ton commentaire, il est exquis.

Écrit par : pomme | 21/03/2007

que dire de plus que les autres... à croire que les gens sont -presque- tous malheureux à leur boulot... :-/

cependant je en désespère pas de trouver (ou d eme fabriquer) mieux ;-)

allez souris si ca se trouve avec ton bouquin tu vas devenir super riche

d'ailleurs je profiterais d'une des -nombreuses- heures creuses passées au bureau pour le commander on ze wéb -the bureau worker best friend-!

Écrit par : la nymphette | 21/03/2007

ouh la ma biche, t'y vas fort! Je peux comprendre dans un sens mais il existe - j'en reste intimement convaincu même si ça peut paraître utopiste - des jobs dans lesquels on peut s'épanouir. Et je ne parle pas du plaisir bestial de faire du fric (quoique moi avant ca faisait partir de ma motivation) mais du bien-être ressenti car on a l'impression de se sentir utile, de faire partie d'un projet auquel on croit, d'obtenir une certaine reconnaissance sociale (et là tu ne peux pas me contredire, on n'est pas fait pour vivre seul même si souvent on est mal accompagné...), d'échanger des idées (même si nous sommes entourés de pas mal de cruches et lourdingues il y a des gens biens et qui nous ressemblent avec qui on peut communiquer... si, si....).
Le tout c'est de trouver sa voie. Comme je n'ai pas encore trouvé la mienne, le seul véritable point sur lequel je ne te contredirai pas, c'est qu'un de mes objectifs un jour c'est de devenir rentier :). Ou de trouver un homme riche, beau, intelligent qui m'entretiendra pour le reste de ma vie sans me poser des questions, pas par peur que je le quitte mais parce qu'il trouvera normal qu'un mec comme moi, on doit le bichonner!
Fin du rêve, je retourne à ma recherche d'emploi.

Écrit par : laurent | 22/03/2007

bientôt tu auras gagné tant d'argent avec ton livre que tu pourras aller moins souvent au bureau !
je m'en vais le commander vite fait, d'ailleurs, parce qu'il faut que je me débarrasse de ma belle-soeur (qui devait venir il y a une demi-heure et qui m'a rappelé pour la troisième fois pour venir à l'heure de la sieste), d'une fille qui me glue et de tout un tas d'afffreux jojos !

Écrit par : LOutre | 22/03/2007

@la nymphette : voilà une saine occupation pendant le travail ;-)

@laurent : mais moi je suis sûre que tu as trouvé ta voie ! Et ce que tu dis des gratifications qu'on peut trouver dans le monde du travail s'applique parfaitement à ton domaine d'activité... moins au mien hélas ! Quant au plan B tu sais ce que j'en pense... mais il ne faut pas dire fontaine ;-)))

@LOutre : y'a du boulot apparemment ! Courage, je suis de tout coeur avec toi ;-)

Écrit par : pomme | 22/03/2007

Salut Pomme !
ton billet est criant de vérité... moi, je bosse chez moi depuis 6 ans. Avant ça, je travaillais dans un grand groupe aussi et ce que j'avais le plus en horreur, c'était les mini conversations forcées dans l'ascenseur et le fait de manger au self tous les midis avec les mêmes personnes...

Écrit par : nath | 23/03/2007

Ouhouhouh (ça c'est le rire de Diabolo, en fait), les 45mn passées à boire le café le matin avec les collègues, ça me parle ;-p disons qu'il m'a suffit d'un mois dans un service administratif pour me rendre compte que c'était la règle (bon, ça dure 15 à 20mn moins longtemps quand la chef est là, évidemment).

Au début, ça me choquait, je me sentais presque mal d'être là à prendre un thé alors que j'étais payée ... et puis quand j'ai vu comment ça se passait, qu'on se foutait bien de nous, qu'on nous piquait notre travail pour glorifier un supérieur ... alors là, jme suis dit que cette pause café était largement méritée, et même pas assez longue ... On s'y fait très vite, une fois qu'on observe le fonctionnement du lieu !

Bon, cela dit ... s'il y a vraiment quelque chose que j'espère de tout coeur, c'est d'éviter de ressentir ça à propos de mon futur boulot. J'ai pas choisi de devenir psychologue pour ça ... Enfin j'espère qu'on m'en laissera la possibilité, ce qui est encore un autre problème. En fait, j'espère en premier lieu que je trouverai un boulot :-p Parce que j'avais bien pensé faire écrivain dans mes jeunes années utopiques ... mais faut un peu se rendre à l'évidence (même si c'est cruellement déplaisant l'évidence et son acceptation - au fond, je crois que j'accepte pour la forme, mais que j'ai toujours un secret espoir ... Serait-ce ce qu'on appelle un rêve ? - je préfère ça à "illusion", ça sonne plus optimiste ;-)).

Oui enfin voilà. Aussi bien lorsque j'ai été caissière que lorsque j'ai occupé un emploide bureau l'été, je me suis dit que je pourrais pas tenir ça un mois de plus, que ça me ferait crever (surtout caissière, car aimant écrire, y'a au moins des courriers à rédiger et des adresses à écrire dans l'emploi de bureau - bon ok, c'est pas le grand art, mais c'est déjà moins démoralisant que de classer ses tickets de carte bleue à la caisse !).

Alors pitié (ou plutôt non, je compte bien me donner les moyens d'avoir un boulot qui ne me désespère pas, qui me donne envie d'aller bosser - même s'il faut d'abord passer par des trucs moins enthousiasmants, j'ai bien conscience qu'aujourd'hui on fait pas tout de suite ni totalement ce qu'on veut, à moins d'avoir des liasses de billets en gravitation autour de soi ...)

Écrit par : Odile sans régime | 23/03/2007

@nath : exactement, c'est l'aspect "obligé" de ces conversations qui me hérisse le plus... moi quand j'ai pas envie de faire d'efforts, j'en fais pas !

@Odile : des liasses de billets en gravitation, c'est énorme !!! Un rêve et une illusion à la fois en somme ;-)))
Comme toi je crois que je me sens mieux dans un bureau que dans le commerce pour l'aspect VAGUEMENT intellectuel qu'on peut trouver dans le travail. Vaguement hein, mais quand même ;-)
Je suis sûre que la voie que tu as choisie sera bien plus gratifiante... plus difficile aussi, mais si ça porte ses fruits la difficulté n'est pas un problème, n'est-ce pas ?

Écrit par : pomme | 24/03/2007

Splendide.
J'adore cette description, cette lucidité et ce cynisme, sur un monde que je n'ai par chance jamais connu, mais que j'ai toujours imaginé comme tu le décris...
Et je touche du bois, des arbres, je vais m'injecter l'amazonie en intraveineuse, pour ne jamais avoir à quitter mon petit bureau à moi tout seul dans ma microstructure perso de deux personnes...
Splendide (ah bon, je l'ai déjà dit?)

Écrit par : arpenteur | 24/03/2007

Je me retrouve bien aussi dans ton billet Pomme :-) Et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai créé mon blog qui n'est rien d'autre qu'un dérivatif professionnel. Au moins, il me permet d'échanger sur des sujets autrement plus passionnants que ceux que tu décris et qui font également mon quotidien... Je crois que le pire quand tu travailles dans un bureau (plutôt open-space) c'est lorsque tu ne dis rien et qu'on te lance un "ça va Corinne ?" alors que tu as juste envie de ne rien dire et de faire ton boulot dans ton coin, en paix. Tu as dit "psychorigide" ? :-)

Écrit par : Corinne | 24/03/2007

Je ne suis donc pas seule...merci, merci, merci !!

Écrit par : poppy | 24/03/2007

Si je comprends bien, après les vacances tu est retournée au Bourreau ! Tu parles, que tu dois avoir la tête ailleurs !

Écrit par : christian | 24/03/2007

@arpenteur : bienvenue ! Encore un bienheureux travailleur (quasi) solitaire... la chance !!! Contente que ça t'ait plu ;-)

@Corinne : ah, comme ce qualificatif me parle ;-) Je suis certaine que ton blog doit être un excellent dérivatif, en plus d'être un précieux espace d'échange et d'information !

@poppy : avec plaisir ;-) Et bienvenue !

@christian : en effet c'est presque aussi terrible que la guillotine ;-)))

Écrit par : pomme | 24/03/2007

Oh là là, je me demande si on ne bosse pas au même endroit... (ben non moi c'est pas dans le privé et c'est plus au nord) parce que l'ambiance que tu décris je la connais par coeur.
Et on est déjà samedi soir :-((

Écrit par : mariec62 | 24/03/2007

@mariec62 : bienvenue à toi ! A présent on est déjà dimanche soir, quelle horreur ;-)))

Écrit par : pomme | 25/03/2007

Parfait! c'est exactement ça! Je suis mille fois d'accord avec toi!

Écrit par : parisienne exilée | 31/03/2007

D'accord avec Claire : en salle des profs les conversations ne valent pas mieux.

Écrit par : parisienne exilée | 31/03/2007

@parisienne exilée : bienvenue à toi ! Je vois qu'une fois de plus ce vécu est partagé ;-)

Écrit par : pomme | 01/04/2007

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