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26/02/2007

Une soirée particulière

Oui, je sais, je suis en-dessous de tout. J'aurais voulu pouvoir vous raconter la soirée de mercredi bien plus tôt, mais j'ai une bonne excuse : telle que vous me voyez, j'ai frôlé la mort par épuisement. Et il m'a fallu ces quelques jours pour m'en remettre, physiquement et émotionnellement d'ailleurs, car je suis une pauvre petite chose fragile. Je me rends bien compte que pour celles et ceux qui m'ont vue mercredi, c'est difficile à croire, mais je vous rappelle que les apparences sont fourbes.

Du coup, vous avez certainement déjà lu chez mes copines le récit de cette soirée, ou de ce qui a précédé... vous avez déjà constaté que cette soirée s'est merveilleusement bien déroulée, dans une ambiance gaie et conviviale, et vous avez déjà compris que nous en garderons un excellent souvenir. Vous savez aussi que plein de gens sont venus, bravant courageusement leur timidité et leur anonymat habituel, et que nous avons été reçues comme des reines par la tenancière des lieux. Vous avez probablement déjà vu les photos qu'elle a prises et publiées sur son site, et identifié pas mal de monde parmi ces gens si rayonnnants (je note que, pour une fois sur des photos, je ne ressemble pas au croisement improbable entre une chanteuse de country et un adjudant chef, miracle). Vous avez ressenti l'enthousiasme, la chaleur et l'empathie qui ont animé ce moment. Vous avez compris que la sortie de nos livres n'a été qu'un prétexte pour se rencontrer, mettre des visages sur des pseudos et rire ensemble. Bref, vous êtes déjà au courant de la réussite de cette soirée, et je ne peux que confirmer vigoureusement. Quant à moi j'ai un petit regret à émettre : j'aurais voulu échanger, discuter et rire avec plus de monde... je n'ai pas eu le temps ou l'opportunité de dire un petit mot à chacun, le temps a passé si vite ! Je me suis juré de faire mieux la prochaine fois, c'est trop bête de laisser passer la chance de mieux faire connaissance.

Je me suis d'ailleurs laissé dire que la prochaine fois était finalement très proche, genre fin avril pour la sortie du livre de Caro ! Au fond, c'est ça que je retiens de cette soirée : l'envie d'aller de l'avant, l'impatience de l'avenir, la certitude que plein de bonnes choses sont à venir. La fatigue physique due à une (très) courte nuit ne m'empêche pas d'avoir fait le plein d'énergie à votre contact ; toutes ces rencontres sont stimulantes, tellement remplies d'humanité qu'elles ne peuvent que m'enrichir. Et il se trouve que c'est ce qui m'intéresse dans la vie : l'humain. Un jour je suis tombée sur une citation (ah tiens y'avait longtemps) de Saint Exupéry qui disait : "Le seul vrai luxe dans la vie, ce sont les relations humaines". J'ai rarement été aussi foudroyée par une évidence, et je suis enchantée quand il m'arrive, comme mercredi, d'en éprouver concrètement la vérité.

Pour tout ça, merci du fond du coeur... j'ai tellement hâte de cette prochaine fois ! Et j'espère aussi que les timoré(e)s auront vaincu leur appréhension et oseront venir nous rejoindre !

Bien, tout ça est un peu grandiloquent... je vais tâcher de finir sur une note plus loufoque : incroyable mais vrai, je vais passer à la télé. J'en reviens pas moi-même, c'est légèrement surréaliste en fait. Alors évidemment, l'émission est diffusée sur une chaîne, comment dirais-je... confidentielle ? Mais peu importe, je sens que ça peut être drôle, malgré mes réticences initiales à montrer ma tronche dans la boîte à cons. Or donc, si vous n'avez rien de mieux à faire vendredi à 10 h 30, vous pourrez visionner ma prestation (dont j'espère qu'elle ne sera pas trop désastreuse, puisqu'en direct et sans filet) sur Direct 8, dans l'émission "Bien être", dont l'animatrice a l'air enthousiasmée par le sujet de mon bouquin. Je n'ai jamais regardé cette chaîne, je ne sais pas du tout comment se déroulent leurs émissions, donc si ça se trouve ça va être une vraie cata, mais trop tard, j'ai dit oui ! Et puis cette fois je monte à Paris en train, je ne devrais donc pas être défigurée par la terreur de l'avion. Ce sera aussi l'occasion de vérifier si je suis aussi peu télégénique que photogénique, auquel cas j'échapperai à tout jamais à la célébrité, ce qui au fond ne serait pas fait pour me déplaire. Je vous demande donc votre plus grande indulgence, et je vais de ce pas choisir soigneusement ma tenue, il paraît que le rouge, ça passe hyper mal à l'écran.

 

PS : précision technique, Direct 8 peut se regarder sur le site de la chaîne, et l'émission est rediffusée à 16 h. Vous n'avez plus d'excuses ;-)))

PPS : pour voir les photos sur le site des Dessous de Ginette, il faut aller dans la rubrique "Agenda" en date du 21 février. 

EDIT (un peu tardif, pardon ;-)) : sur les photos, je suis à gauche sur la première et sur la quatrième.

 

16/02/2007

PNC aux portes

Rien qu'à l'écrire, j'en frissonne d'horreur... je m'envole demain pour Paris ; en conséquence, j'ai depuis deux jours l'estomac retourné par l'angoisse, et un rictus de panique déforme les nobles traits de mon visage. A l'heure où je vous parle, j'ai à ma disposition un confortable stock de Tranxène et de whisky douze ans d'âge.

Nan, je déconne, j'abomine les médicaments et je n'aime que le gin (et la vodka. Et le champagne. Et le Côtes de Nuits. Bref, passons). Je vais donc être obligée de surmonter avec la grandeur d'âme qui me caractérise mes peurs les plus enfouies pour arriver à monter dans cet appareil en métal qui pèse mille milliards de tonnes et qui parvient A CHAQUE FOIS à ne pas s'écraser comme une bouse. Ce serait pas la joie d'être saine et sauve, ma mauvaise foi en souffrirait presque !

En fait je suis surtout surexcitée comme une enfant de six ans qui vient de recevoir la confirmation de son inscription au club Barbie (faites-moi penser à écrire un billet sur l'enfance dans les années 80, je suis sûre que ça peut être hilarant), puisque demain je foulerai l'auguste sol de la Capitale. Et que vont s'ensuivre d'enivrants moments avec des gens que j'aime...

Alors le clou de ces quelques jours sera sans conteste LA soirée du mercredi 21. Sur une idée d'Hélène, qui nous a y associées, Caro et moi, ce sera l'occasion de fêter la sortie de nos bouquins mais surtout de passer un quelques heures à papoter et à rire, avec vous si le coeur vous en dit ! On espère que vous viendrez nous voir, n'ayez pas peur, on ne mord pas, on n'a pas l'alcool méchant, on est super sympa comme filles ! Les festivités ont lieu dans un bar du 18°, Ginette de la Côte d'Azur (ce qui me donnera l'occasion de demander aux tenanciers pourquoi diable ils ont appelé leur rade comme ça). Pour être plus précis, nous allons investir les sous-sols de l'établissement ; renseignements pris il n'y a pas de back-room, c'est donc ouvert à tout public.

Ne partez pas, je plaisantais ! Les garçons sont donc conviés également, disais-je, dans un endroit super mimi sur lequel vous pouvez en savoir plus ici. Tout ça se trouve 101 rue de Caulaincourt, métro Lamarck Caulaincourt (oui, cette station diabolique où on risque l'embolie pulmonaire si on s'avise d'emprunter les escaliers ; foncez sur l'ascenseur sans hésitation). Ca commence à 19 h, et ça finit quand le dernier s'en va. Personnellement je reprends l'avion le lendemain à 6h20 (du matin, vous avez bien lu), je me verrai donc dans l'obligation de me coucher avant 3 h du mat, et avant 3 grammes d'alcool dans le sang, y'a vraiment pas de justice.

Bon, vous avez tout bien noté ? Pour celles et ceux qui voudraient plus de détails, je vous invite à lire le post d'Hélène, elle explique beaucoup mieux que moi. Du reste j'ai ma valise à faire, je suis obligée de vous laisser, en espérant ardemment vous voir mercredi !

11/02/2007

Ca sent le printemps

Façon de parler évidemment, pour l'instant c'est encore très clairement l'hiver. Mais tout de même... ça frémit, ça frissonne, ça commence à pointer le bout de son nez.

En fait je me suis fait la réflexion en voyant ce matin une affiche pour un magazine féminin titrant "Spécial minceur" ; c'est mon premier de l'année, je me demande si je devrais pas faire un voeu ? En passant devant le kiosque je me suis prise à rêver qu'à la place de cette sempiternelle et malhonnête accroche, il y ait un jour écrit en gros "Spécial prise de poids". Oyez oyez mesdames et mesdemoiselles, toutes nos recettes infaillibles pour prendre 5 kg en dix jours, et surtout ne pas les reperdre !!! Ca serait drôle non ? Et tellement moins mensonger que les promesses remâchées d'une année sur l'autre... mais non, ça continue inlassablement, il faut bien rentrer dans son maillot hein, c'est quand même pas lui qui va s'adapter à vous, il manquerait plus que les objets se conforment aux attentes des humains et pas le contraire, où irait le monde, je vous le demande. La presse s'obstine donc à vouloir nous faire rentrer dans les précieuses petites cases marketing savamment concoctées par la World Company, je m'arrête là je vais m'énerver.

Et puis je vois aussi depuis quelques jours une magnifique pub pour une marque de cosmétiques, Liérac pour ne pas la citer, montrant la photo d'une jeune fille en maillot de bain en train de sauter joyeusement en l'air, censée vanter les mérites d'une crème amincissante. Ah, la crème amincissante, la plus grosse escroquerie commerciale depuis la vente des indulgences, j'en rigole rien que d'y penser. Bref, le slogan de cette campagne c'est peu ou prou "Affirmez votre féminité", et c'est ça qui m'a interpelée : là, les pubards l'avouent carrément, si tu n'es pas mince, tu n'es pas une femme. Car bien entendu le mannequin sur la photo est d'une minceur extraterrestre (et en partie photoshopesque, mais ça n'excuse rien). Donc, soyez-en convaincue, si vous n'avez pas des cuisses de grenouille, les côtes apparentes et la clavicule saillante, vous n'appartenez pas au sexe féminin. Est-ce à dire que vous êtes un homme ? Ne vous réjouissez pas si vite, que nenni ! Vous n'avez pas non plus de magnifiques abdominaux, la mâchoire carrée et voilée d'une virile barbe de trois jours, vous ne pouvez donc pas vous enorgueillir d'être un mâle. Mais qu'êtes-vous donc alors... personnellement je n'ai pas trouvé la réponse.

(A ce stade je me dois de m'excuser platement auprès de Caro et Hélène, je marche outrageusement sur leurs plates-bandes, oui j'ai honte.)

Malgré le fait que l'hiver va encore durer un bon mois (et quatre mois à Paris, il ne peut pas y avoir que des avantages à vivre dans notre sublimissime capitale), les boutiques de fringues regorgent déjà d'articles estivaux, nous encourageant imprudemment à abandonner nos passe-montagne et nos moufles en thermolactyl. Je comprends cette frénésie, les vendeuses doivent être tellement soulagées par la fin des soldes qu'elles se croient presque à Acapulco. Je comprends surtout que le rythme des saisons est en train d'être bouleversé par des impératifs d'écoulement rapide des stocks ; puisque Noël commence depuis quelques années mi-octobre, l'été pourrait bien commencer à la Saint Valentin, après tout y'a pas de raison. De toute façon, avec Sputnik et El Niño (évidemment je ne sais pas faire la "tilde" avec mon clavier. EDIT : cette lacune est réparée grâce à Stéphanie, merci !), il n'y a même plus de mi-saison, ma bonne dame.

Et puis l'arrivée du printemps annonce aussi les élections. Bonne saison pour les élections, le printemps. Ca doit en tout cas être l'avis des politiques, puisque ça tombe TOUJOURS à ce moment-là (cela dit, et au risque d'ébranler ma stupéfiante mauvaise foi, je dois me rendre à l'évidence : les présidentielles ont lieu au printemps pour cause de démission, puis de mort en exercice, de deux présidents à cette période). Moi j'y vois une raison supplémentaire pour que l'été arrive enfin. A vrai dire, j'envisage d'inaugurer une opération chirurgicale inédite visant à me rendre temporairement aveugle et sourde jusqu'à... disons, mi-mai pour être tranquille, tellement je n'en peux plus d'entendre parler des élections. Petit Jésus, si vous existez, faites que ce soit fini, VITE, ma santé mentale est en jeu.

Sur un plan plus personnel, le printemps va être une période indécise, une transition. Vers quoi, je n'en sais rien, et c'est bien ce qui m'embête. Je cherche à voir, à anticiper, pour un peu je me fabriquerais une ligne de conduite, c'est vous dire si l'incertitude me pèse. Mais bien sûr je ne le ferai pas, puisque je serais incapable de la suivre, autant ne pas s'exposer à des déconvenues. Alors je laisse venir... mais difficilement, je ne suis pas habituée à être impatiente de l'avenir, c'est une sensation très étrange. Mais finalement ça correspond bien à cette période, de renaissance et de renouveau comme chacun sait.

Je vais donc attendre sagement, en regardant les minirobes et les shorts que je ne porterai jamais fleurir dans les vitrines, en m'extasiant devant le prix prohibitif de ce nouveau sérum anti-cellulite aux extraits de nèfles de Patagonie, en écoutant les lamentations de mes collègues de bureau sur les deux kilos qu'elles n'arrivent pas à perdre (en m'empêchant à toute force de leur clamer "Fais comme moi, aies plutôt 15 kg à perdre, tu sauras pourquoi tu chouines"), en essayant désespérément d'échapper aux analyses d'une profondeur doctorale sur Ségolas et Nicolène, en tentant simplement de faire ma vie dans mon coin. Comme d'habitude en fait : le printemps, c'est hyper surfait quand on y pense.

05/02/2007

La forme et le fond

Et inversement, bien entendu.

Je suis mortellement fatiguée de cette confusion que j'ai l'impression de percevoir partout. Il me semble que les gens mélangent tout, ne font absolument pas la part des choses entre ces deux aspects pourtant si différents.

Ce qui m'ulcère le plus, c'est que la forme prend manifestement une importance démesurée par rapport au fond. Là où ça saute aux yeux, c'est évidemment dans le grand cirque à la consommation. Un beau jour, les marketeux de tout poil ont dû se dire qu'il y en avait marre de l'innovation et de l'inventivité, et ils ont commencé à essayer de nous fourguer des vieilleries antédiluviennes (je fais des pléonasmes si je veux) en les parant de l'éclat du neuf grâce à de grossiers subterfuges de présentation. Sont ainsi nés les packagings à l'unité, les "nouvelle formule", "recette inédite", "édition limitée", que sais-je encore. Ils auraient eu tort de se priver, ça marche très bien, et moi qui vous parle je suis la première à tomber dans l'attrape-couillon. Force est de constater que c'en est un, puisqu'une fois le pot aux roses découvert, on se retrouve face à son bon vieux potage en brique/Orangina/culotte en coton/lessive polluante des familles. La conclusion est claire : on s'est aveuglément fié à des apparences aguicheuses pour finalement hériter du même sempiternel contenu. Ca s'appelle du commerce, je n'épiloguerai pas.

Alors quand ça se limite à ce secteur, passe encore, au fond, on commence à avoir l'habitude de se faire arnaquer par la World Company. Mais ce serait trop beau, le mal ronge peu à peu des tas d'autres domaines.

Mais oui, quand on y pense, on assiste partout au triomphe des apparences sur la réalité des choses. Le débat politique est creux, les questions de société se règlent sur des préjugés moyenâgeux, les relations humaines se fondent sur le premier regard. Partout, toujours, du vent, du vide, du néant, de la vacuité. C'est tellement plus facile, de se contenter de ce qu'on voit sans chercher à comprendre. C'est tellement plus efficace, de se fier aux apparences et de ne surtout pas vouloir aller au-delà. Ca fait vendre tellement plus de papier, de faire des gros titres sur un fait divers isolé plutôt que d'en analyser les tenants et les aboutissants. C'est tellement moins fatigant, de cataloguer quelqu'un en cinq sec plutôt que d'apprendre à le connaître et à le comprendre...

Notre vie entière est conditionnée par la forme. En théorie elle ne devrait pas être antinomique avec le fond, mais complémentaire au contraire, mais il reste si peu de place pour la nuance qu'au bout du compte on ne retient comme critère que les apparences. Et derrière, plus grand-chose à voir, plus le temps de creuser, pas assez rentable de s'attarder. On zappe.

Je ne suis pas en train de dire qu'il faut passer sa vie plongé dans l'oeuvre de Spinoza, ou que nous avons le devoir moral de chercher midi à quatorze heures au sujet de la moindre broutille, mais je pense qu'il existe un juste milieu. Que nous restera-t-il si on se désintéresse du contenu ? Que deviendrons-nous si nous nous laissons emprisonner par l'image, par la surface des choses ? Nous serons nous-mêmes des images, des semblants d'êtres humains, des ventres mous, des décervelés et des sans-coeur.

Vouloir aller au fond des choses, c'est se remettre en question, car pour toucher à l'essentiel il faut regarder profondément en soi. C'est sûrement pour ça que c'est difficile, et que nul n'est tenu à le faire systématiquement. Mais cette tendance à ne prendre en compte que la forme m'horripile, et elle m'inquiète. J'ai peur de me retrouver dans un monde factice, où plus rien n'a de sens ni de valeur, où chacun pourra faire valoir son droit sur sa bonne mine, où la charité ne sera que télégénique, où la beauté sera un sésame universel, où la sincérité ne sera qu'un argument de vente, où chacun sera susceptible d'être cloué au pilori au moindre soupçon de faux pas. Même si j'y participe, puisqu'on ne peut échapper à son époque, ce monde me révulse.

J'ai eu longtemps le même genre d'interrogations au sujet de la fin et des moyens, qu'à mon sens pas mal de gens confondent aussi. J'en suis arrivée à la conclusion que pour moi, la fin ne justifie jamais les moyens, que le but est accessoire et que seul le chemin compte. Je ne peux pas affirmer la même chose à propos du fond et de la forme, car comme tout le monde je suis attachée aux apparences, et je sais que malgré tout elles ont une incidence sur le contenu. Mais le sens dans lequel l'équilibre bascule ne me semble vraiment pas de bon augure.

 

PS : j'ai pas fait exprès, ça doit être freudien, mais il se trouve que je digresse à qui mieux mieux sur ce sujet (et sur d'autres, heureusement) dans un interview que m'a gentiment proposé Joëlle ( merci !!!!!) pour son convivial et généreux site Bookmates. D'habitude je ne dis jamais quand on parle de moi (oui, c'est parce qu'on parle jamais de moi, merci de ne pas me le faire remarquer), mais là c'est mon premier interview et je suis fière comme un bar-tabac, c'est pour ça ;-)