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05/08/2006

Ne rien vouloir

La vie est mal faite, c'est bien connu. Mais des fois, non.

C'est fou comme on se croit obligé d'avoir des objectifs dans la vie. Depuis la petite enfance, on se fait bourrer le crâne par toutes sortes de gens qui nous expliquent qu'il faut se fixer des buts, s'y tenir, et mettre tout en oeuvre pour les atteindre. Pour moi, ce genre de conseils, c'est carrément du flan.

D'abord j'ai souvent eu l'impression que les efforts consentis sont largement supérieurs au bénéfice qu'on peut en retirer. Ca vient probablement du fait que je suis la reine des feignasses ; quand j'entends le mot effort, j'ai immédiatement envie d'aller me coucher. Je crois que je préfère la forme au fond : en gros, je suis attachée à la façon dont je fais les choses, plutôt qu'aux choses elles-mêmes ; je me dis qu'au final, je n'aurai peut-être rien construit (bien que je m'en contrefoute), mais qu'au moins j'aurai vécu à ma manière. Et ma manière, c'est d'éviter de crouler sous les contraintes diverses et variées, de profiter de tous les plaisirs que veut bien m'offrir la vie, de faire mon train-train tranquillement, sans emmerder personne si possible, et en faisant en sorte que personne ne m'emmerde. Mine de rien, c'est pas tous les jours facile.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal à savoir ce que je voulais dans la vie ; en revanche ce dont je ne voulais à aucun prix a rapidement été très clair. Le problème, c'est que je me suis aperçue que pour obtenir des choses susceptibles de me faire envie, il fallait en passer par des chemins sur lesquels je ne voulais surtout pas m'aventurer. Trop cher payé. Je trouve que c'est le cas pour une grande partie des objectifs que l'on peut se fixer dans la vie.

Evidemment j'admets que ce n'est pas une posture très courageuse. Si j'étais totalement honnête, je dirais même que la peur de l'échec a tendance à me paralyser. Comme le reste, j'essaie de l'assumer, en premier lieu pour moi-même, mais aussi à la face du monde. Car cette attitude a pour conséquence de vous refuser l'entrée dans les quelques petites cases que la société nous propose. Soyons clair, je ne me prends pas pour Che Guevara ; même si les moules sociaux en vigueur sont inconfortables, on reste quand même très loin des castes indiennes ou de la pyramide sociale du Moyen-Age. Je pense être quelqu'un de conformiste, mais le regard intrigué et inquisiteur des gens qui ne parviennent pas à me "cerner" ne me dérange plus depuis belle lurette. Je dirais même qu'il m'amuse, la plupart du temps, et qu'il m'arrive d'en jouer. Mais pas trop, faire ma mystérieuse je trouve que ça devient assez vite pathétique.

Donc, dans le désordre : je ne veux pas d'enfants, ni de la vie de famille qui va avec, si c'est pour ne plus dormir pendant 20 ans (voire plus en cas de dépendance affective pathologique), culpabiliser en permanence, angoisser jusqu'à la folie, courir après le temps et fondre en larmes parce que le petit dernier ne fait pas son rot ; je ne veux pas de vie commune pour partager les comptes en banque, les factures, les placements et l'haleine du matin (désolée, pas glam) ; je ne veux pas me battre pour décrocher le job de ma life (qui n'existe pas) en écrasant tous ceux qui se dressent sur mon passage, en oubliant de vivre, en ne jurant que par l'argent et la promotion sociale, ça me fait horreur ; je ne veux pas baver des litres de salive devant une choucroute en pensant à mon tour de taille (que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître), je veux juste la manger, j'adore la choucroute ; je ne veux pas mettre en oeuvre des plans diaboliques pour plaire aux hommes, dans l'espoir insensé de me caser, je suis comme je suis et ceux qui m'aiment prendront le train ; ce que je veux, c'est juste me plaire un peu quand je jette un dernier coup d'oeil au miroir le matin avant de partir, et éventuellement me farder à outrance le samedi soir pour faire délirer mes copains homos ; je ne veux pas systématiquement adopter le comportement qu'on attend de moi, sous peine de perdre ma propre estime. Au final, j'aurai peut-être le sentiment que ma vie a été vaine (quoique je pense que toutes les vies le sont, à part éventuellement celle de Gandhi, de Jean Jaurès ou de Pierre Desproges), mais de toute façon, j'emporterai rien au paradis, où je n'irai pas, en plus, j'ai trop péché ma bonne dame.

Ca a l'air affreux comme ça, mais en fait c'est plutôt bien, je me sens très à l'aise dans ce qui ressemble pourtant à du renoncement. D'autre part, j'arrive à comprendre que les gens aient des objectifs, que les moyens à mettre en oeuvre ne les rebutent pas, et qu'ils acceptent les mauvais côtés de la vie qu'ils ont choisie. Chacun sa vie, encore une fois... la mienne consiste à me lever le matin, à me coucher le soir, et à prendre tout ce qui peut arriver de bon entre les deux. Parfois il arrive des choses horribles (bon, rarement quand même, je ne suis pas Cosette), parfois il arrive pas grand-chose, parfois il se passe des trucs merveilleux. Et ça me va bien comme ça.

J'en suis d'autant plus satisfaite quand il arrive des événements totalement imprévus, follement réjouissants et hyper bons pour mon ego (déjà hypertrophié, je sais, j'en ai jamais assez) ; dans ces moments, je rigole en douce à la pensée du nombre de fois où j'ai entendu : "Si tu attends sans rien faire, ça va pas te tomber tout cuit dans le bec !". Eh ben des fois, si. Pas assez souvent, d'accord, mais une fois de temps en temps, c'est incroyablement gratifiant, de voir se réaliser un vieux rêve sans qu'on ait rien demandé, juste parce qu'on s'est montrée plus ouverte, qu'on a laissé venir les choses, et qu'on a eu la chance de rencontrer des gens avec qui l'empathie et la réciprocité sont sans limite. Je n'ai pas assez de vocabulaire pour exprimer l'immensité de ma gratitude.

Ca ne m'empêche pas d'éprouver une admiration sans bornes pour les gens qui persévèrent, s'échinent et s'acharnent des années durant à la poursuite de leur rêve ou de leur but ; je les admire d'autant plus que je suis totalement incapable d'accomplir un dixième des efforts qu'ils déploient. Ne rien vouloir, c'est une attitude bien terne en comparaison, mais elle a des conséquences surprenantes et enchanteresses...




Commentaires

Soeur d'âme, une fois de plus je ne vois pas quoi dire d'autre...
;-)

Écrit par : Hélène | 05/08/2006

Tellement de choses à dire et si peu de moyens, juste cette phrase: celui qui n'attend rien possède tout.

Écrit par : Lucette | 05/08/2006

Il y a quelques années de cela, j’ai été invitée au mariage de mon « ancienne meilleure amie » …perdue vue car cette dernière ayant découvert l’amour avait oublié le reste et donc les gens qui l’entouraient … classique.
Bref, j’y suis allée par curiosité et quelques temps plus tard elle me téléphonait pour m’annoncer qu’elle était enceinte (fruit de la lune de miel, très certainement) …quand j’ai raccroché j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps car je me suis dis que ma Vie était bien morne face à la sienne qui avait tout : un boulot qu’elle adorait, un mari, un bébé, une maison … moi, ça se résumait à un boulot de m…, une belle maison mais pas à moi, un homme que j’adore mais qui fuit lorsque je prononce le mot mariage ou enfant … et puis je me suis mise une bonne gifle, j’ai réfléchi, fait table rase de ces foutus clichés qu’on nous enfonce dans la tête depuis l’enfance et finalement … le mariage je n’ai jamais été pour, les enfants ..je me tâte toujours autant, le boulot je l’ai quitté et la maison, je la loue toujours mais en Bretagne cette fois-ci !
Encore une fois, Pomme je te félicite car tu as un don que peu de personne ont … l’honnêteté face à soi-même … et qui devrait être la religion de tous…

Écrit par : Stéphanie | 05/08/2006

Chère Pomme: j'ajoute à ton beau texte que parfois on peut vouloir très fort défaire ce qu'on a voulu, ce qu'on a tout fait pour avoir ! eh oui ! et qu'en effet la vie fait que le nouvel objectif c'est de desserrer les liens avec lesquels on s'est ligoté soi-même, et là, les efforts valent le coup - car c'est une question de survie: déconstruire le piège qu'on s'est fabriqué et qu'on voulait tellement !
Et là aussi on paie très très cher...mais c'est ça ou mourir.

Écrit par : sophie L.L | 06/08/2006

@Hélène : soeur d'âme, décidément oui, sur ce coup-là plus que jamais...

@Lucette : merci pour cette belle phrase, qui résume si bien ce que je pense...

@Stéphanie : merci de ton beau compliment, il me touche beaucoup. C'est vrai que ça fait du bien de ne plus faire nôtres les chemins que d'autres ont tracé pour nous, mais de creuser son propre sillon, juste en suivant son coeur.

@sophie L.L : parfois en effet on n'a plus le choix... "c'est ça ou mourir", c'est exactement ce que j'ai ressenti à certains moments...

Écrit par : pomme | 06/08/2006

Souvent les gens pensent que faire un choix inverse au leur (genre je veux pas maigrir alors que l'autre es un(e stakhanoviste du régime, ou je ne veux pas d'un superjob bien payé où il faut écraser les autes alors que l'autre ne rêve que de ça et me marcherait sur la gueule pour avancer plus vite) est preuve de facilité. ça les rassure dans leur égo quand ils se disent qu'ils ont eu raison parce qu'ils en chient plus que toi.


Moi je leur répond que le chemin qui mène à la décision est difficile pour tout le monde.

Tu es bien dans ta tête c'est tout ce qui compte.
Assumer les choix qui mènent à cet état d'âme et d'esprit, je trouve ça bien plus courageux que de se couler dans le moule, déprimer et ne pas oser en sortir.

Jo

Écrit par : Joëlle | 06/08/2006

Comme je comprends! Peut-être parce que je partage!

Mais je me permets une petite question, toi qui "parlais" de culpabilité il y a peu, ce côté: mais oui, parfois ça tombre tout cuit dans la bouche... en tout cas dans la mienne, ça ne te fait jamais culpabiliser?

Surtout en regardant tout ceux qui s'efforcent (beaucoup trop) de réaliser ce qu'ils pensent devoir absolument réaliser dans leur vie, et qui ne comprennent évidemment jamais ce que tu décris si bien: être ouverte, laisser venir et (me permets-je d'ajouter) savoir vraiment rencontrer les gens. Parce que personnellement, à certains moments (de doute) je crains le violent retour de bâton en contrepartie de la chance que j'ai eu dans le vie jusqu'ici... A moins que cette "chance" n'en soit pas... mais qu'elle soit juste une manière de prendre la vie...

Bref, coupable ou non coupable?

Écrit par : funambuline | 06/08/2006

Comme dirait l'autre, ne rien vouloir, c'est déjà vouloir quelque chose ... Et en l'occurrence, tu es bien loin de ne rien vouloir ! Tu veux de la tranquillité, faire ton petit bonhomme de chemin et profiter de tous les instants possibles ... Tu vois que tu veux quand même des trucs (et encore, tu ne nous as pas tout dit ! ;-))

Moi je trouve ça très agréable et rassurant de voir qu'il existe encore quelques personnes qui puissent à la fois rester éloignées des sirènes du "courons toujours plus, vers toujours plus encore", sans toutefois déprimer et ruminer sur leur sort. Bref, des gens à qui une certaine simplicité de vie fait envie.

Car "ne rien vouloir", c'est une chose qui arrive à beaucoup de monde (les dépressifs - et encore : ils veulent dormir le plus souvent ... et que ça s'arrête ... donc ils veulent bien quelque chose !). Mais "ne rien vouloir" et s'en porter très bien, c'est déjà beaucoup plus rare ;-)

N'empêche je réitère : tu es loin de ne rien vouloir ... C'est juste que tu veux, mais pas comme c'est la mode aujourd'hui ;)

Écrit par : sans-regime | 06/08/2006

@Joëlle : c'est vrai que les gens qui courent après quelque chose ont tendance à mépriser un peu ceux qui n'aiment pas courir... tant pis pour eux, doivent être jaloux ;-) Quant à se couler dans le moule, là c'est sûr, pas question ! Merci du soutien !

@funambuline : quelle belle question... qui appelle plusieurs réponses :

Je ne me sens pas UNE SECONDE coupable de ce qui m'arrive, je suis bien trop heureuse pour ça, et tant pis pour les autres considérations ; du reste, jusqu'ici, je ne pense avoir pas avoir eu une chance insolente ;

Les gens qui mettent en oeuvre des stratégies pour obtenir ce qu'ils veulent savent qu'ils courent le risque de l'échec, mais ce n'est pas une raison pour en vouloir à ceux qui ne prennent pas ce risque ;

Comme tu le dis toi-même, cette "chance", c'est plutôt une façon de prendre la vie telle qu'elle vient, de savoir vraiment rencontrer les gens, sans autre calcul ; partant de là je ne pense surtout pas qu'il faille s'en culpabiliser.
De toute façon, je pense qu'il ne faut JAMAIS culpabiliser, mais ça, tu le sais déjà ;-)

@Odile (puis-je ?) : tu n'as pas tort, on ne peut pas dire que je ne veux rien, ce que je veux c'est ne pas avoir de plans, et privilégier la simplicité, en effet, c'est une notion très importante pour moi. Et ça ne me fait pas du tout déprimer, bien entendu ;-)

Écrit par : pomme | 06/08/2006

Quelque part je t'envie : moi mon mode de fonctionnement ça a été le "ne pas vouloir" : ne pas vouloir laisser mon père choisir ma vie, ne pas vouloir devenir comme mes parents (je ne vous fais pas de descriptions, mais franchement il y a de quoi), etc... Ca m'a poussé à faire des études contre leur volonté, à découvrir des choses passionnantes, à bosser comme une malade pour cumuler études et boulot, à découvrir qu'il n'y a pas que l'art dans la vie et à m'intéresser à d'autres choses, à être confrontée aux vicissitudes de la vie et à prendre parti, à réagir, parfois très fort...

Mais à présent je me rends compte que je ne sais plus me laisser aller et profiter, je veux toujours aller de l'avant, et franchement, c'est fatiguant voire usant. J'ai du perdre quelques plumes en route ;-)

Je ne regrette rien, mais il me faudra peut-être réapprendre ce que tu sais si bien faire : vivre.

Écrit par : Thulip | 07/08/2006

Je pense que tout le monde a des objectifs et tout le monde fait des choix. L'important c'est de ne pas se laisser influencer par les clichés qui façonnent notre pensée. Du genre des contes racontés dès la plus tendre enfance: "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"! N'avez-vous jamais remarqué que la gentille fée ou princesse c'est celle qui rencontre le prince charmant avec qui elle a des enfants et la méchante sorcière c'est celle qui est moche et qui habite seule...
Heureusement les contes ne sont pas tous comme ça, malheureusement: c'est la majorité!
Je parle de ça pour dire que je pense que l'on nous influence dès la plus petite enfance et que courageuses sont celles qui affirment haut et fort LEUR REELLE personnalité avec LEURS REELLES envies!
Et tout ce que je peux dire en te lisant ici depuis quelques temps c'est que tu n'a pas l'air d'être une méchante vieille sorcière rabougrie!!! Je te trouve plutôt "fraîchement Pomme"!

Écrit par : Esther | 07/08/2006

@ pomme : comme toujours je ne peux que saluer la lucidité dont tu sais faire preuve, la franchise également mais aussi et surtout le talent d'écriture et d'analyse qui est le tien ... Bravo cela me touche beaucoup sur le fond ...

Écrit par : Mister La fée | 07/08/2006

Ton post m'a fait bien sourire, parce que je me reconnais quand même beaucoup dedans...prendre la vie comme elle vient et jouir des inattendus, plutôt que de pleurer sur ce qui n'est pas arrivé, c'est ma devise aussi... :D

Écrit par : Cookie | 07/08/2006

@ cookie : tu donnes des cours stp ?

Écrit par : Mister La fée | 07/08/2006

Qu'est-ce que vous êtes gentils avec moi... attention, je pourrais y prendre goût ;-)))

@Thulip : je saisis ce que tu veux dire, moi aussi, par bien des côtés, j'ai grandi en réaction... quoiqu'il en soit ça fait du bien de lâcher prise. Mais toi, tu fais partie des gens que j'admire pour leur ténacité, leur persévérance et leur soif de connaissances. Il n'y a qu'à lire ton blog pour en voir instantanément les résultats...

@Esther : c'est très gentil ! J'espère bien ne pas être trop rabougrie en effet ;-) Comme tu le décris, je suis bien contente que la vie ne soit pas un conte de fées finalement....

@Mister La fée : tes compliments me touchent tout autant...

@Cookie : voilà une devise comme je les aime ;-)

Écrit par : pomme | 07/08/2006

"A ma manière, à ma manière...."? Ne serait-ce pas un message subliminal? Ne serais-tu pas une disciple de la pensée dalidienne? Ton rôle serait de préserver la philosophie de la grande prêtresse contre les attaques de sa diaboliques soeur?
Sinon, agir à sa manière ne semble pas empêcher la réussite ni la reconnaissance des autres.
Félicitations et grosses bises.

Écrit par : jean-christophe | 07/08/2006

@jean-christophe : mais ouiiiiiii ! J'ai beaucoup pensé à Yolanda en écrivant ça... j'en ai conclu que si j'arrivais déjà à avoir un dixième de ses cheveux, sa mémoire serait honorée ;-)))

Merci de ta visite et de ton mot, c'est un plaisir spécial et toujours renouvelé... bises pareil.

Écrit par : pomme | 07/08/2006

tout tout pareil ... je deteste suivre les chemins balisés mais quand a longueur d'annee, on te rabache , c'est quand tu te maries , c'est quand tu fais des gosses et bla bla et bla bla . Je sortirais volontiers ma kalachnikov pour leur comprendre que je fais ce je veux de ma VIE , non mais m..... Tout ce que je veux c'est vivre point barre , c'est peu etre egoiste mais j'assume . je ne vois pas de mal etre un electron libre ds ce monde formater bien au contraire ca serais d'un triste sinon . Non ?

Écrit par : le nain | 07/08/2006

Au fait, tu peux bien sûr m'appeler Odiler :-) c'est juste que mes infos étaient restées enregistrées sur ta page ;-)

Écrit par : Odile | 08/08/2006

@ pomme : heu a bien y réflechir c'est bien de ne pas être frustré ... mais parfois c'est bien aussi d'espérer ... car uen vie sans réel espoir c'est pas un peu chiant ?

Écrit par : Mister La fée | 08/08/2006

J'adore ce billet!

Écrit par : garance | 08/08/2006

@le nain : oh ben si alors ! Tu as bien raison de vouloir être égoïste... mais je me permets tout de même de te conseiller de laisser dormir ta Kalach ;-)

@Odile : alors va pour Odile ;-)

@Mister La fée : je ne pense pas vivre sans espoir, mais plutôt sans réelle volonté... ça fait toute la différence, et comme tu dis ça évite de trop s'emmerder ;-)

@garance : j'en suis ravie ! Reviens quand tu veux, à bientôt !

Écrit par : pomme | 08/08/2006

Pomme, très beau résumé de ce qu'un tas de gens pensent tout bas mais n'ose exprimer devant les leurs ou en public. rien que pour ça chapeeau.
au moins t'es franche avec toi-même et sans doute une qualité de + en + rare chez les Hommes et on ne peut que t'en féliciter.

Écrit par : Dorothée | 08/08/2006

@Dorothée : j'essaie d'être franche avec moi-même, en effet... merci de tes compliments et de ta visite, à bientôt !

Écrit par : pomme | 09/08/2006

Bah alors pomme rien depuis 5 jours .. je frise le manque ... là !

Écrit par : Mister La fée | 11/08/2006

@Mister La fée : je suis hyper flattée... ;-)

Je suis comme qui dirait au rythme d'été... je me laisse un peu vivre ! Mais je pense déjà à mon prochain billet, pas de panique ;-)

Écrit par : pomme | 11/08/2006

@ pomme : bah nan mais c'est vrai quoi ... c'est bon de te lire ... et aprés quand yen a plus ... ben on en veut encore ... lol

Écrit par : Mister La fée | 12/08/2006

J'aime ce billet, Pomme. Moi je suis toujours dans l'entre deux. Feignasse et glandeuse d'un côté, perclue de culpabilité de l'autre et en prime, paniquée à l'idée de me retrouver à la rue et seule. Ce qui fait de moi tout de même quelqu'un d'assez flippé du boulot et la plupart du temps trop occupée. A part ça, pas plus d'ambition que ça, sauf celle tant qu'à faire de ne pas trop m'emmerder dans mon boulot. Mais j'ai découvert ces dernières années que décrocher le boulot de mes rêves implique d'être taraudée la plupart du temps par la peur de le perdre. D'ailleurs, n'est-ce pas vrai pour tout ? Les enfants, par exemple, en avoir, c'est se créer un talon d'Achille à vie.

Dans ton texte, je décèle la peur de souffrir et de la perte. Mais peut-être me trompes-je et fais-je un méchant transfert...

Écrit par : caro | 27/08/2006

@caro : non, tu ne te trompes pas... il y a certaines choses dans lesquelles je ne veux pas m'emprisonner, malgré toutes les joies qu'elles doivent apporter ; moi je sais que j'aurais trop de mal à gérer les mauvais côtés...

Mais tu sais, j'admire les gens qui franchissent le pas malgré tout ! Merci d'avoir partagé ton ressenti...

Écrit par : pomme | 27/08/2006

comme toi je ne veux pas d'enfants ni me marier

j'lis ton blog depuis une petite demi-heure et c'est bien cool (pourtant j'aime pas les blogs :D)

ce post en particulier me fait penser à une citation d'Amélie Nothomb fin c'est dans un de ses bouquins :

"Le seul mauvais choix est l'absence de choix"

ça me fait aussi penser à une citation que j'ai lu d'André Gide je crois mais je la retrouve pas :S j'ai néanmoins trouvé celle là :

"Je ne puis admirer pleinement le courage de celui qui méprise la vie"

celle dont je me souvenais c'était un truc du genre:

il n'y a aucun mérite à vivre une vie qui nécessite beaucoup d'efforts au détriment du plaisir.

voili voilou :)

je te souhaite une bonne continuation et merci pour ton blog ;]

Écrit par : decibella | 06/09/2006

@decibella (joli pseudo !) : merci de tes compliments ! Toutes les citations que tu donnes me parlent beaucoup... merci à toi ;-)

Écrit par : pomme | 07/09/2006

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