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24/07/2006

Mea maxima culpa

J'ai passé tant d'années à me flageller, à me fustiger et à m'accuser de tous les maux de la terre que je pourrais quasiment pondre une thèse sur le sujet. Mais bon, comme j'ai ma vie à vivre, je préfère en parler ici, c'est plus rapide, et il faut moins travailler, c'est toujours ça de pris. J'en profite pour exprimer ma profonde admiration aux gens qui se consacrent à la recherche et à l'étude, il doit falloir tant d'abnégation et de persévérance que moi, j'abandonnerais avant même d'avoir commencé.

Maintenant que j'ai satisfait mon vice de la digression, je peux entrer dans le vif du sujet. Je ne sais pas quoi à ça tient, le fait d'avoir éprouvé cette culpabilité, intense, permanente et destructrice, pendant tant d'années. Ca a trait à pas mal de choses enfouies, que je ne suis pas certaine de vouloir déterrer. J'en arrive à me dire que vouloir en chercher les racines ne sert à rien, car ce n'est pas ça qui m'a aidée à m'en débarrasser. J'ai cru longtemps que le simple fait de comprendre certains rouages psychologiques suffisait pour parvenir à les déjouer ; aujourd'hui je n'en suis plus du tout sûre, et à vrai dire je pense même le contraire : ce qui est bienfaisant, c'est d'arriver à vivre avec, tout simplement. Ca paraît bête, mais ça reste un long chemin.

Pour moi, il en a été ainsi de la culpabilité. La première fois que je me rappelle avoir éprouvé ce sentiment... eh ben je m'en rappelle pas, tellement c'est immémorial, ancré au plus profond de mon être. A la maternité, je devais déjà me sentir coupable d'être née. Il faut dire que dès ma plus petite enfance, j'ai eu le sentiment d'avoir été investie de tant d'espoirs, d'attentes, d'exigences... c'est facile d'accuser ses parents ; j'ai fait ma crise d'adolescence très tard, mais elle est bel et bien terminée, donc je préfère ne pas m'aventurer dans cette direction. Je préfère me dire que c'est ma façon de cristalliser ces ressentis qui a renforcé ma culpabilité.

Toujours est-il que je me rendais responsable de tout et n'importe quoi. Ca allait des engueulades de mes parents aux rébellions de ma soeur, de ma propension à la rondouillardise à ma timidité maladive, de ma paresse à mon "anormalité" par rapport aux filles de mon âge. J'en arrivais toujours à me dire que c'était de ma faute, sans bien sûr jamais rien y pouvoir ; c'est d'ailleurs en ça que la culpabilité est un affreux cercle vicieux, comme elle est infondée, on ne peut pas lutter contre. Alors on tourne et on retourne les choses dans son esprit. Et pire que tout, on prête le flanc. On tend la joue droite (ou gauche, je sais pas, jamais lu la Bible). Pour continuer à se torturer, on a presque besoin que les autres, à leur tour, vous accusent. Ce qui, hélas, ne manque pas d'arriver, c'est tellement pratique d'avoir sous la main quelqu'un qui veut bien être responsable de la mauvaise humeur de votre patron, du mauvais temps ou de la réélection de George Bush. La boucle est bouclée.

Et puis un jour, va savoir pourquoi, on réalise que ce n'est plus possible, qu'il faut que ça s'arrête, qu'on se détruit. D'abord on ne peut pas avoir de relations durables avec les autres dans ce type de fonctionnement, parce qu'on finit par détester tout le monde, parce qu'on a l'impression que les autres sont toujours nocifs. De fait, souvent ils le sont, puisqu'on finit par attirer les pires nuisibles que la Terre ait porté. Et puis on se rend compte qu'on s'est enfermé dans ce schéma au point de le faire valoir comme excuse : oui, c'est vrai, j'ai fait ça, je ne me suis pas rendue compte que ce n'était pas bien, de toute façon je me sens toujours coupable. On perd la notion du bien et du mal (oui, je suis manichéenne, ne me poussez pas, je pourrais bien arriver à en être fière !). On pense à tous les moments de joie gâchés par l'aiguillon de la culpabilité. On pense au sentiment de liberté qu'on éprouverait si ça s'arrêtait. Et surtout, on finit par se dire : "La faim dans le monde, c'est pas moi, les pogroms russes du 19° siècle, c'est pas moi, la mère Michel qui a perdu son chat, tiens c'est pas moi non plus !"

Et voilà. Progressivement, ça s'estompe. On reprend possession de soi-même. On apprend à reconnaître ses VRAIS torts (enfin, pas toujours, mais je m'applique, je fais des progrès visibles à l'oeil nu !). On garde sa mauvaise foi légendaire, mais on refuse de tendre la perche, ou de chercher le bâton pour se faire battre. Plutôt que coupable, on apprend à être responsable. C'est beaucoup plus gratifiant, et ça n'exonère pas de certaines fautes, puisque tout le monde en fait : vraiment, la responsabilité, c'est de la culpabilité positive, débarrassée du non-amour de soi. Ca fait un bien fou. Ca aide à prendre du recul sur les choses, et à profiter de la vie. C'est une libération incroyable...

Il y a des arrière-goûts de revenez-y, notez, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Dès que l'alerte se déclenche, on sait comment faire : en parler directement à la personne concernée (qui en général tombe quasiment de sa chaise sous l'effet de la stupéfaction), penser plutôt aux bonnes choses que l'on fait, se rappeler le petit enfer qu'on s'était créé à force de culpabiliser. Ca calme à tous les coups !

Récemment divers événements m'ont fait repenser à ce sentiment qui appartient pour moi au passé... à l'époque où je l'éprouvais, je pensais bien sûr être la seule, et de ça aussi je me rendais coupable, vous en reprendrez bien une petite couche ; aujourd'hui que je m'en suis extirpée, je réalise que beaucoup y sont encore englués... je me sens impuissante, quand je vois les mécanismes qui broient les personnalités. Ce qui me terrifie le plus, c'est que la société, et les quelques modèles cadenassés qu'elle propose, sont le plus souvent à l'origine de ce sentiment délétère. Plus que jamais, j'ai envie d'être dans la vie, de vivre avec mes semblables ; mais plus que jamais, je me demande comment faire pour parvenir à être simplement soi-même, à s'accepter tel que l'on est, pour un peu que l'on soit un tantinet différent de son voisin... c'est certainement plus facile qu'il y a cinquante ans, mais au vu des dernières évolutions, il faudrait prendre garde à ne pas régresser ; sous couvert d'unité ou d'égalité, le monde actuel me semble bien enclin à montrer d'un doigt accusateur quiconque fait montre d'un minimum d'originalité, de décalage, ou même simplement de franchise... il y aurait presque de quoi se sentir coupable d'exister, et ça, personne ne devrait le tolérer.

Commentaires

mais tu te sens pas coupable d'avoir posté un texte pareil?
;)

Écrit par : funambuline | 24/07/2006

@funambuline : tu crois que je devrais ? ;-) Dieu, voilà que ça me reprend...

Écrit par : pomme | 24/07/2006

La culpabilité c'est un truc atroce, qui vous bouffe littéralement ! Je compatis beaucoup ! C'est une sentiment que j'éprouve très rarement, mais les fois où ça m'arrive, je trouve vraiment ça odieux.

Je pense que tu as raison de ne pas vouloir d'enfants, il semble qu'on ait inventé la culpabilité en même temps que la maternité ;-)

Écrit par : Hélène | 24/07/2006

@Hélène : en effet c'est intimement lié... je pense que je serais submergée ET submergeante de culpabilité si j'étais mère, et j'aurais beaucoup de mal à le supporter, je ne veux imposer cette angoisse à personne...

Mais dans l'ensemble, ça va maintenant ! C'est un sentiment qui s'éloigne, et ça fait un bien fou !

Écrit par : pomme | 24/07/2006

Complètement fou!! Juste avant de venir faire un tour sur ton fabuleux blog, j'avais pensé écrire un truc plus ou moins sur le même sujet chez moi! Du coup, je me fends d'un commentaire (le premier).

La culpabilité, ça me connaît! Plus le temps passe, plus je me rends compte que j'ai tendance à me rejeter dessus la faute de tout ce qui m'arrive, et même du reste: je suis célibaire depuis trop longtemps, c'est parce que je suis associale! Ma soeur ne s'aime pas, c'est parce que je rentre toujours en compétition avec elle pour me sentir supérieure (je sais, c'est moche!). Je réussis mes examens, c'est évident, je n'ai aucun mérite, j'ai eu de la chance, uniquement! Etc, etc, etc.

Tu dis qu'il ne faut pas en chercher les raisons profondes, mais parvenier à vivre avec... Quelle prouesse! Faudra que je m'y mette, sinon ça va continuer longtemps à me bouffer la vie. Et je n'ai que 23 ans!

Bon, j'arrête là avec ces considérations psy de cuisine. Pour un premier commentaire, j'ai bien peur de t'avoir dégoûtée à jamais de lire les potentiels suivants. Mille excuses, je me suis trop bien reconnue dans ce que tu as écrit!

Écrit par : Emma Bovary | 24/07/2006

@ pomme : cela te semblera peut être idiot ou fou ou tout à fait prétentieux mais je ressens exactement la même chose. Et des années de psychanalyse n"y changent pour le moment rien ... ! Mais loin de jeter le bébé avec l'eau du bain, j'avoue que le travail perso entammé m'a quand même permsi de changer des trucs profondément et de réguler un certain nombre de choses dont al douleur de vivre ... Vivre m'était douleur. Aujourd"hui vivre ne m'est plu aussi pénible, jy prends même parfois plaisir.
La bise et à bientôt en vrai avec notre ami commun j'espére Mlle Pomme.

Écrit par : Mister La fée | 25/07/2006

Toujours aussi passionnants, tes posts.

Première séance de ma vie chez un psy, il y a trois quatre ans. Je parle, je parle, je parle. Je pleure, aussi. Et à la fin, cette question de la psy, qui me reste et à laquelle je n'ai toujours pas de réponse, ou alors tellement que ça revient au même: "Mais qu'avez-vous donc fait pour vous acharner à ce point à vous punir ?"

Bon, depuis j'ai laché la psy en question, ainsi que deux autres de ses collègues - pas encore prête, peut-être ? - mais cet instant reste. Bref, tout ça remonte à loin, c'est sûr. En tant que mère, j'essaie de ne pas être submergeante de culpabilité, comme tu le dis si bien. Mais comme le reste, on ne maîtrise finalement pas trop... En tous cas, ravie de lire qu'on peut se sortir de ces mécanismes autodestructeurs...

Bonne journée.

Écrit par : caroline | 25/07/2006

T'imagines la pression que tu as accumulée ? Ca ne m'étonne pas que maintenant, que tu vas mieux, ça te fait un bien fou de ne plus systématiquement te culpabiliser pour A ou pour B.
Enfin ! :) Allez smile Pomme ;)

A bientot !

Ben

Écrit par : Ben | 25/07/2006

Salut les filles !

Moi, je connais pas ce sentiment, jamais sentie coupable ! Je peux vous servir de psy, si vous voulez.

Écrit par : Néné | 25/07/2006

très jolie note.

Écrit par : Folie Privée | 25/07/2006

@ Folie privée : la mienne ? Je la prends pour alors !

Écrit par : Néné | 25/07/2006

@Emma Bovary : tu ne m'as pas dégoûtée du tout, et j'espère que ce commentaire n'est que le premier d'une longue série ! Tu le dis toi-même : tu n'as que 23 ans... autant dire 10 ans de moins que moi... ça me laisse rêveuse tiens... et toi ça te laisse aussi beaucoup de temps pour arriver à vivre avec tout ça ! Moi je trouve que le temps est l'unique remède à pas mal de choses... oui, je sais, j'ai une pensée hyper originale ;-)

@Mister La fée : ça ne me semble ni fou ni idiot ni prétentieux, mais plutôt "logique" pour t'avoir lu souvent... il doit y avoir des profils à culpabilité ;-) En tout cas contente que ton travail sur toi t'aide à progresser, et à bientôt en vrai, sans faute !

@caro : il faut que ce soit quelqu'un d'extérieur qui le dise pour qu'on s'en convainque... mais c'est une démarche qu'il est difficile de poursuivre jusqu'au bout, j'en parle en connaissance de cause... quant à ta façon de vivre ta maternité, je ne doute pas un instant qu'elle soit attentive et vigilante, même si, heureusement ! on ne maîtrise pas tout...
Merci de tes compliments caroline, bonne soirée.

@Ben : la pression est retombée, ça va mieux, merci ;-)
A bientôt !

@Néné : euh, pas besoin de psy, dans mon cas... et si tu veux bien, je garde le compliment de Folie Privée pour moi ;-)

@Folie Privée : merci, donc ;-) de ton compliment et de ton passage, à une prochaine fois...

Écrit par : pomme | 25/07/2006

Coupable d'exister??? non, là tu vas loin. La blogosphère ne serait en tout cas pas la même sans TON blog.
Bravo pour l'aveu (oh c'est marrant cette phrase) Pomme, c'est pas simple d'évoquer ses tendances à l'autodestruction, mais tu as l'air d'avoir fait le tour de la question ( et plusieurs fois même) puisque tu en tires une conclusion sociologique à souhait (ouh, j'adore)
Eh bien moi, je n'ai pas su faire avec "ça" toute seule et c'est le divan (qui d'ailleurs est un superbe fauteuil Voltaire très confortable) qui m'aide, non seulement à comprendre le fouillis et les "personnages destructeurs" qui font parfois la loi dans mon esprit, mais aussi à vivre avec, et plutôt bien.
C'est sûrement plus simple d'être soi-même aujourd'hui qu'il y a 50 ans, comme tu dis, mais je crois qu'on se ramasse aussi dans le nez tout ce qui, depuis bien plus de 50 ans, a été nié et renié par des générations de gens restés conformes à ce que la société imposait.
Pas de la tarte, quoi!

Écrit par : mariaba | 26/07/2006

@ pomme : oui j'oubliais que tu lisais aussi parfois mon blog .... quoi que tu ty fasses plus rare ces temps derniers lol ...

Écrit par : Mister la fée | 26/07/2006

Bonjour les filles !
ça va mieux ? Pomme, j'imaginais pas que tu avais 33 ans !
Tu sembles beaucoup plus jeune, vu tes problèmes !

Écrit par : Néné | 26/07/2006

@mariaba : merci de ton gentil compliment ! et de ton commentaire tout entier, aussi pertinent qu'à l'habitude !

@la fée : ce n'est pas parce que je n'y dis rien que je n'y suis pas ;-)

@Néné : je reconnais bien là les jugements à l'emporte-pièce propres à la jeunesse... tu vois, à chacun ses préjugés...
Sinon, non, ça ne va pas mieux, mais il faut dire que ça n'allait pas mal, donc ta question n'avait pas lieu d'être.

Écrit par : pomme | 26/07/2006

Le confession tour en integralité video et son de très bonne qualité sur mon blog : http://gay.hautetfort.com
bisous !

Écrit par : Narcissus | 26/07/2006

Oui, je suis assez jeune pour donner l'impression de porter des jugements à l'emporte-pièce, mais j'ai une ouverture d'esprit apparemment plus grande que toi, pomme !
Je suis deçue de voir que tu as effacé le post de mascara ou quelque chose comme ça.
J'étais morte de rire, c'était génial d'ironie et de drôlerie !
Enfin une bouffée d'air frais et de dérision.
Tu as effacé aussi le poste de ma soeur, Nano, et tu sais bien à quel point elle t'aime !
Pourquoi effaces-tu ce qui te semble ne pas aller dans ton sens ?
C'est un goulag où il faut ronronner à l'unison ?

Écrit par : Néné | 27/07/2006

Pomme, rien à voir avec la choucroute, mais j'ai vu que tu adorais Alison Lurie. J'ai tout lu je crois, d'elle et j'adore aussi. Et je viens d'acheter son dernier... Savais-tu qu'elle en avait écrit un nouveau ? Bon, bref, je voulais te mettre au courant, au cas où...

Narcissus, moi je vais voir Madonna à Paris le 29 aout... J'en crève d'impatience !

Écrit par : caroline | 27/07/2006

@Néné : il me semble que le goulag, c'est pas tout à fait ça ;-)
J'efface les commentaires injurieux et haineux, sans aucune argumentation. Je conçois parfaitement qu'on ne soit pas d'accord avec moi, et même je l'espère, car comme toi je n'aime pas le ronronnement, mais il y a des façons de le dire, et de dire pourquoi. Et peu importe de qui ça émane. Cet endroit n'est pas fait pour les gens qui veulent se défouler ou se décharger de je ne sais quelle haine, aigreur ou fureur. Surtout sous couvert d'humour douteux.

Écrit par : pomme | 27/07/2006

@caro : merci d'y avoir pensé ! je l'ai déjà lu, et j'avoue être restée un peu sur ma faim... mais elle reste une écrivaine génialement inspirée !
Ca alors c'est marrant, ma soeur va aussi au concert, avec quelques amis, mais je ne sais plus si c'est le 27 ou le 29...

Écrit par : pomme | 27/07/2006

Je pense vous avoir déjà demandé d'aller vous empoigner ailleurs, il est hors de question que ça se passe ici... dont acte !

Écrit par : pomme | 27/07/2006

Salut Pomme,

j'ai lu les commentaires de cette rubrique et je ne comprends pas pourquoi certains ont disparus ? tu as des problèmes avec des internautes peu scrupuleux ? sont-ils coupables d'avoir transgressé les règles ? pourtant j'avais cru lire un post auquel j'aurai bien voulu que tu répondes ! après tout n'est-ce pas le but d'un blog répondre à ceux qui ont la délicatesse de te lire ? je t'en prie réponds moi !

Écrit par : isabella | 27/07/2006

bojour,

je m'appelle julie et j'ai lu quelques commentaires sur ton méa culpa Pomme ! y'en a un qui m'avait fait beaucoup rire et que je voulais montrer à une copine ! tu l'as effacé pourquoi ?

je t'envoie un bisou !

Écrit par : julie43 | 27/07/2006

Salut Julie !
Moi aussi, il m'a fait rire, malheureusement je l'ai pas copié, j'aurais aimé le faire voir à ma soeur et je l'aurais remis sur le blog pour toi.
Peut être que cette mascara le fera !

Écrit par : Néné | 27/07/2006

oui néné,

en plus pomme a l'air d'apprécier Desproges qui avait un talent fou dans le sarcasme ! je ne comprends pas sa réaction ! c'est dommage, elle écrit très bien, à moins qu'elle n'accepte pas la critique, pomme réponds-nous stp !

Écrit par : julie43 | 27/07/2006

Ouh là là, je n'ai pas lu ces fameux comms, mais j'imagine que si tu les as effacés, c'est qu'ils étaient douteux. De toutes façons, tu n'as pas à te justifier, c'est chez toi ici. Sont-ce des gens que tu connais ou juste des personnes qui s'ennuient dans leur petite vie ?

Pour Alison Lurie, je n'ai lu que quelques pages, mais ce que tu me dis confirme ce que je ressens pour l'instant. Je ne retrouve pas sa patte. Un de mes préférés est "un été à Key west". Et puis auss Lorin Jones. Allez, bonne fin de journée, miss, ne te préoccupe pas de ces mesquineries...

Écrit par : caroline | 27/07/2006

@ pomme : oui tu as raison muette ne veut pas sidre absente ... lol gros bizoooo

Écrit par : Mister La fée | 28/07/2006

Bonjour Pomme,
Il y a longtemps (très longtemps) quelqu'un m'a dit " dans la vie il faut choisir, bourreau ou victime "
J'ai pas compris pourquoi le monsieur y m'a dit ça, je n'étais ni l'un ni l'autre (bien entendu).
Des années plus tard, et lors de circonstances très particulières, le sens de ces deux termes (que je n'ai jamais oublié) ont été éclairés d'une façon étonnante.
A partir de là, j'ai refusé (enfin essayé) de "jouer" la victimite aigüe. Je suis seule responsable de moi même personnellement.

Toujours aussi plaisant de te lire. A bientôt

Écrit par : Lucette | 28/07/2006

Salut tout le monde !
Moi je suis un bourreau né ! Youpi !
Je vous propose d'ailleurs des sé(r)vices complexes pour voir plus clair dans vos âmes et vos coeurs meurtris.

Biz !

Écrit par : Néné | 28/07/2006

@caroline : ah enfin, ton comm arrive ;-)

@Mister La fée : moins absente depuis hier ;-) bisous aussi !

@Lucette : Oui, je crois que c'est une bonne façon de voir les choses... merci, à bientôt !

Écrit par : pomme | 28/07/2006

Bourreau ou victime euh...Il y a quand même moyen d'être entre les deux ! Parfois bourreau, parfois victime ! Regarde moi par exemple, en banque, parfois je suis bourreau car je refuse que telle ou telle chose soit acceptée pour tel ou tel client et je le sais que ça mettra un zouk dans les finances ( généralement ils sont à découvert...) du client, mais je n'ai pas le choix. Et victime quand justement tu arrives au bord de l'éthique où la morale prend presque le dessus sur ton jugement professionnel, et là je peux te dire qu'on est victime de ce système !

Donc je pense qu'on peut être autant bourreau que victime ! Maintenant certains manient toujours le fouet et d'autres se prennent que les coups ! :)

Écrit par : Ben | 28/07/2006

@Ben : je ne comprends que trop bien ce que tu veux dire, travaillant moi-même dans ce secteur maudit ;-), et, d'après ce que tu me dis, dans le même genre de service (du genre qui s'abrège ctx... moi je suis le maillon juste avant)... c'est typiquement le genre de situations qui fait remonter ma culpabilité.
Cela dit tu as raison de tempérer mon manichéisme, rares sont les gens qui ne sont que "victime" ou que "bourreau"... et tant mieux finalement !

Écrit par : pomme | 28/07/2006

Hum, Pomme, tu me réconcilies avec les banquiers !
Tu serais pas un peu dentiste aussi??? ça m'arrangerait... d'une pierre deux coups, et hop toutes mes phobies disparues!

Écrit par : mariaba | 28/07/2006

@mariaba : désolée, je ne suis pas dentiste pour un sou, Dieu m'en garde ;-) D'une façon générale j'ai des relations assez conflictuelles avec le corps médical... quant aux banquiers, ne te réconcilie pas trop quand même, ils seraient capables d'en profiter, crois-moi sur parole ;-)

Écrit par : pomme | 28/07/2006

C'est quand même très fort cette histoire ! Enfin, ces histoires, car sous couvert de culpabilité, on en lit beaucoup (et on, enfin "je" ne m'en plains pas :)) !

Culpabiliser ... je crois que parfois, c'est tellement ancré qu'on ne s'en aperçoit pas immédiatement. Et puis il suffit d'un événement pour nous le coller en pleine pomme (ahahah !), voir qu'on commence à se dire "je m'en voudrais de lui dire non, quelle cousine/fille/copine indigne je ferais !" ...

En ce moment, j'essaie de couper la poire (que de fruits !) en deux !... Et ma culpabilité trépasse peu à peu ! (et moi, je ne m'en porte que mieux !).

Écrit par : sans-regime | 30/07/2006

@sans-régime : ravie de ta visite ! Tu as bien raison : sus à la culpabilité ;-) Ca prend du temps, mais ça vaut le coup d'attendre.

Écrit par : pomme | 30/07/2006

Pomme, comme je me suis reconnue dans ce que tu as dit ... je peux te tutoyer, n'est ce pas? Je suis arrivée sur ton blog par hasard en passant par celui d'hélène et je ne l'ai plus lâché. Je ne sais pas si tu verras mon commentaire mais je voulais te dire merci. Merci pour ce que tu m'as "obligée" à regarder en face, merci pour ce que tu écris, que je trouve si vrai et si touchant.
c'est la première fois que je laisse un commentaire sur un blog mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

Écrit par : yomani | 01/10/2006

@yomani : bien sûr tu peux me tutoyer ! Je suis heureuse que tes pérégrinations t'aient amenée jusqu'ici, et que ce texte ait fait écho en toi. A mon tour de te remercier pour tes compliments, ils me touchent beaucoup.
J'espère que maintenant tu n'hésiteras plus à intervenir ! A bientôt ;-)

Écrit par : pomme | 01/10/2006

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