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13/07/2006

Souris des villes

Alors bien sûr, la souris est l'animal à qui je ressemble le moins (du reste j'ai la prétention de ne ressembler à AUCUN animal), mais je voulais détourner la métaphore du rat des champs, j'ai rien trouvé de mieux, il fait trop chaud pour se creuser la cervelle.

Je suis une citadine dans l'âme. Je ne peux pas imaginer de vivre ailleurs que dans une ville, une grande ville bien sûr ; il me semble que les petites villes concentrent les inconvénients de la ville ET de la campagne, sans avoir les avantages d'aucune. Cela dit, j'en sais rien, j'ai pas trop d'expérience en petites villes. Comme je sors le dimanche, j'ai quand même des notions sur ce que peuvent être les autres cadres de vie, d'une richesse et d'une diversité exceptionnelles dans notre beau pays (vous entendez les violons ?). Eh ben ça va pas du tout. Dès que je reste hors d'une ville pendant 24 heures, je dépéris.


A la campagne, au début, c'est bien. C'est calme (étrangement calme), plutôt joli (quand on aime le vert, bien sûr) et reposant (=pas de voisins). En été, il fait beaucoup plus frais qu'en ville, les oiseaux chantent et les vaches meuglent, on entend le chant des cigales (ou des grillons, toujours confondu les deux) et le crissement des arrosages automatiques dans les champs de maïs. On se dit qu'on va prendre le bon air, recharger ses accus et déguster de la bonne cuisine du terroir.

Et là, soudain, c'est le drame. On se pose la question à dix mille : qu'est-ce qu'on va faire ??? A part rien, bien sûr. La réponse est simple : ben rien. Il n'y a rien à faire. A part aider aux travaux des champs, ce qui est totalement exclu à moins de vouloir empoisonner tout le département parce que vous avez trait une vache avec du vernis pas sec sur les ongles, ou de ne pas craindre de foutre en l'air toute la récolte en piétinant les blés avec vos compensées.

En résumé, la campagne, c'est bien beau, mais moi je m'y emmerde à cent sous de l'heure. De toute façon il y a trop de bêtes, des abeilles, des guêpes, des hannetons, des tarentules et je ne sais quoi encore, j'ai hyper peur des bêtes. Et puis tout ce calme, ça m'empêcherait presque de dormir.


Sinon, il y a la mer. La plage, quoi. Le sable qui s'immisce un peu partout, les enfants qui hurlent, les marchands de pralines qui vous marchent presque dessus, les familles nombreuses qui écoutent le match de foot sur leur radio à 500 décibels, les obsédés qui vous reluquent lubriquement. Le bonheur, en somme. Le problème à la plage, c'est qu'il y a d'autres gens. Un peu comme dans les villes, en fait. Et comme la plage, on y va généralement pour les vacances, moi je m'abstiens, je ne veux pas être aussi envahie, dérangée et persécutée par mes frères et soeurs humains que le reste de l'année. Je veux être tranquille. Ajoutez à ça que je DETESTE lézarder ; le soleil m'assomme, en cinq minutes je deviens pourpre, à côté un homard est pâlot, tout ça pour redevenir aussi livide dès que j'ai pelé. Merci bien, je préfère rester au lit. Sans compter que la mer, c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans, comme dit Renaud.

Si c'est pour y vivre toute l'année, alors là c'est carrément Hitchcock : vous êtes déjà allés dans une station balnéaire hors saison ? Je pense que le plateau du Larzac à 4 h du mat', c'est plus animé. Déjà que l'hiver, c'est dur pour le moral, là c'est un coup à pas passer Noël.


Le meilleur pour la fin : la montagne. Alors là, c'est énorme. Déjà, si j'ai pas vomi avant d'arriver, c'est un miracle, tous ces virages, ça me rend malade. Bien entendu, j'ai le vertige ; ça doit faire des années (des décennies ?) que j'ai pas passé une nuit en altitude, mais je pense sérieusement que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, à force de m'imaginer au bord d'un précipice de 4500 mètres de haut. Avouez que c'est mal barré. Comme ailleurs, deux possibilités (en gros) : l'hiver ou l'été.

Dans sports d'hiver, il y a sport, je suis donc face à une incompatibilité majeure. La seule fois que j'ai fait du ski, c'était quand j'étais en sixième, en janvier 1985 pour être exacte. Voyez comme ce traumatisme est resté gravé dans ma mémoire... c'était une classe de neige donc, et j'ai peu de souvenirs d'enfance aussi affreux que ces huit jours. Un fiasco épouvantable, la Berezina, la finale de la Coupe du Monde (détendez-vous, c'est fini, c'est la vie !). Il faisait atrocement froid, j'avais mal aux chevilles (à cause des chaussures) à en crever, j'étais la risée de mes gentils petits camarades, car je tombais beaucoup, et quand je tombais, je vous le donne en mille, je roulais. Mon orgueil en a pris un sale coup, j'ai évité de peu vingt ans de psychanalyse. Et puis je voulais rentrer chez moi, j'étais déjà très casanière. Donc le ski, c'est sûrement hyper fun quand on maîtrise, mais je vais quand même m'abstenir. A vie.

La montagne l'été, c'est un concept que je n'ai toujours pas compris. Enfin si, j'ai compris que le but c'était de crapahuter dans les caillasses le long de pentes vertigineuses, sous un soleil de plomb, souvent en compagnie de moutons espiègles fortement désireux de vous faire tomber, en espérant désespérément atteindre avant le coucher du soleil le refuge où on pourra enfin manger des ravioli froids à même la boîte, et ensuite goûter à un sommeil réparateur au milieu d'inconnus qui ronflent et qui puent des pieds (tu m'étonnes, des Rangers par ces températures, ça ferait fuir un troupeau de putois). Et on appelle ça des vacances ! Pour le coup, c'est retourner au travail qui doit sembler bienfaisant. De toute façon, le problème solaire reste entier, voire pire : quitte à avoir des brûlures au troisième degré, je préfère encore la mer, au moins je n'ai pas peur de tomber du parapet qui entoure la plage.

En fait je crois que je n'aime pas les vacances... ça doit me rappeler que le reste du temps, il faut aller bosser. Mais bon, j'en prends quand même, je ne vais pas sacrifier les acquis du Front populaire et de mai 68 à la World Company. Comme je n'ai pas envie d'affronter les situations que je viens de décrire, j'ai tendance à rester en ville. En été, les villes se vident, tout est plus calme, plus serein, plus lent... j'adore ces moments, je découvre le paysage urbain sous un autre angle, un peu comme quand je fais du vélo. Et puis même quand il y a du monde, j'aime les villes. J'aime le bruit, les embouteillages et la pollution. Non, ça je déteste bien sûr, mais j'aime tellement la vie en ville que tous ces inconvénients me semblent presque poétiques. J'aime l'agitation, le foisonnement, le mélange, les contrastes. J'aime la rumeur de la ville au milieu de la nuit.

Et surtout, j'adore Paris, comme vous le constaterez si vous lisez ceci. Et pas plus tard que demain, je m'en vais y passer une semaine, dans cette ville mirifique où j'ai eu le bonheur de vivre quelques temps. Parisiennes et Parisiens qui me lisez, ravalez vos sarcasmes, je ne suis qu'une pauvre petite provinciale éblouie par la magie de la capitale. Les calamités dont vous vous plaignez si souvent (avec un tantinet de snobisme, reconnaissez-le), je ne les voyais pas quand le soir, en me penchant à ma fenêtre, je contemplais la silhouette du Sacré Coeur qui se découpait dans la nuit bleue...

Et voilà, j'ai encore frôlé la grandiloquence de mauvais aloi ! Faut croire que j'ai vraiment besoin de vacances en fait ! Je vous en souhaite de bonnes, si vous en avez, et aussi de bonnes si vous n'en avez pas. Ne soyez pas chagriné, vous allez avoir le choix entre douze places de parking pendant que de pauvres juilletistes brûleront au soleil au milieu d'enfants déchaînés, ou sueront sang et eau pour gravir une pauvre colline qui n'en demandait pas tant...



Commentaires

bon donc, tu me reconnais hein? ;)
tu viens à paris pomme? si j'osais, je te dirais bien... je te proposerais bien... un petit plan d'arsouillotte au pied du sacré coeur...
et en même temps... que c'est bien te te lire, de se parler sans se connaitre au fond.
bref.
de toutes façons, moi je fais comme toi, je pars en vacances... à la campagne, pour me rapeller d'aimer Paris quand je reviendrais!

Écrit par : julie | 13/07/2006

Est-tu sûre d’avoir essayé les petites villes ? Ou peut-être n’avons-nous pas la même définition d’une grande ville.
Parce que moi j’aime bien ma petite ville, enfin ma ville moyenne.
J’aime bien les transports en commun rarement bondés, la quasi absence d’embouteillages, pouvoir habiter en centre-ville à 10 minutes à pied de mon travail, sans payer un loyer astronomique. J’aime bien pouvoir aller à la plage hors saison quand il n’y a pas tout plein de touristes (voir même en sortant du travail), être à une heure et demi de Paris en train, …
Bien sûr il y a aussi des inconvénients : peu de ligne de bus, plus de bus après 21h00, moins de grands magasins, …
(Pour la montagne je suis presque d’accord, moi aussi j’ai vécu une expérience traumatisante à 6 ans en colo, mais j’aime bien crapahuter de temps en temps, tant que je rentre dormir dans un bon lit bien chaud avec une salle de bain et tout le confort)

p.s : je t'imaginais pas en train d'utiliser open office, chais pas pourquoi

Écrit par : leymia | 13/07/2006

C'est trop de la chance ! Une semaine à Paris !

J'ai habité Paris (18ème, av. St Ouen) et j'ai beaucoup aimé et pourtant, dieu que c'était bruyant.
Ce que j'aimais c'était ce sentiment de faire quand même, partie d'un quartier, j'y avais mes habitudes et je n'avais qu'à prendre le métro pour me fondre dans l'anonymat.
Je n'avais qu'à lever la tête, les yeux pour voir de très belles, choses, mais il fallait le mériter, et donc beaucoup marcher... J'en ai fait des kilomètres.
Peut-être cet hiver, je prendrais le temps d'y monter pour aller au salon du chocolat (belle excuse hein ?)
Sur ce je te souhaite de bien bonnes ballades et du régal pour tes yeux.

Écrit par : Lucette | 13/07/2006

Pomme: l'intérêt de la campagne c'est précisément qu'il n'y a rien à faire. Alors on ne peut plus tricher avec soi même, on rentre en soi, c'est parfois douloureux, mais on en ressort grandie.
On ne se divertit pas dans les vains amusements qu'on nous tend pour nous faire échapper à notre néant, on le contemple en face.
Il faut savoir traverser ce vide et cette indétermination, aucune expérience n'est plus enrichissante que l'ennui profond et soutenu, car il touche à l'angoisse métaphysique.

Écrit par : Nano | 13/07/2006

Rah ! Les gens de la ville !

Écrit par : Dolgo | 13/07/2006

Hey, les filles, ne vous laissez pas entraîner par le vide métaphysique de ma soeur. Les "vains amusements" font partie de la vie, à trop contempler votre néant, vous risquez d'être anéanties !

Écrit par : Néné | 13/07/2006

@julie : partie remise alors... et bonnes vacances !

@leymia : j'ai développé une haine tenace et inexpliquée pour Bill Gates, voilà pourquoi (entre autres) j'utilise Open Office. Mais bon, vu que je suis trop nulle en informatique pour utiliser Linux, je me fade quand même Windows. On n'échappe jamais totalement à l'infâme Bilou ;-)
Oui, je comprends les avantages d'une ville moyenne, mais vraiment c'est pas pour moi.

@lucette : Paris est probablement le seul endroit où j'aime marcher ! Merci de tes gentils souhaits.

@Nano : j'ai expérimenté plus que pas mal de gens les vertus de l'ennui ; je te confirme que je m'y suis construite, comme dans la solitude. Mais quand je pars en vacances, j'ai déjà peur de m'ennuyer, donc je préfère garder les moments de contemplation pour les jours ouvrés....

@Dolgo : m'en parle pas ;-)

@Néné : no comment.

Écrit par : pomme | 13/07/2006

Maintenant que tu as déclaré à la face du net mondial que tu venais à Paris, tu vas être obligée de prendre un café avec moi. Sinon je mets des photos de Zidane sur ton blog en ton absence ;-))

Écrit par : Hélène | 13/07/2006

@Hélène : noooon, pitié ;-)))
Bah bien sûr que je vais prendre un café avec toi, je vais me gêner !

Écrit par : pomme | 13/07/2006

Alors moi j'ai tout faux : j'habite une moyenne-grande ville à la fois au bord de la mer et au(x) pied(s) des montagnes (ça a combien de pieds, les montagnes ?), ce qui tombe bien parce que j'aime bien la plage, la montagne l'hiver, et la montagne l'été ;-) Ah oui et en plus j'ai habité Paris plusieurs années, et je ne m'y suis jamais faite, au point que je m'en suis enfuie...
Sur ce coup-là on n'a pas grand chose en commun ;-)

PS qui n'a absolument rien à voir : le CDD que je devais signer se transforme finalement en CDI. Je suis bien sûr très contente, et comme tu avais demandé des nouvelles, je m'autorise à partager mon enthousiasme ici !

Écrit par : Catherine | 13/07/2006

@Catherine : mais c'est génial !!!! Je suis contente pour toi, tu peux pas savoir... tu as bien fait de me le dire, c'est vraiment une excellente nouvelle !
Les montagnes ont deux pieds, je suis formelle ;-) Ah oui, un parcours très différent, sur ce coup-là... mais c'est aussi ça qui est bien non ?

Écrit par : pomme | 13/07/2006

Oui c'est aussi ça qui est bien ;-) C'est d'ailleurs pour ça que j'ai écrit, et ça ne m'empêchera pas de continuer à te lire bien sûr !
Merci pour les félicitations, c'est gentil de ta part :-)

Écrit par : Catherine | 13/07/2006

Et si avec ça tu rajoutes le camping... N'en jetez plus, la coupe est pleine!

Oui, les vacances, c'est bien pour découvrir, apprendre, s'émerveiller... mais pas pour s'ennuyer devant un combat de coccinelles. Alors vive les découvertes urbaines, et étrangères si possible! Parce que c'est amusant comme paradoxe, mais la toundra, la taïga ou la plaine zaïroise, ça me semblerait vingt mille fois plus exotique, alors que bon, c'est comme la campagne, non? ^^

Écrit par : Casual | 13/07/2006

@Catherine : tant mieux ! et pour les félicitations, c'est normal, le travail c'est important quand même ;-)

@Casual ! mon Diiiiiiiieu comment ai-je pu oublier le camping ??? une autre invention diabolique, à n'en pas douter !
C'est vrai que les campagnes étrangères paraissent moins mornes... cela dit, même en voyage, je suis plus attirée par les villes que par les pays en eux-mêmes, peut-être parce que ce qui m'intéresse surtout, c'est de voir comment les gens vivent... donc oui aux découvertes urbaines !

Écrit par : pomme | 13/07/2006

La campagne, me dit mon père qui y vit à temps plein, c'est un combat en permanence contre les animaux : taupes (parade : pièges à taupes), mulot (parade : un chat), insectes (parade : la bouteille plastique à l'eau confiturée, le goulot vers le bas...y sont trop con pour trouver la sortie).
Il faut aussi kiler les guêpes nichées sur le toit, le matin à l'aube, quand elles sont pas encore bien réveillées, avec un pschitt bien senti...à l'auberge du bon accueil.
Moi, je m'en fou, je ne lutte pas, je profite du travail de mon père, quelques semaines par an, en vacances.
Le vert des arbres, le miroitement de l'eau, le bleu du ciel, c'est marrant, pour moi, ça sonne vacances.
Et béton-bitume, ça sonne RER B et boulot.
D'un autre côté, pour moi, la seule ville qui vaille la peine d'être vécue, en dehors de Paris où il y a tout, c'est Vichy.
Une ville qui sent bon la pastille de Vichy, qui est propre, sans pigeon, et même, sans les old ladyes en cure, pour peu qu'on évite les thermes !

Écrit par : poupou | 13/07/2006

la campagne autour de toulouse est tellement moche qu'elle déprimerait même anny cordy ( ouais je cherchais quelqu'un de rigolo)!
Tu fais une description très drôle des vacances, effectivement ça peut se passer comme ça. Mais je ne partage pas ton avis, du moins je ne pourrai pas me plaire à Paris, beaucoup trop de monde et d'immeubles!
à nice ça se passe bien, c'est un endroit très agréable à vivre, ou chacun trouve son compte puisque la mer, la montagne et la campagne sont toutes proches de la ville. Toutefois même avec tout ça, j'aspire à plus de tranquilité, et j'espère avoir une mutation dans l'arrière pays niçois d'ici un an, ou je pourrai faire des randonnés plus souvent ( mais pas en plein cagnard et sans les refuges qui puent les pieds).
bonnes vacances à paris.

Écrit par : maryline | 13/07/2006

En Parisienne convaincue - bien que d'adoption - , je te ferai grace de tout sarcasmes. j'aime ma ville, de plus en plus, au point d'y avoir fait deux enfants, d'y sacrifier une bonne partie de mon salaire dans le loyer, de me cogner metro et bus bondé quotidiennement et tout ça avec le sourire. Mes enfants pensent que le bois de Vincennes c'est ça la campagne et s'extasient devant la moindre bouse de vache - oui, parfois je les emmène à la ferme pédagogique de rambouillet, pour leur culture générale. A part ça, ton billet me fait rire, j'ai l'impression d'entendre mon mec. personnellement, faire parfois des cures de nature ne me dérange pas... enfin, faut pas que ça dure ! Bonne semaine en tous cas, pense à moi si tu vois une vamp signée misstic ;-)

Écrit par : caroline | 13/07/2006

Je t'ai mise en lien chez moi, ça ne te pose pas de problème ?

Écrit par : caroline | 13/07/2006

Le pire à mes yeux ça reste la banlieue, qui concentre à mort les inconvénients de la ville et ceux de la camapgne : il n'y a pas un chat dehors le soir, ET il faut prendre la voiture pour acheter du pain. L'épouvante. J'aime autant vivre carrément à la campagne tiens (dit-elle depuis la butte Montmartre ;-)).

Sinon j'aime pas la montagne non plus, c'est pas plat, c'est fatigant, l'hiver y'a de la neige et l'été il pleut. Merci bien ;-)

Écrit par : Hélène | 13/07/2006

Pomme, je te jure, il y a des endroits l'hiver au bord de la mer (pas la méditerranée hein), je te promets ça te plairait...toi qui aime la nuit, les étoiles, la pluie...
Je n'y habite pas d'ailleurs, mais j'aimerais si je pouvais...
Et de toutes façons, je suis sûre que dans 10 ans tu n'es pas dans une grande ville !je ne suis pas voyante mais c'est bizarre, je le sens...(mais pas la montagne, ça non, ni la plate campagne, ça non plus !)

Écrit par : sophieL.L | 14/07/2006

Je pense que tu aimes la ville, comme j'aime la campagne: c'est ainsi!
J'ai toujours eu envie de vivre à l'écart de tout, j'adore la montagne, me retrouver seule et penser à pleins de choses diverses et variées. J'ai l'impression de respirer alors qu'en ville j'étouffe. Il y a tellement de bruit en ville... et quel bonheur de camper! C'est sur qu'il est bon de rentrer chez soi, je ne dis pas!
A la limite, je crois que je préfère vivre en campagne et passer mes vacances à la ville. Ce qui est pour le moment absolument le contraire vu que je vis à Tokyo!
Mais, pour avoir eu beaucoup de discussions avec mère et soeur (qui aiment la ville comme toi), je me rend bien compte de tout les inconvénients de vivre à l'écart. Comme quand on fait les courses et que c'est loin, si on a envie de sortie et que l'on a à choisir entre trois places, si on a des enfants et qu'il faut qu'ils aillent à l'école... Et j'en passe... C'est vrai qu'une ville est plus "vivante", culturellement plus riche, mais c'est quand je m'en éloigne que je me sens revivre, d'enfin respirer... Tous ces immeubles, cette pollution, ces couleurs ternes.
Et pourtant, j'ai toujours vécu en ville! Et c'est vrai que certains avantages me manqueraient surement, mais cela n'enlève en rien mon envie irrépressible de vivre dans mon petit coin, sans vis à vis sur qui ou quoi que ce soit (ce qui est quasiment impossible ou alors on est vraiment nullepart au milieu de rien...).
J'avais trouvé une belle alternative à un moment, mais mon mâri a été envoyé en mission au Japon et j'avoue que j'adore cette expérience. Mais je crois que je l'aime d'autant plus qu'elle n'est pas définitive... parce que pour des gens qui ne rafolent pas de vivre en ville... nous sommes servis ;-D
Enfin voilà, désolée pour ce long commentaire

Écrit par : Esther | 14/07/2006

@poupou : on m'aurait menti ??? une ville sans pigeons ? mais il faut absolument que je voie ça de mes propres yeux ;-)))
Mais oui la campagne c'est très agréable ! C'est encore là que je préfère être (hormis la ville, bien sûr), même si l'ennui n'est jamais loin, c'est quand hyper bienfaisant de temps en temps.

@maryline : ah tiens, j'aurais dit que la campagne toulousaine était plutôt jolie... de toute façon j'ai l'impression que rien ne ressemble plus à une campagne qu'une autre campagne ;-). Oui c'est vrai que le coup de la ville mer/montagne/campagne, c'est sympa, on a le sentiment d'avoir toujours le choix. Merci, et bonnes vacances à toi aussi si tu en as !

@caroline : je trouve ça fascinant d'élever des enfants à Paris, là c'est clair que ce seront de vrais citadins ;-). J'ai adoré le coup du bois de Vincennes ! Même avec tous les inconvénients que tu cites, Paris reste magique à mes yeux... et aux tiens aussi manifestement ! Merci, et peut-être nous croiserons-nous au détour d'un graffiti...

P.S. : oh non ton lien ne me gêne pas, au contraire, j'en suis ravie et flattée !

@Hélène : je vois qu'en bonne Parisienne tu rechignes à passer le périph ! Le peu de temps où j'ai été Parigote, j'avais la même répulsion ;-). C'est clair que le 18° ça fait plus envie que Trappes ;-)
D'où nous vient cet amour commun pour le terrain plat ? Exception faite de la butte, bien sûr ;-)

@sophie L.L : ben où alors ??? tu m'inquiètes là ;-)
Bien sûr il y a da magnifiques paysages maritimes, j'ai la chance d'en connaître plein... moi ce qui me gêne c'est la concentration humaine dans pas mal d'endroits, et comme j'ai pas les moyens (et pas l'envie, en plus) de séjourner dans des stations moins bondées... l'un des seuls endroits où j'ai aimé la plage, c'est la Thaïlande, mais c'est pas évident d'y aller tous les ouikendes ;-)

@Esther : ne sois pas désolée, il n'y a pas de longueur maximale aux commentaires ! Ah c'est sûr que Tokyo ça ne doit pas être hyper bucolique... mais je ne doute pas que l'expérience vaille mille fois la peine d'être vécue ! Je vois ce que tu veux dire quand tu parles de s'isoler... moi aussi ça me fait du bien de temps en temps. L'attraction de la vie urbaine est ambivalente, parfois le ras-le-bol est immense... mais on a toujours envie d'y revenir, non ?

Écrit par : pomme | 14/07/2006

Ah ben c'est parce que quand ça monte, c'est fatigant, tout simplement ;-))

Écrit par : Hélène | 14/07/2006

@Hélène : ça me paraît être une raison tout à fait honorable ;-)

Écrit par : pomme | 14/07/2006

pas encore partie pomme?
et oui je trouve la campagne toulousaine absolument déprimante. Je suis + attachée à mon paysage natal, dans le nord aveyron.
pour moi les vacances cette année c'est en Bretagne, dans un village de mille habitants! mais pas très loin de la mer, pour faire des balades les pieds dans l'eau, et dans un pays plat ( oui parfois j'en ai ras le bol des montagnes, comme vous dites c'est trop fatiguant)

Écrit par : maryline | 14/07/2006

@maryline : ça ne saurait tarder ;-)
Saperlipopette, tu es aveyronnaise !!! J'aurais dû m'en douter, je ne sais pas si c'était propre à notre promo, mais c'était truffé d'Aveyronnais à l'IEP !!!
Mmmm, la Bretagne... oui, reposant en effet... et pas caniculaire en plus, quel bonheur !

Écrit par : pomme | 14/07/2006

ah oui truffé d'aveyronnais? pas tant que ça quand même? je me souviens d'une nathalie de villefranche, et du prof d'éco, m. Guy, qui avait vraiment un accent très fort ( moi aussi mais pas autant) et en + il débitait des formules matheuses incompréhensibles.

Écrit par : maryline | 14/07/2006

@maryline : Ah, Jean-Louis Guy... un poème à lui tout seul ;-). La Nathalie dont tu parles, j'étais amie avec elle, et aussi avec toute une bande d'Aveyronnais (effet de loupe ?) : Christelle, Pascal entre autres... cette fois il faut vraiment que j'y aille, bonnes vacances en Bretagne !

Écrit par : pomme | 14/07/2006

Je me reconnais dans ce que tu dis, et même totalement pour ce qui est de la mer et de la montagne (est-il utile de dire que je déteste le froid? :p)
J'aime Paris, n'y habitant pas. Je trouve Strasbourg trop petit, même si je connais avant tout le "grand centre ville".J'ai aimé Bordeaux aussi. Marseille, le peu que j'en connais, j'adore.
Mais j'ai adoré Dakar aussi. Bref, les grandes villes me fascinent : bouillantes, si différentes et parfois semblables tout de même. Le tout et son contraire.
Par contre, j'aime assez la campagne : parce que je suis une inconditionnelle de l'équitation, que je déteste tourner en rond dans un manège. Mais le cheval me fait aussi me réconcilier avec la plage, pour ces galops éfrénés sur la plage à l'heure où les bronzés vont se remettre une couche de biafine.

Écrit par : Thulip | 15/07/2006

@Thulip : c'est exactement pour ces mêmes raisons que j'adore moi aussi les villes... mais c'est sûr que pour faire du cheval (en voilà un beau sport ! il y en a au moins un) mieux vaut éviter les grands boulevards ;-)

Écrit par : pomme | 16/07/2006

C'est marrant parce que ce billet c'est exactement tout ce que je pense! J'ai vécu longtemps dans une petite ville (enfin moyenne) : horrible! Rien à faire et les voisins qui s'espionnent toute la journée... Une grande ville : comme la moyenne en plus grand. J'ai fini à Paris : le bonheur total et j'y ai fait eux enfants que j'y élève, comme Caroline. Quand je reviens en province (pas trop souvent, hein, quand même), je n'en peux plus au bout d'une semaine...

Écrit par : Fashion victim | 16/07/2006

Je suis à 2000% d'accord !!! Surtout pour la campagne : on s'y ennuie à mourrir !!! Et pour la montagne en été, conccept qui m'échappe aussi complètement ! Par contre le mois de juillet n'est pas forcément le meilleur moment pour venir à Paris. J'adoooore ma ville (et pourtant j'y suis née) mais en été c'est l'enfer, c'est la première année que je ne pars pas les 2 mois et franchement, je ne pense qu'à une chose : aller me rafraîchir au ciné !!!

Écrit par : Caroline | 17/07/2006

Moi je suis une parisienne d'adoption qui adore sa Ville et qui garde une petite soupape de sécurité en Bretagne pour les jours où elle me saoûle (et où j'ai envie d'aller me baigner comme en ce moment)
Moi bien vouloir prendre verre au pied de la Butte avec Pomme et Hélène (moi dire ça comme ça...)

Écrit par : Traou | 17/07/2006

@Fashion victim : avec un nom pareil aussi, c'est sûr qu'on ne peut vivre qu'à Paris ;-)

@Caroline : là c'est clair qu'il fait chaud ! c'est limite supportable, mais ça n'enlève pas à Paris tous ses charmes, comme par exemple le fait qu'il y ait des cinémas à tous les coins de rue ;-)

@Traou : ah ! le verre en question est consommé, j'en ai peur ! partie remise ?

Écrit par : pomme | 18/07/2006

la campagne c'est vraiment quand meme je trouve pas mal!! quand il fait tres chaud, t'as pas le bitume qui te renvoit la chaleur, t'as pas de bruits, si tu veux brailler tu brailles, tu respires..tu regardes, tu écoutes...tu vis!
J'ai habité dans une ville assez sympa (Tours) pendant 10 ans, et aujourd'hui je suis vraiment gavée! Quand j'y vais pour faire quelques courses, j'ai toujours une petite voix au bout de deux heures qui me dit "tu serais pas mieux le cul dans ton jardin?"
voila

Écrit par : Blogalors | 18/07/2006

Je ne connais pas Paris comme tu la connais. Moi, j'ai fait New York -- Toulouse sans escale et maintenant je vis à Toulouse comme si j'étais à New York -- n'ayant pas de voiture, je fais mes courses à pied et je prends des transports en commun (bientôt, la ligne B du métro!). Seul bémol, les taxis -- ici ils sont chers et pas toujours dispos ....

Écrit par : Lost in France | 20/07/2006

@Blogalors : plutôt souris des champs alors ;-)

@Lost in France : décidément la qualité de ton français me laisse pantoise... bravo ! Toulouse sans voiture, ça me semble presque impossible ;-) A Paris c'est très différent, notamment les transports en commun qui sont beaucoup plus efficaces, et les taxis, pas très chers même si pas toujours aimables ;-)

Écrit par : pomme | 20/07/2006

Hey, Pomme, c'est pour quand ton prochain billet ? Il me tarde !

Écrit par : caro | 20/07/2006

@caro : waouw, on me réclame ;-)))
Ben j'ai eu la flemme pendant ma semaine parisienne... mais je rentre demain (snif), donc ça ne devrait plus tarder !

Écrit par : pomme | 20/07/2006

chic alors !

Écrit par : caro | 21/07/2006

pomme,
De retour de la côte basque où j'ai essayé d'oublier la canicule toulousaine, j'ai retrouvé ta réponse à mon commentaire, et ton compliment. Merci!
Ca m'amuse de vivre sans voiture ici, et je ne comprends franchement pas les parisiens avec leurs voitures. A New York on se levait une main pour prendre un taxi! (Ca fait au moins un peu d'exercice pour la main!)
;-)

Écrit par : Lost in France | 27/07/2006

@Lost in France : ça devait être nettement moins infernal qu'ici, la côte basque !!! Mais bon retour quand même, et merci de ta visite !
Peut-être cet attachement à la voiture est-il un travers typiquement français ? Un des innombrables travers en tout cas ;-)

Écrit par : pomme | 27/07/2006

si un attachement à la voiture n'est pas américain, je ne sais pas quoi -- mais pas new-yorkais (je parle de la ville, c'est à dire MANhattan!)!

Écrit par : Lost in France | 28/07/2006

@Lost in France : ma vision des Etats-Unis doit être bien idyllique, c'est vrai que je n'avais pas considéré les choses plus loin que NY ;-) Cela dit je me rends bien compte à quel point ce pays est LA patrie de l'automobile !

Écrit par : pomme | 28/07/2006

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