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06/07/2006

Quadrature du cercle

Comme prévu, j'ai craqué. J'ai lamentablement cédé à la pression de la majorité, qui telle un rouleau compresseur a foncé sur moi pour aplatir et enfouir six pieds sous terre mes convictions. Oui, j'ose le dire : hier soir, j'ai rejoint mes réguliers dans un bar pour voir ce putain de match.

C'était lamentable. Pas la soirée en elle-même ; moi, du moment que je suis avec des gens que j'aime, ils peuvent bien m'emmener scier du bois dans la forêt, je suis contente quand même (oui, après un temps d'hésitation, d'accord). De toute façon, j'ai très vite décroché de ce spectacle emmerdant à pleurer, et avec ma soeur et mon Frank, on s'est installés sur un banc, à l'extérieur, pour papoter et dire du mal des passants, c'était vraiment beaucoup plus marrant.

Reste que je ne suis toujours pas convaincue de devenir fan de foot, loin s'en faut. Passons sur les fausses chutes d'une maestria incomparable (il faudra penser à créer un Oscar du meilleur tombé tout seul) et les longues minutes à espérer qu'il se passe enfin quelque chose ; ce qui m'a le plus scandalisée c'est le chauvinisme éhonté et d'un opportunisme criant des spectateurs, les mêmes qui bien sûr, il y a quelques semaines, souhaitaient mille morts atroces à Raymond Poulidor (ah non pardon, Domenech). Ah ben oui, c'est plus simple d'être patriote quand on gagne ! Ce sont sûrement les mêmes qui décrivent le Portugal de leurs vacances comme un pays si accueillant, si pittoresque et si authentique, qui ont hier applaudi quand un joueur portugais s'est vu infliger un carton mauve (quoi, ce serait plus joli que cet affreux jaune fluo non ?).

Bref, il vaut mieux que j'arrête d'en parler, je vais tellement m'énerver que ça va m'empêcher de dormir, et vu le peu d'heures de sommeil que m'ont gracieusement octroyé les klaxonneurs fous d'hier soir, je préfère passer une bonne nuit ! Et puis évidemment c'est pas le sujet, comme d'hab. Tout ça m'a ramenée à une interrogation récurrente chez moi : comment se sentir en adéquation avec ses propres convictions ? Comment ne pas sombrer sous le poids de ses contradictions, comment assumer un mode de vie parfois éloigné de ses idéaux ? Finalement je crois que c'est mal parti pour une bonne nuit.

C'est une question qui m'a toujours hantée. Je crois que c'est à cause de ça que pendant longtemps, j'ai eu l'impression de ne pas avoir d'opinion sur grand-chose. Je réalise maintenant qu'en fait j'hésitais entre deux extrêmes : adopter l'opinion que les gens s'attendent à vous voir adopter, en fonction de vos caractéristiques socio-culturelles notamment, ou trancher carrément dans le vif avec des convictions pouvant paraître totalement contradictoires avec ces mêmes caractéristiques. La première solution, au fond, n'a jamais dû me faire très envie ; j'ai donc préféré rester dans un flou artistique, influencée que j'étais par une formation intellectuelle (bien grand mot quand même) toute inféodée à la sainte trinité thèse-antithèse-synthèse. J'étais systématiquement encline à ne distinguer que le juste milieu. C'était très raisonnable. Et pathétiquement chiant (j'écris trop de vilains mots là, il faut que je me surveille).

Et puis divers événements m'ont convaincue que ce n'était pas nécessairement la seule solution. On m'a appris que les convictions d'un être se forment sur des tas de variables, presque toujours sans qu'on puisse le contrôler. Aujourd'hui je pense que c'est faux, et qu'on peut décider d'infléchir le cours de ses idées, sur la simple et bonne raison qu'il est plus juste de penser autrement. Et c'est là que le bât blesse parfois, quand on se retrouve face à certaines inadéquations entre ces sentiments et sa façon de vivre, surtout dans un monde où tout est tellement enchevêtré, où la moindre petite action semble pouvoir avoir des répercussions catastrophiques, où le fameux effet Papillon est manifestement en train de devenir la règle. Ca complique singulièrement les choses, par exemple lorsqu'on est farouchement opposée au pouvoir outrancier des grands groupes de distribution, mais qu'on n'a pas nécessairement les moyens de faire ses courses chez le petit épicier du coin. Et aussi quand on travaille pour un de ces groupes, parce que c'est là où le vent vous a portée (il soufflait très fort ce jour-là). C'est la même chose quand on a été élevée dans une relative aisance, dont on a, il faut bien le dire, gardé un certain goût pour le luxe, mais qu'on se sent plutôt "du côté" des démunis et des oppressés. Parfois je me fais l'impression d'être un imposteur...

Et puis à d'autres moments je me dis que c'est bien comme ça, que ce sont les idées qu'il me plaît d'avoir, et qu'une petite dose d'utopie ne peut faire de mal à personne, même si on n'est pas toujours prêt à en assumer les conséquences pratiques. Je ne vais tout de même pas cumuler l'auto-flagellation morbide et le boboïsme béat, ça serait trop pour une seule femme !

Alors c'est comme pour le reste : j'essaie de faire avec. De la même façon que j'essaie de concilier les innombrables contradictions qui m'habitent. Adorer le champagne et détester l'argent. Etre misanthrope et aimer les gens, malgré tout, profondément. Me sentir pudique et vous raconter ma vie. Pester contre les généralités et en user plus souvent qu'à mon tour. Fuir la climatisation qui m'enrhume en huit secondes et fumer un paquet par jour. Haïr les voitures et la circulation, et avoir la flemme d'y aller à pied. Trouver certains enfants beaux au point de vouloir les prendre et partir en courant, et rester de marbre à l'idée de la maternité. Rêver d'un amour immortel et être incapable, ne serait-ce qu'une seconde, d'imaginer qu'un homme puisse seulement me plaire. Me complaire dans la solitude et avoir désespérément besoin de la chaleur des gens que j'aime. Me poser toutes ces questions, et jamais n'y trouver de réponses...

Bon... j'ai failli m'attendrir sur moi-même, c'est affreux. Quoiqu'il en soit, je suis la somme de toutes ces contradictions, et il faut bien que je m'en arrange. Je ne suis pas encore prête à les assumer, à être parfaitement conséquente avec toutes les pensées qui me traversent l'esprit, et à aller vivre dans ma cabane en haut d'un baobab de la forêt amazonienne. J'ai ma vie à vivre, et ça reste bien plus passionnant qu'essayer de résoudre un équation vieille comme le monde...


Commentaires

oui, nous sommes tous plein de contradictions. "Etre pudique et raconter ma vie " dis-tu. Mais tu sais, ceux qui te lisent ont très bien vu, dés ta 1ere ligne, cette contradiction, et c'est cela qu'ils aiment en toi. Je crois que nous sommes à jamais des êtres de contradictions.
Regarde les sentiments: parfois -souvent ?- l'amour frôle le contraire (sinon comment expliquerai-t-on qu'on puisse détester quelqu'un qu'on adore parce qu'il nous fait soudain beaucoup de peine?!)
Et puis moi je n'apprécie que les gens bourrés de contradictions, sinon je m'ennuie à toute vitesse !!

Écrit par : sophie L.L | 06/07/2006

Salut Pomme
Moi aussi j'aime beaucoup le paradoxe d'être pudique et raconter sa vie, étant donné que je fais exactement la même chose de mon côté... Je me ferais découper en fines tranches plutôt que d'avouer à mon collègue de bureau les motifs de ma déprime, et je fais des articles entiers où ceux qui savent lire entre les lignes peuvent facilement le deviner... Allez comprendre quelque chose à ça... Depuis que je m'observe, j'ai arrêté de dire que les femmes étaient complexes et les hommes binaires (quoique... j'en connais ^^) ; on est tous pêtris de contradiction et avides de bonheur. Et si le bonheur c'était tout simplement d'avoir trouvé le moyen de vivre en paix non pas tant avec les autres qu'avec soi même, fractionnés que nous sommes en de multiples éclats de personnalités toutes plus complexes les unes que les autres ?
Je te laisse sur cette tirade un peu pompeuse et pseudo philosophique !

Écrit par : Sammy | 06/07/2006

mon dieu!
un être humain.

Écrit par : julie bibliobus | 06/07/2006

mais c'est très très bien de couper du bois dans la forêt !

Écrit par : Dolgo | 07/07/2006

sur le foot je n'ai aucun problème à afficher mes convinctions; je n'aime pas ça et je ne regarde pas les matchs, france en finale ou pas. En 98 j'avais cédé à la pression et regardé le match en vacances avec une copine. Je m'etais franchement ennuyée et je n'ai plus renouvelé l'expérience. La finale de Amélie Mauresmo à Wimbledon me fait plus plaisir.
Je suis comme toi sur le fait d'avoir longtemps eu l'impression de ne pas avoir d'opinion sur grand chose. Timidité excessive, peur de déplaire, ou signe de la balance? en tout cas je me soigne et j'affirme mes opinions quand elles sont bien argumentées sur certains sujets qui me tiennent à coeur. Mais je les mets aussi de coté pour pas créer de polémique inutile. Il ya quelques années je suis tombée amoureuse d'un homme aux convinctions politiques opposées aux miennes. Je n'aurais jamais cru ça possible à 20 ans, quand j'etais à l'IEP et que je militais dans un syndicat étudiant. Mais aujourd'hui la politique n'a plus la même place dans ma vie, par contre mon homme adore les animaux et c'est devenu un critère important, j'ai du mal à trouver de l'interet aux chasseurs et tueurs d'animaux de toute sorte.

Écrit par : maryline | 07/07/2006

Ca fait deux jours que je me demande si je suis vraiment celle que j suis! Je suis quelqu'un de gentil, de souriante..mais est ce vraiment mon fond ou bien le fais-je (ouhhh) juste pour qu'on m'aime......vaste question...

j'ai le sentiment que tu me décris quan dje te lis ca fout une trouille bleue!

Écrit par : Blogalors | 07/07/2006

Pas évident effectivement de s'affirmer, surtout quand on est tiraillée entre plusieurs façons de penser... J'ai trouvé ta réflexion très intéressante et je me suis beaucoup retrouvée dans ton histoire !

Écrit par : Caroline | 07/07/2006

et tout ces questions "grâce" au foot? Etonnant!
Encore une fois, merci pour ton post!

Écrit par : funambuline | 07/07/2006

@Sophie L.L : j'ai toujours le sentiment que tu me comprends si bien... cette empathie ne cesse de m'étonner. En effet j'aime à croire que je suis quelqu'un avec qui on ne s'ennuie pas !

@Sammy : oui tiens, si c'était ça le bonheur ? Je n'ai pas trouvé ta phrase pompeuse, mais au contraire simple et vraie !

@julie bibliobus : je revendique un effet en être un... ça se voit alors ? Je suis soulagée ;-)

@Dolgo : il faudra que j'essaye... je ne suis qu'à moitié convaincue ;-)

@marilyne : quel écho... moi pareil, pendant très longtemps je refusais de parler politique, par peur du conflit, et aussi parce que je ne suis vraiment pas une bonne argumentatrice (si ça existe !). Et puis je me suis mise à oser... je comprends parfaitement à quel point l'amour, et donc l'admiration, que l'on porte à un être peut infléchir sa propre façon de voir les choses... je le comprends très bien...

@Blogalors : bah n'aie pas peur, je ne mords pas ;-)

@Caroline : merci beaucoup... c'est vrai que la situation n'est pas toujours confortable, mais les contorsions qu'elle nécessite sont un exercice fécond.

Écrit par : pomme | 07/07/2006

@funambuline : comme quoi, ça sert quand même à quelque chose ;-)
Merci à toi... et bonjour à soeurette !

Écrit par : pomme | 07/07/2006

Sur le foot, je passerai rapidement, tu sais ce que j'en pense: des "sportifs" très grands comédiens représentant la France gagnent et on salue la performance: pourquoi pas; mais de là à soulever toute une nation alors que par exemple des enfants sans papiers sont sur le point d'être expulsés dans l'indifférence la plus totale... je trouve ça pour le moins démesuré sinon déplorable, voire honteux. Pour le reste (à savoir: nous nous construisons et définissons par nos contradictions), je suis entièrement d'accord. Je crois que nous avons juste à accepter le fait que nous sommes contradictoires et que c'est ce qui fait de nous ce que nous sommes. Après tout, je hais bien les altermondialistes alors que je trie mes ordures, j'économise au max l'eau (déjà je n'en bois pas!) et l'énergie, je n'achèterai jamais une voiture diesel et je serai le 1er à acheter du café venant du commerce équitable si Nespresso faisait des capsules avec... Malheureusement ces capsules n'existent pas alors j'en achète qui sont fabriquées par des enfants de 4 ans payés 1 euro le mois... Il y a des limites à tout malgrè tout, même au politiquement correct ;-)

Écrit par : Frank | 07/07/2006

@Frank : je te reconnais tellement dans ce commentaire ! C'est vrai qu'on ne peut pas tout faire, pas tout concilier...
Ready for the bowls ? ;-)))

Écrit par : pomme | 07/07/2006

C'est dingue l'art que tu as de mettre des mots sur ces sentiments que je ressens aussi ! J'aurais jamais pu aussi bien le dire, mais je pense tout pareil :-p

Écrit par : fred37 | 07/07/2006

Je serais tentée de dire la même chose que Julie... Humaine, tout simplement ?

Écrit par : caro | 07/07/2006

Seigneur ! Je me retrouve tellement dans ce que tu dis que j'aurais pu l'écrire (sauf que non, parce que je suis flemmarde et me contente de billets de 8 lignes sur le démaquillant).
J'hallucine tellement tout ça me parle. Si en plus je te dis que j'ai en réserve un billet (très futile par ailleurs) qui conclut sur le fait que la contradiction est l'essence de l'âme humaine, tu crois à la télépathie comme moi ? ;-)

PS : tu n'effaces pas les commentaires des trolls ? Ca n'a tellement rien à faire là...

Écrit par : Hélène | 07/07/2006

Pomme, please, fous-le dehors ;-)

Écrit par : Hélène | 07/07/2006

@fred37 : merci !

@caro : humaine, j'espère bien oui ! merci du soutien ;-)
Je me suis permis de modifier ton comm pour qu'on ne pense pas que le début était destiné à Fred37, maintenant que j'ai effacé le fauteur de troubles... pardonnée ?

@Hélène : ça devient troublant ! j'avoue ne pas tellement croire à la télépathie jusque là, mais j'ai l'impression qu'il est temps que je m'y mette ;-). Et bien sûr j'attends avec impatience ce billet... et la semaine prochaine, back in Paris ;-)
Au sujet des trolls... je me suis longuement interrogée après le premier comm... j'étais sûre qu'il reviendrait... j'ai gagné mon pari, donc j'efface, même si je hais la censure. Mais ce serait tellement facile de démonter ces élucubrations pleines de haine et de frustration que je préfère réserver mon énergie à des choses plus constructives. N'est-ce pas l'essence de "Don't feed the troll" ?
En tout cas merci pour tout...

Écrit par : pomme | 08/07/2006

C'est vrai que c'est flippant de réaliser qu'on se construit, et qu'on tient, sur des contradictions.
Discussions politiques, commerce équitable, comportement quotidien qui oscille souvent entre haine non dissimulée et hypocrisie dégoulinante, c'est affreux ce que je me déteste parfois. Je crois aussi que j'ai très peur des conflits, et que ça me rend trop "diplomate" (c'est le seul temr un peu positif que j'ai trouvé pour survivre avec ça!)
Le pire du pire, c'est la mode: je glousse cruellement devant des magazines qui proposent des tenues complètement ridicules de fashionitude, et au milieu de la saison je me surprends à rêver d'une de ces horreurs vestimentaires, à croire que je cède aussi à cette p... de dictature de la hype! Jusqu'où va me mener la peur des conflits?
Je sais seulement que je ne mangerai JAMAIS un truc immonde, même si c'est branché, ce qui fait au moins un truc immuable dans ma vie. Quoique là aussi on peut trouver des contradictions: je me suis toujours dit que les caissières doivent nous trouver ridicules quand elles voient défiler sur le tapis roulant du saucisson et des yaourt lights, du crunch et des litres de contrex, des trucs bio et des pizzas congelées...
Et dire que je crois pudique, et discrète aussi, et voilà que je m'étale...

Écrit par : mariaba | 08/07/2006

C'était la minute nécessaire de madame la pythie...
Les pythies étaient, il me semble, des devineresses qui rendaient l'oracle lors de transes hystériques: or il me semble que vous êtes loin des divinations... mais plutôt proche de l'hystérie! peut-être à cause d'un jeûne prolongé, ou d'un excès de machouillage de feuilles de laurier?? à moins que vous n'ayez abusé de l'eau de la fontaine Kassotis?
Si on ne peut plus compter sur une pythie, alors où va le monde...

Écrit par : mariaba | 08/07/2006

Pardonnée, Pomme. ;-)

Écrit par : caro | 08/07/2006

D'habitude ce genre de cinglée sévit chez moi, ça me change de voir ça chez les autres ;-))
Je vais me mettre du papier alu sur la tête, comme dans Signs, pour mieux conduire les ondes télépahtiques jusque dans le sud-ouest ;-)))

Écrit par : Hélène | 08/07/2006

Il suffit que je tourne le dos une demi-journée et c'est le bordel ici ! ;-)))

@mariaba : ah oui ce sont de très bons exemples aussi !
En effet quel manque de clairvoyance de la part de Pythie, avec un nom pareil ! Merci pour ta démonstration et ton soutien ;-)

@caro : ouf ;-)

@Hélène : rien qu'à visualiser l'image je suis morte de rire !!! Quand j'y pense.... peut-être devrais-je me sentir flattée, d'être aussi la cible de trolls ;-)

A toutes et tous : d'une façon générale j'aime bien qu'on ne soit pas d'accord avec moi, même si ça ne se voit pas toujours ;-). Mais ce genre de contradiction violente et stérile me laisse décidément bien perplexe... j'efface donc à nouveau, en me disant que de toute façon on est toujours le con de quelqu'un, et qu'il ne sert à rien de vouloir lutter contre ça... encore une fois merci de votre soutien.

Écrit par : pomme | 08/07/2006

Mademoiselle Pythie,

Plutôt que de faire des paris avec vos amis sur la durée de vie de vos commentaires vides d'intérêt, vous feriez peut-être mieux de vous interroger sur la pertinence de ceux-ci! Ce n'est ni en insultant les gens, ni en les couvrant d'opprobre, telle de la confiture dégoulinante (mais où allez-vous trouver de telles métaphores, c'est fabuleux?!) qu'on fait avancer le débat. Or vous dénoncez la vacuité de celui-ci!
Oulala ce que je peux réfléchir moi des fois entre deux articles de Elle ;-)
Et avant de partir vaquer à mes occupations débiles, narcissiques et nombrilistes, mais ceci dit assez inoffensives, une dernière chose: la "franchise" n'arrange que celui qui s'en sert, et il n'y a pas de quoi s'en vanter.

Écrit par : Jen | 08/07/2006

Elle est pas trop forte ma soeur ? ;-)))

Écrit par : pomme | 08/07/2006

Whaou !! quels échanges!! Je ne voulais (ou pouvais) pas commenter ce post, parceque tellement évident et tout était déjà dit, je n'avais franchement rien d'intelligent à dire pour faire avancer le shmilbick (et c'est toujours le cas) juste me délecter des probables commentaires, mais franchement là je me marre !!
Ta soeur a tout dit (encore une fois, je commente pour ne rien dire ;-)

Écrit par : Laurette | 08/07/2006

@Laurette : ah mais non tout n'est jamais dit ! et on ne commente jamais pour ne rien dire ! la preuve, ton commentaire m'a fait plaisir, tant que ça fait rire c'est utile que ce soit arrivé ;-). Donc merci !

Écrit par : pomme | 08/07/2006

Bonjour Pomme,
Je crois que j'ai loupé des commentaires à la noix.
Je me souviens d'une note postée par "bricablog" le blog d'une avocate, certains commentaires étaient à tomber par terre. Au delà du premier énervement et étonnement (au début j'ai cru que c'était du 1er degré), il y avait un étalage de conneries à mourir de rire. La note portait sur le fait que la dame en question en avait un peu marre de voir l'étalage des préférences religieuses dans tous les coins de rue. Et bé c'était pas de la tarte.
Bref, désolée de faire si long, mais j'étais en vacances, il m'a fallu du temps pour lire tout ce que tu avais écrit, égale à toi même : superbe.
Je ne rajouterai pas de commentaires je ne ferais que de la redite et encore mal écrit.
En tout cas, merci parce que grâce à toi j'ai découvert Anna Gavalda et j'ai ADORE.
Allez continue de nous donner cette qualité qui est bien rare de nos jours, la "simplicité" de ce que tu es.

Écrit par : Lucette | 10/07/2006

@Lucette : je te confirme que tu as loupé des commentaires à la noix, voire même à la con, soyons francs ;-). J'imagine bien que quand on parle de religion, la connerie se déchaîne.
Pour être juste, c'est Anaïk qui la première a parlé de Gavalda... mais tu as raison, c'est un vrai régal cette auteure.
Rassure-toi, tu n'as pas fait long, mais plutôt gentil ;-) Merci à toi, et bon courage pour la reprise !

Écrit par : pomme | 10/07/2006

Bon j'arrive après la "bagarrre" alors j'ai loupé le/la troll... Tant pis. Non, tant mieux !
Je reste souvent silencieuse chez toi Pomme parce que pas forcément envie de renchérir systématiquement, mais quelle subtile façon de dire les recoins de nous-mêmes...

Tiens, tu as parlé de Gavalda ? Il faut que je fouine chez toi. J'avais fait un billet sur elle (entre autres) intitulé "Ecrire aux écrivains", qui avait suscité d'autres post chez Gilda et... je ne sais plus...
J'y retourne !

Écrit par : Traou | 11/07/2006

@Traou : je suis contente de te voir ici, tu as bien fait de rompre le silence ! Merci de tes compliments, je peux dire les mêmes choses de ton blog où je reste moi aussi silencieuse, la plupart du temps...
En fait c'est Anaïk qui a parlé de Gavalda dans un de ses commentaires, disant qu'elle adorait cette auteure, ce à quoi j'ai renchéri avec enthousiasme. Je te laisse fouiner, je crois que moi aussi je vais chercher ton fameux billet !

Écrit par : pomme | 11/07/2006

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