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25/06/2006

Ma vie la nuit

Hier soir, il m'est arrivé un truc incroyable : je me suis couchée à 1 heure du mat'. Dit comme ça, ça n'a l'air de rien, mais ça faisait une paire que je n'étais allée au lit aussi tôt un samedi soir. Bah oui, j'étais fatiguée. Il faut dire que la soirée de vendredi avait été éprouvante : papoter, s'esclaffer et siroter du champagne au bord d'une piscine jusqu'au milieu de la nuit, franchement c'est trop dur. Oui, je fais la maline, je suis chez moi, je fais ce que je veux (merci Alain Chabat. Je réalise que j'ai oublié de citer les Nuls dans mes magnifiques listes, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai dû tomber dans un trou spatio-temporel).

Enfin c'est pas le sujet : après l'indignation outrée mais juste, la nécessaire fierté de ce que l'on est, je suis dans la période je raconte ma vie qui n'intéresse que moi ; à la base, ce n'était pas du tout le but de ce blog (plus ça va plus je déteste ce mot, il faut que j'en invente un autre d'urgence. Help), mais comme j'aime bien me laisser porter (au sens figuré, parce qu'au sens propre ça prend longtemps avant de trouver quelqu'un qui y arrive ; il y aurait bien le Géant Vert, mais je vous rappelle qu'il n'existe pas), je cède sans scrupules à la tentation bassement triviale de l'autobiographie (un bien grand mot quand même. Ca y est, voilà que ma toxicomanie de la parenthèse me reprend. C'est une catastrophe. Promis, je vais essayer d'arrêter).

Or donc je me suis aperçue d'un oubli fatal dans le récit de ma vie professionnelle sans pieds ni tête (je ne suis pas un chien, donc je ne dis pas "sans queue ni tête". Ca me reprend déjà, je crois que je vais devoir arracher les touches parenthèses de mon clavier). Ca doit venir du fait que je retiens plus facilement les choses négatives ; et il se trouve justement que l'épisode que j'ai oublié de relater est un des seuls (le seul, en fait, soyons lucides) où je me suis amusée en travaillant.

Voilà l'affaire : j'ai été la propriétaire d'un bar. De nuit. Mais si. Avec mon nom sur les papiers et tout. Je n'ai qu'une chose à dire : ne le faites jamais. En tout cas pas si vous ignorez que les recettes DOIVENT être supérieures aux dépenses.

Mais hormis l'aspect financier, qui pour moi a été un fiasco total puisque je suis aussi douée en gestion qu'en physique quantique, c'était un peu l'éclate quand même, du moins la plupart du temps. C'est arrivé à un des innombrables moments où je ne savais que faire de ma pauvre vie ballottée entre des entretiens d'embauche assassins et des périodes d'essai à l'issue négative ; je me suis dit : "puisque c'est comme ça, je vais monter ma propre affaire, je n'aurai plus de comptes à rendre à personne". C'était oublier mon banquier, mon comptable, mes fournisseurs, le fisc, mes parents (désespérés, comme d'hab'), le saint patron des bistroquets et ma mauvaise conscience. J'étais jeune et insouciante.

A cette époque, je sortais beaucoup, je découvrais le milieu gay duquel je ne suis plus jamais sortie : confortable, drôle, chatoyant, spirituel et propice au décolletés plongeants sans risque de mains baladeuses et plus même si pas d'affinités. Le bonheur... j'ai donc racheté, avec l'aide généreuse de mes parents, toujours eux ! , un petit bistrot que j'ai fait repeindre en rouge et violet ; j'ai accroché aux murs des trucs dorés, un rainbow flag, et j'ai décrété que c'était un bar gay.

Et ça a plutôt pas mal marché, enfin surtout au début. J'avais enrôlé des amis, trop heureux de goûter à la vie enivrante de barman ; on était en famille, finalement. Je jouais avec bonheur mon rôle de tenancière : robes (décolletées, donc) du soir du lundi au dimanche, chaussures incroyables à talons de 10 cm, et maquillée comme un camion volé. La nuit, tout le monde joue un rôle (un peu comme le jour quand j'y pense, mais généralement pas le même), et j'ai endossé celui-ci avec volupté, ravie de cette légèreté, de cette frivolité, et de tout ce champagne. J'ai passé des soirées extraordinaires ; sans forfanterie aucune (tu penses), je crois que moi, ou le personnage que je représentais, ou peut-être les deux, plaisaient aux gens. Je faisais plein de blagues, j'étais un peu précieuse et un peu vulgaire à la fois, je riais très fort et je connaissais par coeur toutes les chansons de Dalida : une vraie caricature. Cela dit, il y avait des moments où ça devenait pénible, en fait je frisais quasiment la schizophrénie, j'avais peur de me perdre, d'oublier qui j'étais. Quand ça prenait un tour trop angoissant, j'allais m'enfermer dans les toilettes pour que personne ne me regarde, au moins pendant quelques minutes. Mais bon, au bout d'un moment il fallait bien sortir, des fois qu'on croie que j'étais tombée dans le trou. Sans compter que j'ai échappé de peu à l'alcoolisme, il faut sacrément écluser quand on fait ce métier, et puis de toute façon je n'avais pas à me forcer ; mais j'ai finalement réussi à revenir à une consommation relativement modérée, avec des souvenirs délirants d'aventures rocambolesques sous gin tonic. Pour clore le chapitre, il faudra que je raconte tout ça, mais une autre fois, sinon ce post va faire douze pages.

L'essentiel de cette vie était quand même génial ; la nuit, tout le monde est beau, tout le monde s'aime, tout le monde rit. En tout cas c'est valable pour la nuit gay, parce que la nuit hétéro ça fait un moment que j'ai arrêté. Je me demande même si j'ai commencé un jour d'ailleurs : trop de filles (= trop de concurrence, oui je suis mesquine), trop de mains au cul, trop de chansons de Nirvana, trop de premier degré (décolleté plongeant = voulez-vous coucher avec moi ce soir). Ou alors j'ai pas dû fréquenter les bons endroits. Quoiqu'il en soit je me sentais (et encore maintenant) merveilleusement à ma place ; lire dans les yeux de garçons magnifiques "tu es la femme que j'aurais voulu être", ça peut paraître mièvre, mais c'est extrêmement gratifiant ; et à côté de tout ça, balayer les verres cassés à 5 h du matin en pensant qu'on a rendez-vous chez le comptable à 10 heures, ce n'était franchement pas un problème.

Non, ce qui a été un vrai problème, c'est justement que je m'amusais un peu trop ; j'en oubliais que j'étais censée gagner ma vie. Syndrôme de la pauvre petite fille riche, c'est pathétique. Moi qui pourtant avais été élevée dans le respect du travail et le goût de la réussite, j'étais la honte de la famille (non sans une légère pincée de fierté, mauvais esprit oblige). Avoir une responsabilité financière sur le dos, c'est pas évident, surtout lorsqu'on se rend compte qu'on est manifestement incapable de l'assumer ; même avec l'esprit de contradiction, ça reste un échec. En plus, j'étais à l'époque affligée d'un funeste parasite ambulant que nous appellerons Jérôme pour la commodité des lecteurs, et aussi parce que c'est son prénom ; il ne m'aidait vraiment pas beaucoup, à part pour vider les bouteilles, mais comme j'y arrivais très bien toute seule, ça comptait pas. Mais je ne veux pas me chercher d'excuses, c'était mon bar, et il a fini par péricliter, suite à une gestion pour le moins fantaisiste, et à des événements personnels qui m'ont soudain rendu la fête odieuse. La nuit, les gens veulent partager votre joie, pas votre détresse, elle leur rappelle leur propre tristesse, qu'ils sont justement venus tenter d'oublier...

Retour à la réalité... ça n'a pas été facile, mais pas dramatique non plus ; je me suis peu à peu réhabituée à me lever à l'heure à laquelle je me couchais, et à manger autre part que sur un coin de bar ; mon mode de vie en avait pris un coup, et même si la vie diurne est nettement moins glamour (surtout derrière un bureau dans une banque), je suis satisfaite d'y être retournée, je n'aurais pas pu tenir le choc beaucoup plus longtemps en vivant de façon si décalée. Je me suis tellement amusée que j'ai bien sûr gardé le goût de la fête, mais de l'autre côté du comptoir, et seulement le week-end. Et c'est bien mieux comme ça ; au fond je suis affreusement conformiste...



Commentaires

ce soir de pluie, je ne suis vraiment pas déçue...merci de ta célérité (tiens,j'adore ce mot !!) et... eh bien j'espère la même célérité de tes exégètes, dont le + intrigant.
Ce bar rouge et violet "avec des trucs dorés aux murs" et toi Pomme, dedans, c'est comme un petit film à toute vitesse, ça traîne pas, c'est pas mollasse...j'aime vraiment beaucoup.

Écrit par : sophie L.L | 25/06/2006

en effet passer de sciences po à tenancière de bar de nuit c'est un sacré profil atypique. Dommage que ça n'ait pas marché ( ou pas dommage vu que tu ne semblais pas heureuse de cette vie). Mais tu as vécu des choses que les autres de la promo ne connaitront jamais au fond de leurs ministères. ( moi la première)

Écrit par : maryline | 25/06/2006

décidemment la vie de pomme est pleine de surprise et de rebondissement... mais je continue à me demander (oui ça me turlupe depuis ta dernière note) (non ce mot n'existe pas, en effet) c'est quoi ça , un profil typique?
le cassoulet c'est typique (de chez toi)
la tarte tatin, c'est typique (de chez moi)
Mais le profil...???

Écrit par : julie | 26/06/2006

et merde jma encore gouré de pseudo, je m'y perd moi, et en plus t'as une autre julie des fois, donc bon ici c'est comme chez hélène, faut mettre le bibliobus sinon on y retrouve plus ses petits cochons.

Écrit par : julie bibliobus | 26/06/2006

100% d'accord avec toi, je ne me suis jamais autant amusée que dans les boites gay.
Dommage que nous n'ayons pas droit à une photo du maquillage façon camion volé ;-)
Le passage "je me planque dans les toilettes pour me retrouver" fiche un peu la trouille tout de même ...

Écrit par : Stéphanie | 26/06/2006

Bonjour Pomme,

et bien moi, le passage, "je me planque dans les toilettes", j'ai bien compris et pas que ce passage là, au delà du fait que tes descriptions (de déco comme d'état d'âme) sont sublimes (et donc forcément très compréhensible (et hop, encore une parenthèse!), j'ai vécu le même genre d'expérience, à la différence prêts que les noms sur les papiers c'étaient ceux de mon ex, mais bon, "patronne" tout de même...
Nombreux souvenirs... et contente d'avoir pu passer à autre choses sans dégâts... j'ai d'ailleurs aussi repris des études... les grands esprits se rencontrent.

Écrit par : funambuline | 26/06/2006

Au risque d'être un tout petit peu rabat-joie, ayant été des années durant ce qu'on appelle un peu vulgairement "une fille à pédés", je tiens à préciser une toute petite chose. Certes, il y a moins de concurrence dans les soirées gays que dans les soirées hétéros. Et pour cause... Il y a aussi bcp moins de garçons susceptibles de finir la soirée avec notre décolleté, si afinités, bien sûr... Ce que je veux dire, c'est que parfois, les soirées gays endiablées se terminent un peu tristement pour les filles hétéros, qui après avoir bien rigolé avec tous ces hommes merveilleux, rentrent seules chez elles, alors que les dit-hommes, eux, restent entre eux...

Bah, moi je dis ça, c'est juste mon vécu. Je note juste que j'ai rencontré mon homme lorsque j'ai arrêté de ne fréquenter que ces soirées. Peut-être aussi le jour où j'ai eu un peu moins peur que mon décolleté sucite un désir vraiment sexuel. Mais le but ultime de toute femme n'est pas de rencontrer un homme, j'en conviens !

A part ça, je rejoins tes autres lectrices, tes descriptions sont truculentes et extrèmement agréables à lire... Je crois que je deviens fan !

Écrit par : caroline | 26/06/2006

J'allais le dire caroline, toute femme n'a pas pour but dans la vie de rencontrer un homme ;-))

Pomme tu es décidément la meilleure, et je me reconnais bien dans ta toxicomanie de la parenthèse ;-))

J'ai éclaté de rire quand tu as dit que tu allais devoir arracher les touches du clavier !

Écrit par : Hélène | 26/06/2006

Oui oui, c'est vrai, je ne veux pas du tout avoir l'air de porter un quelconque jugement. C'est juste que, je ne sais pas, je crois que je n'aime jamais tant une soirée que lorsque tout le monde se mélange, gays et non gays, et que les possibles se multiplient et s'enlacent...

J'ai bcp aimé aussi l'idée des parenthèses arrachées !

Écrit par : caroline | 26/06/2006

Pour parler d'autre chose ... à propos du mot blog que tu n'aimes pas ...

http://livres.telerama.fr/edito.asp?art_airs=WEB1002105&srub=1

Gratte-gratte-crâne ...cherchons autre chose ...

Écrit par : Stéphanie | 26/06/2006

@sophie L.L : merci ! moi aussi quand j'y repense j'ai un peu l'impression d'un film en effet...

@maryline : je suis certaine que les ministères ont des charmes cachés absolument délicieux ;-)

@julie : bonne question tiens... les profils typiques ce sont probablement ceux que les employeurs recrutent sans trop hésiter... ceux qui n'ont rien qui dépassent, qui offrent une "grille de lecture" facile et compréhensible... va savoir !

J'ignorais que tu fûs normande ! j'adore l'andouille de Vire ! Eh oui, moi la Normandie ça m'évoque plus l'andouille que la tarte Tatin, que veux-tu !

@Stéphanie : ah non, risque pas que je mette des photos, je suis la personne la moins photogénique du monde, c'est affreux. Je comprends que ça puisse foutre un peu les jetons ce que je raconte.... mais ça n'avait rien de dramatique non plus, entendons-nous bien !

@funambuline (décidément ce pseudo est vraiment très joli) : "à la différence prêts", ma-gni-fi-que lapsus !!!! je réclame des applaudissements !!!

Je suis ravie, vraiment, et rassérénée, de voir tous ces parcours similaires... merci de tes gentils compliments.

@caroline : ton commentaire appelle beaucoup de réponses... je n'ai pas le temps d'évoquer toutes les possibilités, vu qu'il faut bien que je bosse un peu quand même, mais je comprends ce que tu veux dire... le mélange des genres est toujours souhaitable, c'est vrai, mais dans la réalité il n'est pas toujours possible. Il est clair que le milieu gay est parfois aliénant pour une fille, mais le fait d'en avoir conscience me met à l'abri de certains désagréments.

Quand j'ai évoqué la concurrence, ce n'était pas pour parler de la compétition pour séduire un garçon, mais juste parce qu'il est outrageusement flatteur d'être une seule fille parmi des garçons tout disposés à célébrer votre féminité, sans les inconvénients que cela pourrait entraîner chez les hétéros.... l'expression "fille à pédés" me déplaît souverainement, pour moi elle qualifie ces nanas qui tourne autour des homos juste pour le défi d'arriver à coucher avec eux, je trouve ça pathétique, même si je ne doute pas que ce n'était pas du tout ce que tu voulais dire !

Enfin, il est clair que ce n'est sûrement pas le mode de vie idéal pour rencontrer quelqu'un... cela dit je refuse catégoriquement de changer quoi que ce soit à une façon de vivre que j'aime dans le seul but de me caser. De toute façon je n'en ai pas particulièrement envie... ce qui fait que quand je rentre chez moi toute seule, je suis plutôt contente en fait !

Alors là j'ai raconté ma vie puissance mille !!!! en tout cas merci de m'apprécier, et aussi de donner ton avis, tu auras compris, j'en suis sûre, que mes réponses n'étaient absolument pas "dirigées" contre toi, mais que je voulais quand même ramener un peu ma fraise !!!

@Hélène : là aussi il faudrait inventer un mot en fait ! parenthoxicomanie ??? parenthésite aiguë ??? J'aime beaucoup l'idée que tu aies éclaté de rire devant ton écran.

@Stéphanie : merci du tuyau, mais comme c'est un fichier sonore, je vais attendre de rentrer chez moi !

Écrit par : pomme | 26/06/2006

Je comprends très bien, et j'aime plutôt beaucoup la discussion. Je n'entendais en effet pas du tout ça par cette expression, d'ailleurs mes potes gays ne l'utilisent pas dans ce sens. Pour eux, une "fille à pédés" est une nana qui fréquente quasi exclusivement les milieux gays et qui en maitrise parfaitement les codes et les usages. Bref, tout ça est en effet une question de choix de vie et en te lisant, j'avais la nostalgie, aussi, de ces soirées. Forcément, avec deux enfants, c'est un peu plus difficile à gérer...

Bonne journée

Écrit par : caroline | 26/06/2006

@caroline : c'est sûr que c'est une autre vie... mais pleine de joies aussi, j'en suis certaine ! Je préfère en effet cette "définition" de la FAP. C'est vrai que c'est un choix de vie, en tout cas dans la durée, parce qu'au début c'est le hasard qui a fait les choses... mais finalement elles sont bien comme ça. Et quant à la discussion, j'aime plutôt ça aussi, ça tombe bien ;-)

Écrit par : pomme | 26/06/2006

mais je suis pas du tout normande, pomme! la tarte tatin, c'est... solognot nom de nom! c'est fait avec des pomme non mais, tu connais pas l'histoire des soeurs tatin qui ont fait tomber une tarte à l'envers dans le four et qui se sont rendues comte à la sortie que c'était meilleur comme ça?
non, pour une pomme, ça manquait à ta culture! ;)

Écrit par : julie bibliobus | 26/06/2006

@julie : je me liquéfie de honte... s'il y avait un trou (assez grand) dans le sol, je me terrerais dedans...
C'est drôle, en rentrant chez moi, je repensais à la tarte Tatin, et un doute m'a effleurée quant à sa normanditude. Comme quoi, j'avais raison de me méfier. Mais sinon, pour l'histoire de la tarte renversée par erreur et compagnie, j'étais au courant ! J'en conclus que je ne suis qu'à moitié ignare.
La Sologne... voyons... mais où ça peut bien être ???? ;-)))

Écrit par : pomme | 26/06/2006

quelque part entre la Tourraine et le Berry... c'est une terre d'étang, de bruyère, de fromage de chèvre et de sorcellerie... qui reste dans mon coeur même si aujourd'hui c'est à paris que je vis... tout près de la maison de dalida, oui oui! ;)

Écrit par : julie bibliobus | 26/06/2006

@julie : ah ! mais que t'ai-je donc fait pour que tu veuilles que je meure de jalousie ? ;-)))))
J'adore ce quartier... je me suis juré que quand je gagnerais au loto (un de ces quatre, donc), j'achèterais séance tenante le charmant petit manoir sis juste au-dessus de la vigne de Montmartre. Cosy, isn't it ?

Écrit par : pomme | 26/06/2006

ok, dès que je vend, je te fais signe...!

Écrit par : julie bibliobus | 26/06/2006

La moitié de la ville a dû entendre mon éclat de rire ;-))))))

Écrit par : pomme | 26/06/2006

Ouais, le blogue ça gave comme dit le djeunns, c'est "gavé grave" comme dit l'enfant de 6 ans (le mien). Un autre terme ? Oui, l'éditorial. Ou Opinion? Ou Humeur. Ou encore, et c'est mieux, l'exutoire, même si je ne sais pas précisément ce que ça veut dire, j'aime bien "exutoire", ça ressemble à "exécution".

Une nana qui fréquente le milieu Gay de preference? Tiens, ça me rapelle des souvenirs actuels d'une cops, ça.

De deux choses l'une ou trois, qui dit mieux (?), soit tu assumes pas ou mal ta "sexualité" (pas de psychanslyse à deux balles merci pour m'expliquer pourquoi je mets des guillemets); soit tu as eu une expérience enfantine ou adolescente malheureuse; soit efectivement les mecs sont tous des obsedés sexuels au même titre d'ailleurs que les femmes (il n'y a que la forme qui change, pas le fond) et toi, l'arbre qui cache la forêt, l'exception qui confirme la règle, tu es pure comme la cristalline eau de source qui coule des monts du Tibet perdu ou les moines asexués se livrent à dieu seul sait quoi à longueur de vie sans être peturbés par la CHOSE.

Bon, à supposer que les moines tibétains aient raison, à dans une autre vie, quoique à quoi bon se réincarner si c'est pas en se souvenant de tout son vécu antérieur, ça ne rime à rien mais les gens ont besoin de croire...

Tiens, c'est tellement gavé grave ce que j'ai écrit que je crois que je vais aller me pieutuer, nonobstant qu'il est 23h00 environ.

Écrit par : Marsel | 26/06/2006

@Marsel : j'ai bien peur de n'avoir pas compris grand-chose à ton commentaire... et j'ai l'impression que toi non plus, tu n'as pas saisi un traître mot de ce que je voulais dire... dommage !

Écrit par : pomme | 26/06/2006

ça serait pas toi qui ferait de la psychanalyse à 2 balles marsel, sans guillemets?

Écrit par : julie bibliobus | 26/06/2006

A t'en lire, impavide et reposé, tu aurais bien deux vies, deux expériences, deux vécus qui, comme de vrais jumelles, seraient cloisonnés bien que contemporaines. Tes plaisirs ne rencontreraient pas tes aigreurs ... tu "oubierais" de nous parler des uns lorsque tu nous parles des autres ... tes jours ne seraient en rien tes nuits ...
Cette capacité à t'exposer comme ça est pour mes yeux et mes sens fascinante ! bonhomme de chemin tu m'emportes, sans malaise, dans cette névrose en me prenant calmement et naturellement par les mots ; et je suis ce déséquilibre absolu comme le chemin le plus simple et naturel pour t'écouter, t'aborder, te connaitre, te comprendre ... t'aimer ... tu me convaincs à ce jeu de lettres, bien que les écarts soient tellement grands que je ne sens piètrement doté pour songer te séduire ... Est-ce ton secret, ton miel, ta drogue, ton savoir-faire, ta méthode, ... mon piège ..?

J'aime, comme ceux qui laissent tous ces commentaires galants, les plages infinies où tu décides - à chaque billet - de nous promener à tes côtés ; je t'attends au prochain mot pour me conduire dans l'éclat et le brillant de tes syllabes ... dans tes reflets ... tes courbes ...
Sais-tu que tu devrais véritablement prendre la décision d'écrire ?

Écrit par : zulunation | 26/06/2006

cet hiver, sur Touraine sereine, j'ai aimé "carnétoile" en place de "blog".

Écrit par : janet | 26/06/2006

pomme,
je me suis permis de mettre un lien vers ton site sur mon blog (nouveau-né), n'hesite pas à me dire si celà te derange.
kat

Écrit par : kat | 27/06/2006

Ouhhh il aurait pas un petit problème avec son zizi Marsel ?...

Écrit par : caroline | 27/06/2006

@julie, caroline : j'ai bien ri en lisant vos commentaires... c'est exactement ce que je voulais répondre... mais j'ai hésité, j'ai eu pitié au dernier moment. J'aurais bien ajouté que le problème venait plutôt des gens dérangés par des filles qui assumaient leur sexualité (sans guillements, c'ests définitif !) au point de ne pas avoir besoin de l'exhiber comme un trophée en permanence, et sans avoir besoin de se la prouver non plus. On pourrait faire une thèse, et ça n'est pas ça qui empêcherait Marsel de penser ce qu'il pense... alors à quoi bon ? Sauf bien sûr que ça va quand même mieux en le disant !
Donc merci de l'avoir fait, ça soulage ;-)

@janet : mais que c'est joli carnétoile... je vais réfléchir à l'emploi de ce mot dorénavant.

@kat : du tout, merci !

Écrit par : pomme | 27/06/2006

zulunation : je reste tellement rêveuse... je ne pourrai jamais exprimer le bonheur et le plaisir que je ressens à tes mots ; je ne peux que penser que j'ai une chance inouïe que tu me lises, que tu me dises, et que je te séduise...

Écrit par : pomme | 27/06/2006

oh oui Pomme, je crois que tu as de quoi être rêveuse...Mais je ne m'appesantis pas, je glisse, je m'échappe, je vole, je vous embrasse tous les deux, inconnus magnifiques.

Écrit par : sophie L.L | 27/06/2006

bisou d'un pédé qui aime beaucoup les filles à pédés. Mais qui a horreur de toutes ces petites cases. Rien n'est immuable, tu as le droit de t'amuser "follement" (oups) dans ces soirées gay et de sortir avec des hétéros aussi. Le mieux est évidemment que tout le monde se mélange. L'ambiance n'est jamais aussi bonne que dans des soirées où la sexualité n'est pas un critère de discrimination à l'entrée. Ni à l'intérieur.

Écrit par : phan | 28/06/2006

@phan : ça me fait plaisir de te revoir ici ! je te confirme que moi aussi j'ai horreur des cases, petites ou grandes ; comme je disais plus haut, je pense que le mélange est toujours souhaitable, même si dans les faits il ne se fait pas systématiquement... j'avoue que je n'en fais pas toujours l'effort, je suis tellement bien dans mon petit confort que j'ai la flemme de rechercher autre chose....

Écrit par : pomme | 28/06/2006

:-() (smack)

Écrit par : phan | 28/06/2006

@phan : merci pour la traduction, j'aurais été infoutue de comprendre ce que ça voulait dire, je suis débutante en smileys ;-)

Ben tout pareil alors ! :-()

Finalement je ne vais pas arracher mes touches parenthèses tout de suite.

Écrit par : pomme | 28/06/2006

Quelle vie! Waouw. A mon avis, tu vas pas finir ta vie derrière un bureau, à moins que je me trompe. Mais bon, c'est vrai que derrière l'aspect festif, il faut bien gagner sa vie. Parce que l'argent, dommage, ça tombe pas du ciel!

Écrit par : Barnabé | 29/06/2006

@Barnabé : ah non ! toujours pas ! Et j'espère que tu ne te trompes pas, j'aimerais mieux mourir sur scène que derrière un bureau !

Écrit par : pomme | 29/06/2006

Je suis épatée, ta vie est un roman non ?
Je découvre ton blog, je reviendrai !

Écrit par : Fauvette | 29/06/2006

@Fauvette : oh non, ma vie n'est pas un roman, en tout cas j'espère qu'elle ne l'est pas ! ma vie est plutôt ordinaire en fait... mais je l'aime, c'est l'essentiel !
Oui, reviens quand tu veux ! A bientôt...

Écrit par : pomme | 29/06/2006

hmmm -- je crois avoir connu ce bar/bistrot... une photo sera la bienvenue!

Écrit par : Lost in France | 20/07/2006

@Lost in France : je ne suis pas très photo... mais voilà quelques "indices" : l'endroit était près des Carmes, dans une petite rue, en 2000-2001, et s'appelait la Reine Rouge.

Écrit par : pomme | 20/07/2006

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