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25/04/2006

Entre deux eaux

Je sais plus trop, là. Je me sens bizarre en ce moment. Impression que ma vie est en train de changer à une vitesse vertigineuse, et en même temps que tout est désespérément pareil.

Dimanche j'ai fait vingt bornes à vélo ; preuve que Dieu existe puisque je suis toujours en vie. Au travail mes supérieurs ont l'air de prendre subitement conscience du fait que je n'ai pas le QI d'une poule (copyright R.). Je vais acheter de nouveaux meubles et jeter ma télé. C'est le printemps.

Mon régime stagne lamentablement. Malgré ma persévérance surhumaine mes bourrelets semblent trouver ma taille très accueillante. Ca me fait sentir encore plus prisonnière de moi-même. Je n'ai pas envie de parler aux gens, de leur parler de moi en tout cas. Ces derniers jours j'ai même cru que je n'avais plus envie d'écrire ici. Et puis finalement, si. Ce soir, un besoin soudain.

Hier soir j'ai vu ce terrible documentaire, Le cauchemar de Darwin. Là encore, déchirée entre deux ressentis. Intense sentiment de culpabilité, de honte, de gâchis. Et puis tellement d'impuissance... ou de renoncement, je ne sais pas. Il y a encore quelques temps, je pensais que savoir, être contre, comprendre, c'était déjà résister. Aujourd'hui je ne peux plus affirmer honnêtement que je le pense encore. L'individualisme, toujours... mais aussi la compassion.

C'est dur de se trouver à nouveau partagée à ce point... ça faisait un moment que ça ne m'était plus arrivé. Ca ne me manquait pas. 

 

19/04/2006

Mort de ridicule

Heureusement, ça n'existe pas, parce que sinon, il y aurait eu une sacrée hécatombe sur nos écrans depuis 3 ou 4 ans.

Loin de moi l'idée de ressasser : c'était mieux avant (mais ne me poussez pas trop quand même), parce qu'à mon avis, ça fait de longues années que la télé diffuse à longueur de journée de la merde (en tube, donc). Mais là, la connerie cathodique connaît une croissance exponentielle qui me laisse rêveuse, car je ne veux pas gaspiller mon énergie à me mettre en colère pour de telles futilités.

Dernier avatar : Je suis une célébrité (ah bon ?), sortez-moi de là (tu peux crever !), autrement nommé Les has been dans la jungle. Et encore, has been, c'est un compliment, parce que pour être, il faut avoir été, comme dirait Shakespeare. Ah non, c'était pas lui.

Bref. Je suis malencontreusement tombée (croyez-moi, s'il vous plaît) sur cette émission pitoyable. J'ai reconnu quelques participants, manifestement pourchassés par le fisc, pour en arriver à accepter cette pantalonnade ; mais pour bon nombre d'entre eux, je me suis trouvée devant de parfaits inconnus. Tout d'abord, une sorte de croisement entre Arthur, Jean-Michel Jarre et Grace Jones (intéressant non ?), dont j'ai appris par la suite qu'il était un homme d'affaires. Comme quoi, le business, c'est comme le reste, ça a eu payé, mais ça paye plus ! Ensuite, une fausse bimbo même pas blonde qui a le même nom qu'une humoriste un peu sur le retour. Et enfin, cherry on the cake, un grand type avec une tête de psychopathe et un balai quelque part. Pour lui, tout s'explique : il est le dernier rejeton de notre famille royale (car oui, nous en avons une). Il est la preuve vivante que les mariages entre cousins, il vaut mieux ne point trop en abuser tout de même.

Ajoutez à ce casting improbable une ancienne championne de ski qui la ramène plus que de raison, un ex-junkie qui aime bien le vélo, une baiseuse nautique et une chanteuse pseudo-suédoise qui a tout essayé, y compris être produite par Dalido, et vous aurez le tableau. Et tous ces magnifiques spécimens de l'espèce humaine – ça me donne envie de faire partie de la famille d'E.T. - de s'ébattre dans la jungle (au milieu des caméras et des projos quand même, histoire de ne pas être trop dépaysés), de se mesurer à des bestioles exotiques préalablement aspergées de DDT, et de nager dans des torrents boueux où ils ont certainement pied. Manquerait plus qu'on en perde un ! Les annonceurs seraient furieux.

Et bien sûr, le tout sous couvert de charité dégoulinante, de dons à des associations, mais mises en concurrence bien sûr. Si le candidat représentant des handicapés se fait sortir trop vite, cette association aura beaucoup moins d'argent que celle défendant les orphelins par exemple. Normal non ? Faut pas exagérer non plus, déjà on leur fait des dons, ils voudraient pas aussi qu'on leur donne à tous pareil ??? Bienvenue dans le monde magique de la générosité sponsorisée...

Je vous entends déjà : c'est pas la première émission du genre ! Il y a eu les faux fermiers jet-setteurs, les comiques troupiers encasernés, j't'en passe et des pas mûres ! Ouais, c'est vrai. Mais là, je trouve que c'est la goutte. J'ai juste envie de dire stop. Donc je le dis : STOOOOOOOOP !!!!! Rendez-nous Michel Polac ! Ou l'académie des neuf ! La séquence du spectateur ! Et même Cinq colonnes à la Une tiens ! (je sais pas si c'est bien, je l'ai jamais vu. Et je ne vous permets pas de mettre ma parole en doute, non je n'ai pas 74 ans !). Tout, mais pas ça.

Je dis ça, mais à l'instant où je tape ces mots, je suis devant La Nouvelle Star... moi aussi, je suis vendue à la télé-réalité... oui j'ai honte ! Mais bon, cette émission c'est différent non ? On y entend plein de chansons de chanteurs morts, on y voit plein de jeunes gens beaux, souriants et très bien coiffés, il y a les coups de gueule des quatre guignols qui essaient désespérément de nous faire croire qu'ils ne se sont pas fait avoir par le système, et on a vraiment envie de les croire ! Et puis il y a Gaël... ah, Gaël... à lui seul il donnerait presque envie de se réconcilier avec la race des post-adolescents... non, décidément il est trop jeune. Enfin bref, ça se laisse regarder quand même, surtout si on n'écoute pas trop...

12/04/2006

Nos amis les gens normaux

Aujourd'hui, j'ai passé la journée chez une amie d'enfance.

On se connaît depuis la sixième, ça commence donc à faire un peu plus de vingt ans... elle est mariée, elle a deux adorables petits garçons. Elle forme un couple uni et épanoui avec son mari. Elle a l'air formidablement heureuse.

Chaque fois que je la vois, d'abord je suis heureuse car je l'aime, et aussi parce que sa vie respire le bonheur, c'en est presque contagieux ; mais très vite je finis par me demander ce qui m'a manqué, à moi, pour avoir le même genre de vie... ou peut-être ce que j'ai en trop... ou ce que je ne veux pas sacrifier. Et pourquoi. Bref je me pose des tas de questions sur ce qui fait qu'elle a une vie normale, et qu'elle en est contente. Et je finis invariablement par me dire : « Décidément, c'est pas pour moi tout ça... »

A me relire, je vois que je m'en pose beaucoup trop, des questions. Mais que je ne peux m'en empêcher. Que ma vie, c'est celle que je mène. Et que je l'aime. Ca, j'en suis sûre. Même si sentir la chaleur d'un petit corps contre ma poitrine, ça fait un petit pincement quelque part...

Tel est mon karma. Définitivement anormale. Aux yeux d'une certaine majorité en tout cas. J'y suis habituée ; même si les moeurs sont censées avoir évolué, il y a certaines situations qui restent hors norme, malgré tout ; pas grave. Je ne veux pas non plus que ça devienne une pose, mais je me dois à moi-même de le revendiquer un minimum. Je voudrais éviter de m'enfermer, mais je réalise au fil du temps que c'est manifestement impossible. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais ce n'est pas non plus un torrent impétueux (c'était la minute poésie). Certaines choses ne changeront jamais, et de toute façon je n'en ai pas envie.

J'ai passé une journée agréable chez les gens normaux, mais ça remue des trucs quand même ! D., tu peux dire à ta mère qu'il lui reste un espoir !!!! La fatalité de la calvitie ne passera par nous. Et puis l'avantage, c'est qu'on s'en apercevrait tout de suite, de ça et du reste. Ca compenserait peut-être un chouïa tout ce qu'on ne réaliserait pas. Vu qu'en ce moment, j'ai envie de bazarder toutes mes peurs, ce serait aussi l'occasion de tirer un trait sur la terreur de la maternité.... surtout si je ne suis pas obligée de subir la vie normale qui va avec.

11/04/2006

Les médecins, ces chers abrutis

Cette semaine, je suis en vacances.

Habituellement soumise à des horaires de bureau immuables, j'en ai donc profité pour prendre rendez-vous chez le dentiste, ce matin à 9h30, et chez l'ophtalmo, à 11h40. Bilan de la matinée : une heure d'attente chez le fou de la roulette, pour m'attendre bien sûr dire qu'il fallait revenir quatre fois (à l'écouter j'ai quasiment eu peur que ma bouche tombe en morceaux dans l'heure, alors qu'en réalité j'ai une dentition de star), et 45 minutes chez le tortionnaire de la pupille qui m'a fait une thèse sur l'incompétence, la bêtise et l'arbitraire douste-blaziens (à laquelle je n'ai pu m'empêcher de souscrire, en ajoutant une remarque perfide sur ses cheveux. Ici, à Toulouse, on l'appelle Jamais sans ma mèche).

Alors moi je dis : POURQUOI ? Why, warum, porque ? Par quel mystère insondable les médecins sont-ils sempiternellement en retard sur leurs rendez-vous ???? Première hypothèse : ce sont en fait les clients (ah non pardon, les patients. Parfois on ne sait plus très bien) qui sont en retard, et qui décalent donc tout. Si on prend la peine d'y réfléchir, ça voudrait dire que TOUS les patients ayant rendez-vous à la première heure sont TOUJOURS en retard. Pas de bol quand même ! C'est toujours le premier à passer qui est un retardataire congénital ! Avouez que ça défie toutes les lois du hasard !

Admettons. Mais prenons quand même la peine d'examiner une autre possibilité. Ne serait-ce pas plutôt les médecins qui sont toujours en retard ? C'est vrai quoi, une Jaguar c'est super dur à garer, et puis tous ces abrutis d'étudiants qui bloquent les routes (entendu ce matin, vous vous en doutez), et puis tous ces travaux juste au mauvais moment, et puis, et puis... Et puis moâ Madame, j'ai fait dix ans d'études, alors je ne vais quand même pas risquer de caramboler ma Ferrari flambant neuve pour être ponctuel envers des bénéficiaires de la CMU, merde ! Vous voudriez pas que je les guérisse en plus ???

Que je sache, ils sont médecins parce qu'ils l'ont voulu, non ? Parce que si jamais on les oblige à se taper tous ces cours d'anatomie, ces dissections de cadavres et ces gardes de nuit, il faut appeler d'urgence Amnesty International ! La vérité, c'est qu'ils ont désiré ce métier. Normalement, c'est une vocation. D'accord, c'est difficile comme études, d'accord ils ont droit à une certaiane reconnaissance. Mais les gens qui souffrent aussi. Ils n'ont pas à subir des heures d'attente dans une salle (d'attente, donc) mal chauffée, à se farcir des Paris Match vieux de trois ans. Ils n'ont pas à être traités comme des numéros. Ils n'ont pas à se faire expédier en cinq minutes, sous prétexte que leur pathologie est bénigne, avec en prime un sourire goguenard du médecin voulant clairement dire : « Pendant ce temps, il y en a qui ont le cancer ». Ils n'ont pas à sortir du cabinet en ayant entendu une longue et véhémente diatribe contre les étudiants, les grévistes, les chômeurs, les rmistes ou les clandestins (au cas où on voudrait être bien sûrs que les médecins sont de droite ?). On n'est pas au café du commerce. On est chez le médecin. Moi, j'ai pas fait médecine (il aurait VRAIMENT fallu m'obliger), mais je trouve que tout ça, c'est à des antipodes de ce que devrait être la médecine.

Et encore, je passe sur les tarifs prohibitifs pratiqués par certains, qui ne sont bien sûr justifiés par rien. Il faudrait que j'essaie de trouver d'autres professions qui connaissent de « revalorisations d'honoraires », comme ils disent, aussi régulières et aussi fréquentes.... La faute au système, sûrement, ça aussi....

D'accord, ils sont pas tous comme ça, les médecins. Il y en a des formidables, qui ne pensent pas qu'à crier « au suivant ! », ou à leur plan-épargne retraite. Des qui veulent vraiment soigner leur prochain, et qui la ramènent pas toutes les cinq minutes avec leurs dix ans d'études. Des qui savent que le respect, ça ne coûte pas grand-chose, même si c'est pas remboursé par la Sécu....

Sur ce, je vous laisse ; j'ai quand même réussi à soutirer une ordonnance à mon ophtalmo, entre deux blagues super funny, et je m'en vais donc choisir des lunettes de sécretaire lubrique, copyright Dave ! 

09/04/2006

Où y'a des gênes, y'a pas de plaisir

Pour moi, devenir adulte c'est comprendre qu'on n'est pas ses parents.

Ca m'a pris du temps, j'ai fait ma crise d'adolescence très tard. Peut-être parce que mes parents étaient aussi différents qu'on puisse imaginer, peut-être parce que j'ai toujours eu le sentiment d'être composée à parts strictement égales de leurs deux personnalités si diamétralement opposées. Je n'arrivais pas à me trouver au milieu de cette pagaille, de ce foisonnement. Je pense que je cherchais une « troisième voie ». Ca n'était pas une bonne idée.

Comme de juste, j'ai trouvé quand j'ai renoncé à chercher. J'ai su et accepté qui j'étais, sans chercher à renier ce qu'ils m'ont transmis. J'ai compris à quel point je leur ressemblais, et à quel point j'étais différente d'eux. J'ai compris que j'étais moi, et personne d'autre. Et que c'était bien, et que ceux qui m'aimaient prendraient le train.

J'ai ressenti une certaine fierté à me distancer de mon éducation, parce que c'est difficile quand même, et aussi parce que j'en avais eu désespérément besoin. Mais j'ai toujours beaucoup de respect et de reconnaissance pour ce que mes parents m'ont légué. J'essaie de faire avec. J'essaie de ne pas trop leur en vouloir. Certains jours c'est irrépressible... mais ce sont des êtres humains, eux aussi, et ils ont parfois été aussi stupides, maladroits et blessants qu'il m'arrive de l'être. Je ne veux plus les juger. Je ne veux plus que la manière dont ils m'ont élevée soit un sujet de réflexion. C'est une expérience.

C'est vrai que je lutte encore contre ces séquelles... depuis la mort de mon père, c'est un combat moins prégnant. De lui me restent surtout les bons souvenirs, il faut croire que j'ai une mémoire bienveillante. J'ai toujours eu honte de le penser, mais au-delà de la peine, du choc et du désarroi, sa mort m'a libérée. Ca peut paraître affreux mais c'est ainsi.

C'est sans doute à cause de ça que j'ai de moins en moins envie de réfléchir à l'acquis et à l'inné, à la nature et à la culture, au bon grain et à l'ivraie. J'ai fini par me dire que ça ne servait à rien de vouloir démêler tout ça, c'est sans doute pour cette raison que ma dernière tentative de psychothérapie est restée totalement stérile. Je suis arrivée à une certaine maturité (vous aussi vous aimez les mots qui ne veulent rien dire ?) en jouant l'apaisement par rapport à mon passé familial tumultueux. J'ai fait les choses à mon idée, sans trop chercher à savoir qui ou quoi me les soufflait, et c'est très bien comme ça. Un brin présomptueux, peut-être ? Je le concède ; mais j'ajoute à ma décharge que je suis parfaitement consciente des mécanismes un tantinet diaboliques qui ont fait de moi ce que je suis. Simplement, je veux les vivre de la façon la plus neutre possible. Il n'y a que comme ça que j'arrive à me dégager du carcan qu'ils pourraient être. Je les regarde, je les contemple, je les analyse même, comme s'ils m'étaient extérieurs. Je ne veux plus les laisser m'atteindre. Je veux garder mon calme. Je ne veux plus qu'ils me fassent du mal. Je ne veux plus être une petite fille apeurée. Je suis grande, maintenant.

05/04/2006

Homo, d'accord, mais sexuel, c'est moins sûr

La question est terriblement mal posée non ?

Homosexuel. Je déteste ce mot. Il ne reflète qu'une vérité tellement partielle... oui d'accord, la population concernée a pour caractéristiques (entre autres !) d'avoir envie de faire pim pim avec des personnes de même sexe. Et alors ? C'est tout ?

Bah non bien sûr ! Et pareil pour les hétérosexuels d'ailleurs ! On devrait se contenter d'être défini par ses préférences sexuelles ? Le qualificatif est DEJA une discrimination ; comme tous les qualificatifs si on va par là, surtout en ces temps de politiquement/socialement/moralement/émotionnellement/visuellement (cochez la bonne case) correct. Mais dans le cas précis des rainbow people, ça me semble être particulièrement pervers.

Je ne vais pas faire ici l'historique de l'homophobie, j'en suis bien sûr incapable ; mais j'ai souvent l'impression que le fait que le mot rappelle sans cesse la sexualité est de nature à jeter l'opprobre... bouh, regardez-les ces vilains obsédés qui ne pensent qu'à forniquer ! Et je vous raconte pas de quelle façon en plus ! Pas de ça chez nous Madame ! Je n'arrive pas à me défaire de l'idée qu'au fond, c'est la seule chose qui gêne vraiment les ennemis déclarés du PACS ou de l'adoption par des homos... Je ne parle bien sûr pas des homophobes primaires, eux on sait bien que c'est ça qui les défrise (ou qui les excite, allez savoir). Non, je veux parler des gens qui disent : "Moi je n'ai rien contre eux, du reste, parmi mes amis artistes... mais bon, de là à leur confier l'éducation et l'équilibre d'un enfant !" Ben quoi ? Vous avez peur que ce soit contagieux peut-être ? Et quand même ça le serait ? Que je sache, le fait d'être gay n'empêche pas de donner de l'amour, ni d'en recevoir ! Alors ? C'est quand même bien ça l'essentiel... Bref, ce sont les mêmes personnes qui disent, comme pour s'excuser : C'est bien connu, les gays sont libérés, ils baisent à tout-va, mais vous savez c'est très bien, tant mieux pour eux ! Et puis ce sont des gens si drôles, si délicats, si sensibles ! Et d'un goût ! Exquis ma chère !!!

Et bla bla bla. Il paraît que c'est de la discrimination positive. C'est avant tout une tentative de généralisation, et par-là même une connerie sans nom. Le seul point commun que je connaisse aux homosexuels que j'ai pu croiser, et à tous mes chers amis que j'ai le bonheur de voir régulièrement, c'est juste qu'ils sont effectivement attirés par des personnes de même sexe, n'en déplaise à tous les autres clichés qui ont la vie si dure ; mais pour autant, ils ne se réduisent pas à un appareil génital... pas plus en tous cas que les hétéros (et peut-être moins que certains finalement).

Le pire dans tout ça, c'est que la tartufferie ambiante se réapproprie les fameuses qualités tant vantées des coiffeurs, stewards et autres danseurs, allons-y gaiement dans l'amalgame ; la mode est homosexuelle, la déco est homosexuelle, la musique est homosexuelle, la branchitude est homosexuelle ; comment s'en étonner, ils l'ont bien mérité, ils ont dû se cacher si longtemps... et puis ne nous privons pas, ça fait vendre en plus ! Du coup, semaine après semaine, on nous annonce triomphalement l'avènement d'avatars hétérosexuels de cette vague gay : métrosexuel (qui nique dans le métro ?), ubersexuel (qui nique en allemand ?), et même dernièrement, copyright Mademoiselle Agnès, philippenoiretsexuel (mais bon, ça c'était pour rigoler). Ils me font bien rire tous ces gentils petits hétéros qui essaient d'être aussi bien coiffés que leur coiffeur (encore !)... laisser dépasser son boxer de son jean, mettre du khôl JPG et faire des chorés sur le dernier album de Madonna, ils sont partants, mais alors pour passer à la casserole, y'a plus personne ! C'est un peu facile... les homosexuels valent mieux que ça ! Ce sont des gens, tout simplement, et tout bêtement comme les autres, avec un cerveau, un coeur, un foie et une rate, alors les réduire à des consommateurs effrénes de sexe, à une cible marketing ou à un mot à l'étymologie lapidaire, ça sonne à mes oreilles comme une insulte...

Alors bien sûr, il y a la fameuse « culture gay »... là je serais de mauvaise foi si j'essayais de dire qu'elle n'existe pas ; elle existe, pour mon plus grand bonheur, car je l'aime et je m'y reconnais souvent, dans sa folie, sa tendresse, son humour, son sens de la tragi-comédie, et tant d'autres choses que je ne saurais exprimer. Mais en quoi est-elle plus particulière que la culture hétérosexuelle ? Pourquoi serait-elle plus mystérieuse, plus souterraine, plus effrayante somme toute ? Question de nombre, me direz-vous... à quoi je répondrai : réfléchissez bien, et vous verrez que nous faisons TOUS partie d'une minorité... il faut croire qu'il y des minorités plus gênantes que d'autres, surtout quand ce sont des minorités sexuelles.... retour à la case départ.

02/04/2006

Empêchements, contrariétés et autres impossibilités

Même pas le temps d'écrire trois mots.... pourtant j'avais envie de parler de plein de trucs ! Je me sentais d'humeur scribouillarde !

Mais pas moyen, la tranquillité n'est pas pour ce soir... week-end agité, et début de semaine agité en perspective... je devrais retrouver ma si chère routine dans quelques jours, et là, croix de bois croix de fer, je ponds une encyclopédie !