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12/04/2006

Nos amis les gens normaux

Aujourd'hui, j'ai passé la journée chez une amie d'enfance.

On se connaît depuis la sixième, ça commence donc à faire un peu plus de vingt ans... elle est mariée, elle a deux adorables petits garçons. Elle forme un couple uni et épanoui avec son mari. Elle a l'air formidablement heureuse.

Chaque fois que je la vois, d'abord je suis heureuse car je l'aime, et aussi parce que sa vie respire le bonheur, c'en est presque contagieux ; mais très vite je finis par me demander ce qui m'a manqué, à moi, pour avoir le même genre de vie... ou peut-être ce que j'ai en trop... ou ce que je ne veux pas sacrifier. Et pourquoi. Bref je me pose des tas de questions sur ce qui fait qu'elle a une vie normale, et qu'elle en est contente. Et je finis invariablement par me dire : « Décidément, c'est pas pour moi tout ça... »

A me relire, je vois que je m'en pose beaucoup trop, des questions. Mais que je ne peux m'en empêcher. Que ma vie, c'est celle que je mène. Et que je l'aime. Ca, j'en suis sûre. Même si sentir la chaleur d'un petit corps contre ma poitrine, ça fait un petit pincement quelque part...

Tel est mon karma. Définitivement anormale. Aux yeux d'une certaine majorité en tout cas. J'y suis habituée ; même si les moeurs sont censées avoir évolué, il y a certaines situations qui restent hors norme, malgré tout ; pas grave. Je ne veux pas non plus que ça devienne une pose, mais je me dois à moi-même de le revendiquer un minimum. Je voudrais éviter de m'enfermer, mais je réalise au fil du temps que c'est manifestement impossible. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais ce n'est pas non plus un torrent impétueux (c'était la minute poésie). Certaines choses ne changeront jamais, et de toute façon je n'en ai pas envie.

J'ai passé une journée agréable chez les gens normaux, mais ça remue des trucs quand même ! D., tu peux dire à ta mère qu'il lui reste un espoir !!!! La fatalité de la calvitie ne passera par nous. Et puis l'avantage, c'est qu'on s'en apercevrait tout de suite, de ça et du reste. Ca compenserait peut-être un chouïa tout ce qu'on ne réaliserait pas. Vu qu'en ce moment, j'ai envie de bazarder toutes mes peurs, ce serait aussi l'occasion de tirer un trait sur la terreur de la maternité.... surtout si je ne suis pas obligée de subir la vie normale qui va avec.

Commentaires

c'est étonant cette note, il m'arrive souvent de ressentir la même chose. Quand j'étais plus jeune (beaucoup plus jeune) je pensais que c'était parceque j'étais GAY. Mais depuis j'ai compris que même au sein de cette communauté, je me sens différent, à part. Oui on se pose bcp trop de questions et oui on aime notre vie telle qu'elle est, mais oui aussi il est parfois douloureux de faire le constat que l'on est atypique ....
Bizzzz pomme si proche

Écrit par : La fée | 15/04/2006

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