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25/03/2006

Plein de vide

... tel est le gouffre qui s'ouvre devant moi.

Vide, de tout ce qui a été, et qui vivra pour toujours. C'est un fait qui ne peut plus changer. C'est bien ainsi.

Mais plein, de tout ce qui arrivera. De ce qui va changer. Malgré tout ce qui ne changera pas. Plein de tout ce que j'ai à vivre, puisqu'il faut bien...

Au-dessus de ce précipice, je marche sur un fil, depuis des mois. J'en ressens une fatigue sans fond. De ma vie je n'ai jamais été aussi fatiguée. Mais jamais aussi heureuse de l'être... fatiguée aussi de toutes ces contradictions.

En équilibre sur mon fil, jusqu'ici j'ai réussi à ne pas tomber. Tout juste ai-je trébuché... mais j'ai réussi à garder mon calme, un exploit à la hauteur de ce qui restait à sauver. Aujourd'hui je sais que j'y suis arrivée ; peut-être est-il temps d'emprunter un autre chemin, où j'ai moins de risques de tomber, de tomber du mauvais côté, celui qui fait mal.

Je ne sais pas si je suis capable de quitter ce fil... si je le fais, je sais qu'il y aura toujours des moments où je le réemprunterai avec bonheur. Et peut-être qu'à ce moment il sera plus évident de ressentir ce bonheur ; peut-être sera-t-il plus simple, plus clair, moins coupable. Peut-être qu'il ne se confondra plus avec le bonheur qui a pris vie, ces quelques instants cristallins, limpides, d'une clarté absolue.

Je n'oublierai pas.

Je ne veux plus avoir peur.

Je ne veux pas céder à la petite voix qui me dit de baisser les bras.

Je ne veux pas avoir à choisir.

Je sais que le silence s'impose.

Je n'oublierai pas. Jamais.

Commentaires

... il y a des mots impossibles, des mots qui sont là pour dissimuler des saignements, pour les maintenir et finalement les abandonner, seuls ; ce sont des mots pour faire propre, des mots qui jouent au dialogue alors qu'il n'y a ni récepteur ni à peine éméteur ; plus ils sont nombreux plus ils sont ridicules, plus ils enfoncent plutôt qu'ils n'éclairent, plus ils condamnent qu'ils ne plaident...
Bien qu'ils ne calment pas, les victimes demandent ces mots au fautif ; sans doute parce qu'ils sont nécessaires pour aider à fléchir le premier genou qui amorce la longue marche de l'oubli, et aussi, et surtout ! parce que les victimes ont mal ; ce sont des mots de long terme, sans aucun poid au présent, des mots qui n'existent que si l'écho les ramène au coeur dans un moment, un moment qui peut être un long ... un moment qui peut ne pas être ...
Pardon Pomme ... pardon délicieuse jeune femme, pardon de n'avoir pas su faire grand chose ...

Écrit par : zulunation | 25/03/2006

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