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05/03/2006

In vino veritas ?

Dimanche.... jour du cafard, du mal à la gorge et de la gueule de bois...

Ce dimanche ne fait pas exception, mais à cette heure la gueule de bois est repartie en vacances jusqu'au week-end prochain ; le mal de gorge s'est estompé malgré les 450 clopes d'hier soir, et le déjà presque paquet d'aujourd'hui ; en revanche le cafard fait preuve d'une remarquable endurance, résistant vaillamment aux assauts de divers contacts humains réconfortants, de vidéos webesques rigolotes et de l'intégrale de Bénabar ; cela dit je garde bon espoir, je dois accuser réception d'ici peu de pâtisseries dégoulinantes...

Le dimanche je me demande souvent pourquoi on agit parfois aussi bizarrement lorsqu'on a abusé de la gnole... une idée réçue veut que ce soit notre nature profonde qui s'exprime dans ces moments, que nos sentiments réels transparaissent enfin. Moi-même j'ai longtemps cru que c'était vrai ; c'est d'autant plus facile d'adhérer à cette interprétation qu'elle est bienveillante : elle nous dédouane de la culpabilité d'avoir pris une murge digne du Guinness, et puis on a l'impression d'avoir évacué certaines choses enfouies.... mais maintenant j'y crois plus à tout ça ; le fait de ne pas contrôler ce que je dis ou fais quand je suis ivre (j'adore ce mot), moi ça me fait du mal, ça me fait sentir vaguement coupable d'avoir été hystérique, ou péremptoire, avec en plus le sentiment, sur le moment, d'avoir mis le doigt sur l'exacte vérité... avec le recul je me trouve toujours pathétique... et de toute façon je préfèrerai toujours dire ou faire des choses en pleine possession de mes moyens.

Tout ça au fond c'est pas très grave ; si on boit plus que de raison, c'est sûrement qu'on en a besoin, d'oublier, de voir la vie autrement pendant quelques heures, et heureusement l'état est passager... mais désormais j'en éprouve toujours un malaise. Si je fais pas gaffe je vais finir Mère Supérieure dans un couvent d'ursulines... mais comme je suis sûre que la cornette ne sied pas du tout à mon genre de beauté, je vais laisser toutes ces austères considérations de côté, et samedi prochain (ou avant, va savoir !) je me taperai gaiement ma dose hebdomadaire de gin tonic... j'essaierai juste de faire en sorte que l'alcool ne submerge pas totalement le sombre recoin où se cache ma peine.




Commentaires

Même la "mauvaise routine" est belle avec ses mots, belle et savoureuse comme une patissière pourvue qu'elle soit de lait, de sucre, d'oeuf, de farine, de vanille ...
Pour moi aussi le dimanche n'est pas coutume puisque je lis ses mots plutôt qu'entendre ses phrases ... le dimanche c'est relâche, avant d'être relou ; peut être cette pause est une récréation, comme des heures où l'on re-crée le monde et les sentiments qui vont avec ; des heures où le jus absorbé n'est rien d'autre in fine qu'un alcool à brûler .... et l'on comprendrai alors que l'on prenne plaisir à la simple pensée du prochain bûcher ...

Écrit par : zulunation | 05/03/2006

Même la "mauvaise routine" est belle avec ses mots, belle et savoureuse comme une patissière pourvue qu'elle soit de lait, de sucre, d'oeuf, de farine, de vanille ...
Pour moi aussi le dimanche n'est pas coutume puisque je lis ses mots plutôt qu'entendre ses phrases ... le dimanche c'est relâche, avant d'être relou ; peut être cette pause est une récréation, comme des heures où l'on re-crée le monde et les sentiments qui vont avec ; des heures où le jus absorbé n'est rien d'autre in fine qu'un alcool à brûler .... et l'on comprendrai alors que l'on prenne plaisir à la simple pensée du prochain bûcher ...

Écrit par : zulunation | 05/03/2006

Allez,je m'autorise...
O rage(pas encore trouvé la putain de touche qui permet de doter une lettre de son putain d'accent circonflexe...Cela n'aura échappé à personne,lorsque je m'agace je deviens grossier!),O névrose ennemie,nous faut-il boire le calice jusqu'à la lie de sorte qu'à nos empechements et autres interdits enfin, nous ne soyons plus assujettis?Ai peur mon amie que pour toi et moi la réponse soit oui!Alors tant pis,que l'infame liquide(oui parce que ça n'est pas toujours très bon quand meme!) brule nos neurones et enveloppe notre esprit des brumes voluptueuses de l'oubli!Et là,non pas le drame,mais la spontanéité et le soi libérés,le surmoi anesthésié,"un éprouvé"enfin plus léger,somme toute quelque instant de bonheur que j'ai hate,avec toi,à nouveau de partager!.Pourvu que de ces épisodes nous reste de truculentes anecdotes,la faculté de plus à l'impulsivité se laisser aller et l'incommensurable joie d'avoir témoigné à ceux concernés,de l'amour qu'on leur porte.

Écrit par : Dave | 10/03/2006

OUI !!!! IL L'A FAIT !!!!

c'est beau comme t'écris... merci....

Écrit par : pomme | 10/03/2006

Les commentaires sont fermés.