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28/02/2006

Y'a des jours....

... comme ça, où dès qu'on ouvre un oeil on sait immédiatement qu'on ne devrait pas ouvrir l'autre....

Déjà, il est 7h45 alors que d'habitude il est 7h... que s'est-il passé ??? Eh ben c'est tout simple, on s'est lamentablement rendormi après la première sonnerie... mais en soi c'est déjà révoltant : cette saloperie de radio-réveil est censé resonner toutes les 9 minutes que je sache ! Alors ? Le syndicat des radio-réveils a lancé une grève générale ? Vous avez été subitement frappé de surdité totale après la première sonnerie ? Votre meilleur ennemi, planqué sous votre lit depuis la veille, a arrêté le foutu appareil en douce ? En bien désolée de vous décevoir, mais ça restera un mystère insondable.... en attendant, il est 7h45 et vous êtes censé arriver au bureau dans 45 minutes...

A la seconde où vous réalisez ce triste état de fait, une sorte de décharge électrique surpuissante parcourt votre pauvre corps : DEBOUUUUUUUUUT JE VAIS ETRE EN RETAAAAAAARD !!!!! La torture ne fait que commencer : non seulement une pression à peine supportable s'installe dès le réveil, mais en plus votre début de journée est foutu... non, vous n'aurez pas le temps d'écouter pendant quelques secondes le pépiement d'un oiseau en ouvrant la fenêtre ; non vous ne pourrez pas vous brosser les dents tranquillement, en vous contemplant dans le miroir, et en vous demandant si votre coupe de cheveux, à mi-chemin entre Vol au-dessus d'un nid de coucou et un défilé de John Galliano, pourrait éventuellement plaire à votre avenant(e) voisin(e) de bureau ; non, vous ne pourrez pas tirer langoureusement sur votre première clope en essayant de comprendre pourquoi William Leymergie présente toujours Télématin depuis toutes ces années... non, au lieu de ça, vous laisserez toutes les fenêtres fermées, vous vous brosserez les dents sous la douche, vous sauterez le petit déj, sous peine de frôler la mort de faim à 11 heures, vous vous habillerez avec ce qui vous tombe sous la main (à condition que ça ne laisse dépasser que la tête et les mains quand même) et vous fumerez votre première cigarette dans les embouteillages du matin, tendu comme une arbalète, en pestant contre tous ces empaffés qui devraient déjà être au bureau à l'heure qu'il est ! Et là, le pompon : lorsque vous arrivez enfin, bouffi, écarlate, écumant de rage, le bras gauche douloureux annonciateur d'une proche crise cardiaque.... un de vos collègues vous regarde tout sourire et vous dit : « Tiens ! Tu es déjà là? »

A ce stade, c'est très clair, c'est donc une journée de merde qui commence. Autant s'y faire tout de suite, toutes les heures qui vont suivre ne seront qu'une longue et triste succesion de brimades, de déceptions et de pannes informatiques en tout genre. Pour couronner le tout, votre chef est d'une humeur qui ne peut même plus être qualifiée, votre mère vous appelle pour vous dire que la date limite de déclaration de revenus c'était hier (10 % de 500 €, combien ça fait déjà ? Eh oui la journée de merde type inhibe les facultés intellectuelles de base) et il y a de la cervelle et des choux de Bruxelles en plat du jour au bistrot d'en bas. Que vous êtes obligé d'engloutir péniblement, puisque vous n'avez pas eu le temps de manger ce matin, il manquerait plus que la crise d'hypoglycémie.

Que faire ? A mon avis pas grand-chose... éventuellement imaginer, pour s'y préparer psychologiquement, les pires horreurs qui pourraient vous arriver d'ici la fin tant attendue de ce jour maudit... voyons : recevoir une convocation pour être juré d'assises... rentrer dans votre appartement pillé du sol au plafond car dans la précipitation, vous avez oublié de fermer à clé... que George Bush soit réélu à la présidence des Etats-Unis (ah non pardon ça c'est vraiment arrivé)... bref des tas de malheurs et catastrophes divers et variés sont encore possibles ! Le mieux c'est encore d'aller directement au pieu, comme ça au moins vous vous réveillerez à l'heure demain matin... et puis ce soir, à l'image de la journée toute entière, il y avait Delarue à la télé.... PAS DE REGRETS !!!!

24/02/2006

Moi, ma souffrance, ma douleur et ma tristesse

Aujourd'hui j'en ai marre de tous ces gens qui essaient d'accaparer mon attention, de me faire porter une part de leur peine (voire la totalité). Marre de tous ces gens qui croient que l'amour les affaiblit. Marre de tous ces gens qui croient que demander de l'amour, c'est se rabaisser. Marre de tous ces gens qui croient que respecter l'amour, c'est s'oublier.

Non seulement tous ces gens, d'après moi, se trompent, mais en plus ils me volent ma propre peine. Ils heurtent les convictions profondes qui font que moi aussi, je souffre. Vouloir se battre pour obtenir de l'amour, je ne suis pas d'accord. Penser que quelqu'un s'aveugle lui-même parce qu'il refuse d'entendre votre amour, je ne suis pas d'accord. Balayer des liens étroits et anciens d'un revers de main parce qu'on a besoin de prendre une grande bouffée d'air, je ne suis pas d'accord. Etre malhonnête, je ne suis pas d'accord. Et ensuite vous osez venir me dire, à moi, que vous souffrez ? Comme c'est mal me connaître, et méconnaître ce qui me fait souffrir…. Finalement je me rends compte que cette attitude me fait encore plus de mal que toutes les raisons que j'ai de souffrir. Ca peut paraître paradoxal… mais toutes ces raisons, avant de me faire du mal, étaient pour moi des sortes de "principes", de lignes directrices ; ne pas croire en elles aurait pu m'éviter de souffrir d'ailleurs ; toujours est-il que c'est comme ça, et que je ne peux comprendre que certains souffrent pour des motifs exactement inverses…

J'ai le sentiment que la souffrance que j'éprouve devient un repère, une balise ; ma vie s'arc- boute autour de cette douleur, puisqu'elle est née de choses auxquelles je crois profondément. Au fur et à mesure que j'essaie de dompter ma peine, elle prend une place de plus en plus grande, mais de moins en moins douloureuse ; elle devient une compagne… peut-être est-ce pour ça qu'au bout d'un moment, il est impossible d'y renoncer, d'envisager sa vie sans tristesse… parce que ça signifierait qu'on réduit à néant les raisons de cette tristesse….

Bon… étaler mon pathos ne me réussit plus de toute façon ; je ne crois plus que la compréhension ou l'empathie des gens à qui on le confie soit d'une quelconque utilité, j'ai même plutôt l'impression du contraire ; du coup j'ai perdu l'envie, la patience, la capacité d'écouter mes proches faire de même : d'abord je ne sais jamais quoi leur répondre, mis à part que les solutions sont en eux, et certainement pas dans la vodka-tonic, les œuvres intégrales de Tolstoï ou les jupes de leur mère ; ou alors, et c'est pire, que des solutions (ou même une seule), il n'y en a pas toujours. Et ensuite, je ne suis personne pour dire quoi que ce soit, sur qui que ce soit, et quelle que soit la situation ; les gens désemparés ont souvent envie (et croient avoir besoin) qu'on leur dise quoi faire, qu'on leur donne une sorte de marche à suivre ; et ça, il est CERTAIN que ça n'est jamais une solution… alors quand des gens viennent me confier leur malheur, leur ressentiment ou leur déception, égoïstement j'ai envie de leur dire : "laissez-moi avec ma propre peine… la vôtre me distrait de la mienne, et j'ai besoin d'en être consciente, de la surveiller, de la voir vivre… pour m'habituer à elle, ne plus avoir besoin de la déjouer, et faire en sorte qu'elle ne soit plus un fardeau…."

Je ne veux pas être inhumaine ; j'essaie d'écouter les gens, notamment quand je pense pouvoir réellement les aider, comme ça vient de m'arriver pas plus tard qu'hier ; mais la plupart du temps, ça ne fait que faire écho à ma souffrance, et parfois de façon dissonante en plus… pardon à tous les gens que j'aime de ne plus savoir faire ça… tout ce que je peux vous dire, mais comme d'habitude d'ailleurs, c'est que le meilleur (le seul ?) remède c'est encore d'essayer d'en rire… Forcez le trait, moquez-vous de vous, soyez pathétique une bonne fois pour toutes, et il y a de grandes chances pour qu'après ça aille un peu moins mal. Jusqu'à la prochaine fois, bien sûr…

21/02/2006

Sainte Routine, priez pour nous

Est-ce le temps qui passe ? Est-ce le fait de vivre seule ? Est-ce la folie pure et simple qui doucement gagne du terrain et s'installe ? Quoiqu'il en soit je me sens de plus en plus dépendante de mes habitudes, mes manies, ma façon de vivre. Je me déteste, mais c'est ainsi : si, après avoir passé l'après-midi dehors, je ne repasse pas chez moi pour fermer les volets avant de repartir pour la soirée, je psychote pendant des heures. Sans compter que comme je n'aurais pas non plus allumé le chauffage, en rentrant je risque une mort atroce par hypothermie fulgurante ; et pour couronner le tout, le lendemain j'arrive en retard au bureau puisque la veille je n'ai pas eu le temps de tout bien préparer les vêtements que j'ai envie de porter. Sur le moment, je ne fais pas attention à ce genre de réflexes débiles ; mais en y repensant, je me trouve folle… alors je lutte, j'essaie de me raisonner. Un truc quasi infaillible, c'est de regarder une émission de Delarue sur les gens affligés d'un TOC : là, tu as tellement peur de devenir comme eux que tu te calmes pendant au moins quelques jours, parce que la camisole ça fait pas vraiment envie quand même ! Ou alors il y a la thérapie préventive : tu te forces à ne pas respecter tes habitudes ou tes petites manies, pendant une journée par exemple (moi mon record doit avoisiner le quart d'heure). Allons, soyons fous, soyons désordonnés, soyons souillons ! et que le personnel s'amuse !!! Au choix :

 

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  • ne pas vider les cendriers avant d'aller se coucher (au moins la poubelle ne prendra pas feu) ;
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  • déplacer d'un micronième de millimètre les bibelots artistiquement disposés ça et là (au risque de descendre chez le quincailler dans la demi-heure, pour acheter un mètre afin de les repositionner à équidistance les uns des autres ; tant que tu y es, ramène-moi aussi un rapporteur, comme ça je les placerai tous selon l'angle formé par l'accoudoir gauche du canapé et la plus haute feuille de ma plante verte; là, vous notez les limites de la thérapie préventive, qui au lieu de guérir, aggrave tragiquement le mal) ;
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  • partir le matin sans avoir fait le lit (si vous essayez, tenez-moi au courant des résultats, moi je n'y suis jamais arrivée) ; beaucoup plus dur : SE COUCHER dans un lit pas fait (préparez le Valium) ;
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  • au bureau, chambouler l'ordre d'ouverture des fenêtres sur votre micro : ATTENTION, risque majeur !!!! Votre boss est derrière votre dos (on se demande bien pourquoi d'ailleurs), et là, à cause de ces saletés d'habitudes, vous ouvrez par erreur la fenêtre où vous êtes tranquillement en train de tchater avec votre sœur, à la place de la fenêtre où attend patiemment le tableau Excel sur lequel vous êtes censé bosser ;
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  • etc etc…
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Comme vous venez de le constater, vouloir lutter contre ses tics et ses tocs afin de ne pas sombrer dans le délire constant est une noble cause, mais non dépourvue d'innombrables dangers. C'est parfaitement logique, quand on y pense, parce qu'au fond la routine ça sert à ça : nous rassurer… alors bien sûr dès qu'on en sort, on a vraiment très peur ! reste à savoir de quoi…

16/02/2006

L'amour, c'est pas du hâchis parmentier

Que vient faire, me direz-vous, cette vile métaphore culinaire au milieu d'un sujet aussi éthéré, aussi pur, aussi délicat que l'amour ? Et pourquoi choisir un plat qui manque un tantinet de noblesse ?

Le hâchis parmentier, nous le savons tous, est un bon vieux plat dont un des innombrables avantages est de récupérer les restes. On peut aimer ça ou pas, puisque les goûts et les couleurs, patin couffin, mais on ne peut lui dénier cette utilité ; cela dit, le hâchis parmentier souffre d'une image un peu désuète ; pour faire moderne, nous pourrions le remplacer par des spaghetti bolo par exemple ; mais je m'égare.

Ce que je cherche à dire est simple : l'amour, ça ne sert à rien de concret, et c'est très bien comme ça. Ca sert à aimer, à se sentir bien avec quelqu'un, à partager des moments de joie. Ca ne sert pas à se rendre la vie plus facile, à mettre du beurre dans les épinards, à réparer un robinet ou à changer une roue. Autour de moi, je vois tant de gens (bon d'accord, de filles) qui reprochent à leur mec de ne pas savoir :

- changer un fusible, parce que là, on n'y voit vraiment plus rien !
- comment s'y prendre avec l'informatique, c'est vrai, cette icône qui m'énerve là, tu pourrais pas l'enlever ?
- se « vendre » sur le marché du travail, tu mérites quand même mieux que ce job pourri et sous-payé !
- choisir LE bon resto, tu sais bien que la bouffe indienne ça me ballonne (notez l'élégance de la remarque)
- j't'en passe et des pas mûres...

NE NIEZ PAS !!!! J'ai été comme ça ! C'est une ancienne mégère repentie qui vous parle ! Croyez-moi, c'est pas bien, il ne faut pas le faire ! Vous aimez quelqu'un qui vous aime, pourquoi faudrait-il mélanger ça avec tous ces impératifs débiles ? Il ne faut pas tout confondre ! L'amour devrait avoir une place à part, même si elle est dure à trouver au milieu de cette p... de routine.... Eh, les filles, vous êtes grandes maintenant, vos mères ont brûlé leur soutien-gorge, vous gagnez votre vie non ? Alors c'est simple : vous appelez un plombier, un garagiste, un informaticien (en cas d'extrême urgence seulement l'informaticien !) et le tour est joué ! Par contre vous pouvez demander à votre chéri : des massages, de la tendresse, du rire, des yeux qui pétillent. Ca me semble tout à fait légitime ! Et inutile, au fond... comme le champagne par exemple. Choisissez votre camp : purée/vieux restes de bidoche vaguement gratiné au four, ou boisson à fines bulles délicieusement euphorisante....

Je vous entends d'ici : oui, mais si on peut avoir les deux ? Eh oui, le beurre, l'argent du beurre et le cul du crémier, ça reste très tentant quand même.... moi je pense qu'on ne peut pas tout avoir, et qu'en avoir un peu c'est déjà bien.... l'amour est partout, mais l'amour vrai, où est-il ? Sûrement pas au fond d'une trousse à outils....



15/02/2006

Ca faisait quelques temps que ça me démangeait !

Donc je ne résiste plus !

Je me suis pas mal interrogée sur l'utilité, les avantages, les bienfaits d'écrire un blog... Ecrire quoi, à qui, pour quoi faire ? Qui va donc trouver ces lignes dans les profondeurs troubles et insondables de ce gigantesque océan qu'est devenu l'internet ? Personne, peut-être.... à part quelques proches bienveillants qui me jureront sur ce qu'ils ont de plus cher : "c'est trrrrrrop bien, ton blog, continue siteuplé !!!!". Merci d'avance. Et s'il y en a d'autres à qui ça plaît, tant mieux !

Je ne sais pas à quoi ça sert, d'écrire. Je veux dire, écrire l'humeur, la joie ou la colère du jour, pas pondre La critique de la raison pure ou Belle du seigneur (je n'ai lu qu'un des deux, je vous laisse deviner lequel), parce que ça c'est certainement très utile, mais juste décrire et commenter les événements insignifiants, quotidiens et banals qui nous arrivent à tous.... je ne suis vraiment pas persuadée que ma vie présente un quelconque intérêt... ce qui est sûr, c'est qu'écrire, c'est une démarche totalement égoïste, et rien que pour ça c'est déjà très utile finalement.

Bref, inutile de se chercher des justifications fallacieuses et oiseuses (oui j'ai lu le dictionnaire), j'ai envie d'écrire, et il n'y a pas de raison pour que je m'en empêche ! Dont acte.

Juste deux ou trois trucs à propos de moi pour en finir avec cette introduction.

Je suis une fille. Enfin, je suis d'abord un être humain. Je doute beaucoup. Je me pose pas mal de questions. Je suis souvent péremptoire. Je suis drôle (si si, vous allez voir). J'aime les gens. Mais souvent je les trouve exaspérants. A mon avis ceci explique cela. Je suis pessimiste. Je sais qui je suis. Et qui je ne suis pas. Les deux ne sont pas incompatibles. Je n'ai pas de plans. Rendez-vous la prochaine fois...

Spéciale dédicace : à un être cher à mon coeur, qui se reconnaîtra ; il m'a encouragée à sauter le pas, et accessoirement il a inspiré le titre de ce blog.... pour ça aussi, merci.