Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/02/2006

L'amour, c'est pas du hâchis parmentier

Que vient faire, me direz-vous, cette vile métaphore culinaire au milieu d'un sujet aussi éthéré, aussi pur, aussi délicat que l'amour ? Et pourquoi choisir un plat qui manque un tantinet de noblesse ?

Le hâchis parmentier, nous le savons tous, est un bon vieux plat dont un des innombrables avantages est de récupérer les restes. On peut aimer ça ou pas, puisque les goûts et les couleurs, patin couffin, mais on ne peut lui dénier cette utilité ; cela dit, le hâchis parmentier souffre d'une image un peu désuète ; pour faire moderne, nous pourrions le remplacer par des spaghetti bolo par exemple ; mais je m'égare.

Ce que je cherche à dire est simple : l'amour, ça ne sert à rien de concret, et c'est très bien comme ça. Ca sert à aimer, à se sentir bien avec quelqu'un, à partager des moments de joie. Ca ne sert pas à se rendre la vie plus facile, à mettre du beurre dans les épinards, à réparer un robinet ou à changer une roue. Autour de moi, je vois tant de gens (bon d'accord, de filles) qui reprochent à leur mec de ne pas savoir :

- changer un fusible, parce que là, on n'y voit vraiment plus rien !
- comment s'y prendre avec l'informatique, c'est vrai, cette icône qui m'énerve là, tu pourrais pas l'enlever ?
- se « vendre » sur le marché du travail, tu mérites quand même mieux que ce job pourri et sous-payé !
- choisir LE bon resto, tu sais bien que la bouffe indienne ça me ballonne (notez l'élégance de la remarque)
- j't'en passe et des pas mûres...

NE NIEZ PAS !!!! J'ai été comme ça ! C'est une ancienne mégère repentie qui vous parle ! Croyez-moi, c'est pas bien, il ne faut pas le faire ! Vous aimez quelqu'un qui vous aime, pourquoi faudrait-il mélanger ça avec tous ces impératifs débiles ? Il ne faut pas tout confondre ! L'amour devrait avoir une place à part, même si elle est dure à trouver au milieu de cette p... de routine.... Eh, les filles, vous êtes grandes maintenant, vos mères ont brûlé leur soutien-gorge, vous gagnez votre vie non ? Alors c'est simple : vous appelez un plombier, un garagiste, un informaticien (en cas d'extrême urgence seulement l'informaticien !) et le tour est joué ! Par contre vous pouvez demander à votre chéri : des massages, de la tendresse, du rire, des yeux qui pétillent. Ca me semble tout à fait légitime ! Et inutile, au fond... comme le champagne par exemple. Choisissez votre camp : purée/vieux restes de bidoche vaguement gratiné au four, ou boisson à fines bulles délicieusement euphorisante....

Je vous entends d'ici : oui, mais si on peut avoir les deux ? Eh oui, le beurre, l'argent du beurre et le cul du crémier, ça reste très tentant quand même.... moi je pense qu'on ne peut pas tout avoir, et qu'en avoir un peu c'est déjà bien.... l'amour est partout, mais l'amour vrai, où est-il ? Sûrement pas au fond d'une trousse à outils....



Commentaires

Diable ! que nous dis-tu là (enfin principalement à tes congénères les "filles" d'ailleurs ... pourquoi au fait cette adresse si ciblée, si étroite et dans le même temps qui rassemble tant de monde !? aurais-tu déjà chère, très chère "urbaine" - cf. http://doiop.com/da5ni2 - de pertinence qu'à t'adresser à ton sexe ? y-aurait-il dans cette retenue là quelque chose de caché, d'enterré, de masqué, un indice, une clef, comme un aveu d'unilatéralité discursif ... ? en si peu d'interventions !? possible ... chacun son art ...), donc tu nous dis là que l'amour n'a véritablement rien à voir avec le soucis de pécul le samedi matin -comme l'après-midi- au rayon hygienne de Carrouf ...
Humhum .. voilà qui va tous nous faire réfléchir ... et voilà qui va faire hésiter Monsieur le PDG de l'enseigne à ouvrir un rayon "badinage" comme il l'aurait voulu -ce fesse-mathieu ouvertement déclaré- pour l'aisance encore plus ample de ses actionnaires ...!
Le commentaire est facile c'est vrai ... et surtout parfaitement inutile voir méchant ! Alors j'arrête et je réserve mon plaisir à lire encore une fois tes jolis mots, comme des vagues d'été qui viendraient bousculer mes pieds étendus à la frontière de la marée, jusqu'à m'en faire détaler de la plage ...

Écrit par : zulunation | 16/02/2006

Les commentaires sont fermés.